2007/11/21

« Point G »

Habituellement c’est tellement difficile à trouver. Je ne pouvais pas rater l’occasion de me faire guider par quelqu’un qui s’y connaît. Presque pas de smog. Donc encore plus facile. De plus, une petite ballade à moto, derrière Baba, l’ami de Flavie, pour voir Bamako du point de vue de son Point G, ça ne pouvait se refuser.


Coup d’oeil magnifique sur la ville. Avec la Colline du Pouvoir, lieu du Palais Présidentiel, et la Colline du Savoir, lieu où les principales écoles et universités sont situées, le Point G permet de surplomber presque toute la ville. La vue est magnifique. On voit le Niger qui serpente, les ponts et les quelques édifices en hauteur qu’il y a en ville. Le marché de Médine est tout proche. Voici les seules photos que j’ai pu prendre en hauteur. Il est interdit de photographier quoique ce soit de la Colline du Pouvoir. Et de toutes façons, on n’a pas pu y monter.

Le Marché de Médine
On s'est d'abord diriger vers la Colline du Pouvoir. La police nous interpelle aux limites du Palais Présidentiel. Baba n’avait pas ses papiers. Les clés sont confisquées. La moto conduite au Commissariat. Baba a dû retourner à la maison pour chercher ses papiers. Plus de peur que de mal. 1h15 plus tard on était à nouveau sur la route, mais on a laissé tomber le Palais. Baba me dit que ce n’était que pour me soutirer de l’argent que la police nous avait arrêté. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il m’avait demandé de l’attendre dans le parc en face plutôt que de l'accompagner. Pour libérer la moto la police lui demandait 9 000 FCFA soit environ 25 can. Ce qui équivaut à près de la moitié de son salaire mensuel. Il leur a dit qu’il n’avait pas commis d’infraction et que de toutes façons, il n’avait pas d’argent. Ils l’ont laissé aller et on a pu continuer notre ballade vers le fameux Point G.



Juste le déplacement en moto valait le coup. La circulation est assez intense. Le respect du code de la route assez aléatoire. Mais on s’est rendu et on est revenu avec tous mes morceaux, et surtout de belles photos. Mais je ne me suis pas risqué à en prendre sur le "fly". Dommage parce que j'ai trouvé cela impressionnant de ziguezaguer entre les autos, les motos, les cyclistes et les piétons. Encore de belles images de ratées!

2007/11/20

Ségou



Une belle ville, tranquille. Beaucoup d’édifices de style colonial. C’est le cœur mythique du Mali, son centre fondateur. Sur les berges du Niger, l’activité humaine y est moins excitée qu’à Bamako. L’air, plus facile à respirer. Une bonne concentration de « Toubabs ». Surtout en ce début de la haute saison touristique, novembre étant un des mois le plus frais au Mali. Premier arrêt obligatoire pour tous ceux qui se rendent au Pays des Dogons et à Tombouctou, en partant de Bamako. Des hôtels et des restaurants, des boutiques d’artisanat. Des Touaregs avec leurs vêtements traditionnels y vendent des objets venus de Tombouctou. Plusieurs étales du Pays des Dogons aussi. N’étant pas très à l’aise avec les photos, et ne voulant pas entreprendre de négoce, je me suis contenté de photographier les places, le fleuve, les bâtiments et toujours de loin. Je n’ai même pas osé photographier les rues quand il y avait des gens de peur de les gêner. Mais bientôt je vais prendre mon courage à deux mains et leur demander la permission de les photographier.

En attendant de voir les gens, voici des images captées le long de la route, en bus. Elles donnent une bonne idée du genre de paysage dans lequel on s'est promené pendant quelques heures.




Et aussi quelques lieux de Ségou.







La dernière montre une affiche publicitaire. Le Che Cola! Faut dire qu'il s'agit de commerce équitable. La moitié des recettes est retournée, au Mali, si vous pouvez lire les petits caractères. Mais on ne dit pas à qui. Flavie me dit que cette boisson se vend en France. Pas le temps de faire de recherche à ce sujet, mais si quelqu'un a de l'information, j'aimerais bien qu'on m'éclaire par un petit courriel.

2007/11/19

Choc culturel

J'ai beau avoir passé à plusieurs reprises par là, faut croire que c'est toujours à recommencer!

J'aime les grandes villes. Mais j'ai eu un peu de difficulté à rencontrer Bamako. Je suis là depuis près d'une semaine et je commence à me sentir un peu plus à l'aise. Mais je ne suis pas encore à mon meilleur et mon rayon d'action autonome n'est pas très grand. Heureusement, je suis bien encadré. La visite à Ségou a été bénéfique aussi. Ca m'a permis de voir que je pouvais facilement cohabiter avec les Maliens. Merci Flavie. Ca vallait la peine de faire sept heures de bus, juste pour cela. En plus Ségou, berceau du Mali, est une ville agréable. Et ce matin le tour de Sotrama pour venir au bureau de l'ONG où travaille Flavie, fut fort agréable. J'ai même rencontré un homme, un peu plus jeune que moi, qui m'a questionné sur mon pays et quand il a su que je venais du Canada, il a pris le numéro de téléphone de Flavie pour me rejoindre plus tard et parler de Montréal où il a de la parenté. Brèfle ça va mieux et même si je n'ai jamais pensé m'en retourner chez moi, j'ai quand même pensé à quelques reprises que je trouverais peut-être le voyage long.

Faut dire qu'il y a toute une série de premières qui font que ce voyage est différent de mes expériences antérieures. Première fois en Afrique, première fois à voyager seul. (Pas vraiment seul, vous me direz, vu que Flavie est là. C'est vrai. Mais j'usqu'à ce voyage, j'avais l'impression que c'était moi qui pouvait lui venir en aide et non l'inverse.) Première fois à passer de -10 c à 30 c en 24 heures. (J'ai toujours quitté pour les pays chaud quand il faisait chaud aussi chez nous, sauf une fois, et alors le passage du froid au chaud s'est fait sur une période plus longue: en Westfalia il n'y a pas vraiment de "bond qualitatif".) Pas la première fois dans une grande ville polluée, cependant (Bamako peut facilement "acoté" Mexico, Shanghai, New-Dely, Beijing de ce côté), mais j'ai l'impression que mes poumons et mes bronches trouvent cela de plus en plus difficile. J'ai hâte de voir comment ils vont réagir au cours de notre virée au pays des Dogons et à Tombouctou. Si ça ressemble à ce qui s'est passé en fin de semaine, ils vont apprécier.

Les photos de Ségou, ce sera pour demain. J'ai oublié de prendre l'appareil et je n'ai pas eu le temps, hier soir de faire le ménage dans celles que j'ai prises en fin de semaine.

2007/11/17

Ségou

Une petite ville calme et peu polluée, à trois heures de Bamako. Un hotel charmant. Un petit repos pour les poumons et les nerfs. En compagnie de Flavie et de Baba. Je vous reviens lundi pour plus de détails et, j'espère, de belles photos du Mali en dehors de la capitale.

2007/11/16

«L'Afrique des idées reçues»

Le Centre Culturel Français est tout à côté de la Place de la Nation, (Voir la photo du billet précédent) à 2 pas de chez Flavie. Hier soir c’était soir de conférence : un groupe de jeunes chercheurs français et africains, ont fait une analyse des préjugés à propos de l’Afrique qui ont cour en France. Leur livre fait le tour de 51 idées préconçues. Pour chacune, une analyse de quatre ou cinq pages qui donne des exemples de la présence de cette idée dans les medias et la culture française, des faits documentés scientifiquement qui montrent en quoi elle est fausse et aussi la part de vérité qu’elle contient. Des idées qui ne sont pas très différentes de celles qu’on peut lire dans la littérature et la science de l’époque coloniale, et ça dans la bouche des Sarkosy et des Crouchner, dans les manchettes de France-Soir, mais aussi de Le Monde, de Libération : Les Africains ne pourront jamais s’en sortir! Si les Israéliens s’étaient installés au Tchad, Le Tchad serait beaucoup plus développé que maintenant ! Et des tonnes d’autres exemples du même genre.



Une scène vide : une table, trois chaises, un écran sur lequel est projeté le titre de la présentation. Les conférenciers sont dans la salle. Le présentateur est en arrière de la salle. Ce qui fait que tout le monde a le cou endolori après quelques minutes. Suit un « pawouèrepouinte » comme je n’en ai jamais vu.

Je ne sais pas si c’est typiquement Français comme approche, mais ça m’a fait penser que oui, tellement c’est cartésien. Une série de diapositives qui résume l’approche du livre en cinq grandes articulations. Chaque point est subdivisé en 4 ou 5 idées. Chacune de ces idées sous-divisée elles aussi en 4 ou 5 éléments. Que du texte, bien structuré, avec puces et numéros et tout et tout. Et, à la fin de chaque section, une diapositive graphique pour illustrer les idées qu’on vient tout juste d’exposer : une photo, un dessin, un graphique, «quelque choses de visusel quoi»! D’une clarté limpide. Mais pas tout à fait dans le style nord-américain où le visuel aurait tendance à prendre le dessus sur le textuel. Mais en fait ce n’est pas un gros choc culturel.


Après la conférence, la critique. Changement de décor. Fini la salle de conférence avec écran de projection. On passe à la mise en scène de type interview de télévision. Trois chaises autour d’une table, sur la scène, les conférenciers français de chaque côté du critique malien, en boubou, comme il se doit. Il fait part de ses idées suite à sa lecture du livre. Assez élogieux sur cette entreprise de démystification : elle permettrait de voir plus clairement et plus réellement l’Afrique. Il fait aussi ressortir comment les idées reçues affectent le point de vue que les Africains ont sur eux-mêmes. Il se dit optimiste, suite à cette lecture. Il souligne quelques défis : comment dépasser la solidarité de type familiale qui ne comporte pas que des avantages avec l’urbanisation.

Après la critique, le débat. (Là je n'qi pqs osé prendre de photo.) Peu de Mailiens dans la salle. Surtout des Français, une bonne délégation de Québécois et de Québecoises. Mais ce sont eux qui prennent le crachoire. Quelque’uns vont même jusqu’à «titiller un peu» les conférenciers. Vous avez une perspective généraliste : vous dénoncez les généralisation hâtives, alors que vous ne palez que DES Africains. Il faut avoir une perspective plus régionaliste, plus locales. A quand votre livre sur les idées reçues sur l’Europe? Pourquoi y a-t-il si peu d’Africains dans l’auditoire? On sent que la fougue anti-néo-coloniale! Un peu comme chez-nous quand on parle des Anglais, des Français. Mais les débats les plus intéressants ont eu lieu entre Maliens, au sujet de la solidarité familiale et la nécessité de bousculer un peu les traditions. Dans le respect et la discorde, on se parlait tout de même dans le nez. A tout le moins, c’est l’impression que j’avais.

Demain on part pour la fin de semaine à Ségou. Huit heures de bus aller-retour. J’ai bien hâte de voir ce le Mali hors de Bamako.

2007/11/15

YUL - BKO: Décollage – décalage


Le Monument de la Nation

Je croyais que ce serait plus facile de voyager vers l’Afrique de l’ouest que vers l’Asie : la distance est moins grande. Erreur. J’oubliais de prendre en considération la durée de l’escale à Paris. Dix heures d’attente! C’est donc presque impossible de dormir. Le décalage n’est que de cinq heures, mais ce sont les vingt-quatre heures sans sommeil qui ont été difficiles à encaisser. Ajoutez à cela un différentiel de 40 degrés centigrade (lundi matin -10 à Jonquière, 1 à Montréal en après-midi, mardi matin 3 à Paris et mardi soir 30 à Bamako) et voilà que je me sens encore un peu engourdi par ce beau mercredi matin. Une autre bonne nuit de sommeil et je devrais être à nouveau sur le piton.


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J’habite chez Flavie, en plein centre ville. Ma première sortie de jour dans les rues de Bamako a été presqu’aussi surprenante qu’à New-Dely, il y a quelques années. La grande ville, des milliers de personnes qui vont et viennent, le bruit et la poussière, le monoxide de carbonne ce n’est pas partout pareil. A Bamako les rues transversales ne sont pas pavées. Ce qui donne une impression de ruralité en pleine ville : de la terre battue, des flaques sombres un peu partout. Partout aussi des écorces de pastèque. (J’arrive juste à temps pour profiter de la fin de saison.) On me dit aue le matin. Les échoppes et les étales le long de la rue sont bondées de monde. Les égouts à ciel ouvert. Un pays du Tiers-Monde. Et a travers tout cela des gens habillés de façon impeccable pqrtout: les vêtements sont flamboyants de propretés, aux couleurs fantastiques, tant ceux des hommes que des femmes. Et malgré la poussière et la saleté de la rue les chaussures sont brillantes comme des miroirs. Les passant passent lentement. Des démarches décontractées : le bassin en avant, les épaules en arrière. Vraiment ‘cool’ les Bamakéens. Des hommes assis partout, très occupés à prendre le thé, à vérifier leur SMS, à faire leurs ablutions avant de commencer leurs prières. Il semble y avoir beaucoup d’hommes désoeuvrés. (A vérifier : le taux de chômage)



La gallerie donnant sur la cour intérieure


Je voudrais photographiés ces scènes de rue. Mais je n’ose pas. Alors je photogrqphie les monuments. En plus j’ai la tremblote, causée par la fin et le manque de sommeil, alors je photographierais tout flou.

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Chez Cécile, le resto que Flavie a choisi, on est installé au deuxième. Il a fallu passer à travers quatre ou cinq vendeurs de carte d’appel et de breloques. Pas agressifs du tout, cependant. Au menu ris gras au poisson et un sauté de poulet. Je choisis le poulet. Plutôt ‘chicoti’ le poulet. Mais il est recouvert d’oignons frits délicieux. Assez huileux cependant. Assaisonnements agréables au palais. Mais après quelques bouchées je n’ai plus faim. Par contre je n’ai plus la tremblote non plus. Mon D’Jino au pamplemousse est bien frais. Pas de bière ici. Ça devrait être bon pour ma ligne. Mini choc culturel.


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Deuxième étape, la banque pour retirer de l’argent. Échec : ma carte ne me permet de retirer que des messages « Erreur de système ». Heureuement que la carte Visa de Flavie a plus de succès et je peux retirer une centaine de dollars. Le réseau de guichets automatiques semblent plutôt limité. Flavie n’a pas eu à l’utiliser. Son salaire est versé en argent comptant. Petit problème en perspective. Ce contre temps me rend bougon et inquiet. Comment fonctionner en dehors de Bamako si je n’arrive pas à retirer de l’argent dans la capitale. Vais-je pouvoir utiliser ma carte Master? Je n’ai pas de carte Visa. En plus, le guichet est entouré de vendeur de carte d’appel qui sont un peu moins ‘kools’ qu’au restaurant. Re mini choc culturel.


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Une petite sieste, un bon repas en compagnie de Flavie et ses amies, une bonne bouteille de Bordeau, ont vite fait disparaître les petits désagréments de l’après-midi. En plus Flavie a été m’acheté une puce (Sim) pour mon cellulaire et ça marche. Je redécouvre le plaisir de jouer avec un cellulaire, saisir des numéros de téléphone, essayer des sonneries jusqu’à ce que les voisins grimacent. Mais vu que tout le monde que je connais au Mali est autour de la table avec moi, le plaisir de ‘texter’ va être remis à plus tard. J’ai quand même les pouces qui gigotent d’envie de pitonner. Les amis, je vous courriel mon numéro.

2007/11/12

Bonjour l'hiver


En sortant du Parc des Laurentides, hier, tout près de Stoneham, l'hiver m'a fait un petit clin d'oeil. Dire qu'à Montréal, les feuilles ne sont pas encore toutes tombées. J'ai pensé à la chanson de Charlebois: 'Demain l'hiver, je m'en fous...' Depuis, je ne peux m'empêcher de la fredonner. Trois cohabitent maintenant dans ma tête: 'On the Road Again', 'Les dimanches à Bamako'. Gros changement comparé à la cassette du silence. Prochains billets de Bamako, Inshala! (A noter, l'effet de reflet, savamment calculé, sur la fenêtre du bus. A ne pas noter, la mise au point pas tout à fait réussie. Va falloir relire le manuel.)

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A cause de la venue de l'Airbus géant à Montréal, à l'instant même, on devra se rendre plus tôt que prévu à (YUL)PET. Tant qu'à attendre, aussi bien être plus proche du but, de toutes façons. Je vais peut-être pouvoir photographier le monstre.

2007/11/08

Tout baigne

"Aéroport de Bamako-Sénou: Retour à la normale" titre Le Mali.fr de ce jeudi matin. Fiou! Les doigts des mains et des pieds bien croisés, jusqu'à en avoir des crampettes. Le décompte commence à "avancer par en arrière" comme disaient les chauffeurs d'autobus juste avant la Révolution Tranquille.
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Geneviève passe sa journée à 'décaler' après son atterrissage à Phnom Penh, hier. En attente d'un billet sur Carnets de voyages.

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En attendant mes photos du Mali, en voici deux de la carte postale que nous avons reçue de Flavie, ce matin même.





2007/11/03

12/11

Pas le 11 décembre, Mais bien le 12 novembre. C'est confirmé. Ne reste plus qu'à imprimer le billet qui est bien caché au coeur de ma boite de réception. (Tiens il est justement en train de s'évader.)
Espérons que la fermeture de l'aéroport ne se prolongera pas. Et que le bordel se sera résorbé à mon arrivée à Sénou. Ne reste plus qu'à compter les dodos, comme on dit. Du temps pour un petit renipage du format de ce blogue.

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La rumeur veut que ce soit le ministre malien responsable des aéroports qui ait décidé de faire ces réparations en catastrophe suite à un atterrissage plutôt raboteux. Un coup de tête, sans avertir personne. Même pas Air France!

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Genviève et Yanick, ex-coopérant pour VSO aux Philippines reprennent leur blogue 'Carnets de voyages' à l'occasion de leurs voyages d'un mois au Cambodge et aux Philippines. Nouveauté: ils ne voyagent pas ensemble. 2 perspectives. Ça devrait être intéressant à suivre.


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Un peu tanné des photographier mes bagages en attente. J'ai pointé mon Nikon sur une belle femme d'Arvida, croquée sur le vif, à la bibliothèque municipale. Mai 'a' veut pas que je la publie.

2007/11/01

En attente



Ce matin, à la première heure 'ouvrable' je communique avec l'agent de voyage qui m'a vendu le billet pour Bamako. Mais ça n'a pas mis fin à mon incertitude. Je pourrais partir le 8 novembre. Il faut d'abord 'parler' à quelqu'un d'Air France. Je suis vraiment content de ne pas avoir acheté mon billet par Internet. Pas besoin de me payer 3 heures de Musak avant d'avoir une personne humaine au bout du fil. Surtout que la grève des hôtesses de l'air vient tout juste de finir. Ça doit être pire que le purgatoire.

D'ici 12 heures je devrais savoir quand je pars. Chose certaine, je ne pars pas ce soir. J'ai donc mis mes bagages en 'stand by' de la fenêtre plutôt que de la porte.

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Une rumeur, entendue ce matin à Bamako: un aéroport serait fermée au Maroc itou.

Décourverte sur Internet: Selon le portail marocain Aéronautique, il s'agit du "crash d'un aéroport" tout à fait "mystérieux": aucune explication, ni justification pour la fermeture Ben Slimane, inauguré il y a un moi seulement. Et moi qui pensait que les aéroports ne fermaient jamais.

2007/10/31

Du plomb dans les ailes


"Mauvaise nouvelle", tôt ce matin, au téléphone! Angoisse! Flavie au bout du fil pour la deuxième fois en deux jours, avant le lever du soleil : "l'aéroport de Bamako sera fermée du premier au six novembre prochain". Fiou! Les yeux encore fermés, je suis soulagé d'apprendre que la mauvaise nouvelle n'est pas plus grave que cela. Emmerdant, tout de même. Que faire? Téléphoner à la boite vocale de l'agent de voyage pour savoir ce qui se passe. Vitement sur la toile? Air France ne dit rien! Pas un mot des conséquences de la grève des hôtesses de l'air.

Première décision: reporter de quelques heures le départ en bus pour Montréal et attendre les nouvelles de l'agence de voyage.

Pourtant la grève des hôtesses de l'Air est terminée. J'ai déjà vérifié hier. De toute façon, comment une grève d'une compagnie aérienne pourrait-elle entraîner la fermeture d'un aéroport international? A ma connaissance les aéroports ne ferment JAMAIS à moins d'un truc grave, du genre 09/11. Y a-t-il des problèmes à Senou, Bamako? L'inquiétude monte! Y a-t-il des problèmes politiques, militaires au Mali. De nouveau l'angoisse. Flavie ne semblait pas plus énervée qu'il faut, pourtant. Déçue, oui. Que je n'arrive pas au moment prévu. Mais pas de panique. Alors 'Que pasa?'

Retour sur la toile pour 'googooler' "fermeture aéroport bamako" Et la réponse est surprenante: on ferme l'aéroport pour réparer les pistes! Fascinant. Des réparations en catastrophe pour éviter des catastrophes. Même pas sorti de la maison et le choc culturel me tombe dessus. Je me dis qu'il vaut mieux retarder le voyage que de piquer du nez sur le tarmac.

J'espère juste que mes sacs ne devront pas passer la semaine à attendre sur le bord de la porte. A suivre.

2007/10/30

"On The Road Again"


Je le sais, je l'ai déjà fait celle-là! Je commence à radotter, faut croire. J'espère juste qu'en être conscient va atténuer un peu le processus.

Ou vais-je? Au Mali! Mes premiers pas sur le continent africain. Je vais y circuler pendant le mois de novmenbre. C'est surtout pour retrouver Flavie qui fait un stage de coopération internationale à Bamako depuis quelques mois déjà.

Un projet général de voyage: voir Flavie et Bamako pendant une semaine, visiter le pays des Dogons avec Flavie pendant la deuxième semaine, remonter seul le Niger de Mopti jusqu'à Tombouctou en pinasse pour la semaine trois. Revenir à Bamako par bus pour la dernière semaine et retour au pays début décembre.

Je ne sais pas si je vais avoir le moyen de reprendre sérieusement ce blogue de voyage, mais ce matin, à quelques heures du départ, et en regardant par la fenêtre la pelouse qui blanchit, je me sens d'attaque. On va voir! On va voir! Mais avant de le crier sur les tous toits, comme pour ma tentative en Argentine l'an passé qui n'a pas été bien loin, je vais attendre d'avoir publié quelques billets. Et si ça marche je vais vous inviter toute la gang à venir me visiter sur Blogspot.

I ni sògòma

2006/10/31

Cordoba

J´écris ceci depuis Mendoza. Je viens d`a jouter quelques photos, mais soudainement ce n`etait plus possible. Alors j`en profite pour faire le point et vous donnez quelques impressions. Et finalement la version finale n´a pu etre publié que le 2 novembre. Avec un peu de chance je vais pouvoir mettre quelques photos avant de me coucher.

Le voyage entre Cordoba et Mendoza ressemble beaucoup à celui entre Buenos Aires et Cordoba: de grandes étendues plates. Plus on s`éloigne de BA, plus c`est sec, plus on approche de Mendoza et plus c`est sec et vert. Paradoxal. Mais ici le desert est irigué et on y produit du vin et des fruits. Par exemple des camions plein d`ail en vrac circulait en meme temps que nous lundi passé.

Mais ce dont je veux surtout vous parler c`est du match de foot qu´on a vu dimanche apres-midi. Je phagocite un courriel que j´ai écrit dimanche soir, tout de suite apres notre journée sportive. Je m´excuse de ne pas le ré-écrire pour le blogue, mais je ne veux pas manquer la visite des vignobles qui débute dans quelques minutes. Alors voi:

On vient de finir de souper dans un bar sportif ou on a mange de la pizza pis des frites en ecoutant un match de foot a la tele. Cétait l´équipe préférée de Marcel qui a gagné, Le Boca Junior de Buenos Aires. En plus on était ds une pizzeria/bar sportif qui est une espèce d´autel/église axé sur tout ce qui est foot, et surtout La Boca, l´èquipe principale de l´Argentine.

On arrivait justement "in vivo" ou Cordoba a perdu 1 a 0. Des milliers de personnes. Des pétards qui sautent comme des bombes. (Marcel et moi, on faisait des sauts sur nos bancs a chaque fois.) Une espèce de transe religieuse s´empare de la foule. Ils scandent des mantras en sautant sur place au rytme des tambours qui scandent le temps de la partie et qui font en sorte que tout le monde vibre à l´unisson. Et quand ça va mal, on crie des insultes du genre "Puta", "Puto", "Hijo de puta" et des tonnes d´autres choses que je ne comprenais pas. (On a fini par comprendre que puto etait adresse principalement au gardien de l´équipe adverse. Et les autres insultes s´adressaient à l´arbitre et à l´autre équipe. J´imagine que puto est au sexe masculin ce que puta est au sexe feminin. Il etait l´ancien gardien de l´équipe locale de Cordoba. Un vrai traitre qui ne pouvait meriter d´autre qualificatif.)

On croyait que ce serait très difficile de trouver des billets. Mais on a réussi. Seulement 15 $ canadiens. Mais on a du marcher en masse, passer a travers des barages de policiers armés de tout ce qui est imaginable. Une gangà cheval, une escouade cannine, des "pump guns", etc... finalement on a réussi et on etait très bien situé. J´ai du cependant jetter ma bouteille flambant neuve de crème solaire et ma petite bouteille de lave-main anti-microbes presqu´aussi flambante, dans les poubelles de l´entrée principale. Ici cétait considéré comme des armes offensives (j´aurais pu les lancer sur les joueurs.)

On s´était rendu en taxi au stade 2 heures d´avance pour acheter les billets. On a du marche pendant 30 minutes pour faire le tour du stade et arriver a la billeterie et passer tous les controles de sécurite. Ensuite ce fut le rituel sportif pendant 2h30 environ.

Je nárrive pas a imaginer ce qui se serait passer si Belgrano (c´est le nom de l´equipe de Cordoba, l´èquivalent du Canadien à Montréal) avait gagné. Parce qu´on est revenu par le bus. Des centaines de personnes faisaient la queue pour le retour "al Centro". On s´est mis dans la file. (J´ai eu une belle conversation avec un vieux ou on a comparé le Canada et l´Argentine) et 1 h plus tard on était assis sur une terrace en plein coeur de la ville, sous des immenses arbres a prendre une bière et à regarder passer Cordoba. Et tout le long du voyage de retour, les partisans scandaient leurs mantras, interpellaient les passants, déconnaient. Meme assis sur la terrace, on voyait encore des partisants circuler a bord de camions, en faisant un bruit d´enfer. Et en brassant littéralement la cage du camion. Et ils avaient perdu! La bonne humeur était quand meme là. Je crois que c´aurait été l´émeute du plaisir s´ils avaient eu le malheur de gagner.

Cenpendant, il faut dire que l´avant midi avait été plus calme et tout aussi agréable. On est allé à Alata Garcia, une ville a 1 heure de Cordoba où le Che a passé une partie de son enfance et où il y a un muse dans sa maison. Cette ville est fantastique. Des maisons magnifiques. En montagne, donc il y a des pentes partout. On a marché et visité pendant 2 heures environ. Et on est revenu en ville a temps pour diner et prendre un taxi pour aller au match. On y a appris des petites choses sur le grand guerriello, entre auter que ses parents étaient d´origine américaine!!! Une video intéressante.

2006/10/26

On The Road Again

Voici quelques photos prises depuis quelques jours a Buenos Aires. Eh oui. Je suis revenu de Chine sain et sauf. La preuve. Trop long de tout expliquer cela, sautons dans le vif du sujet.






Me voici sur la Plaza de Mayo.

















La Cathedrale, Plaza San Martin.

















On y trouve le tombeau de General San Martin, El Liberador.















La manifestation des meres et des grands-meres sur la Plaza Mayo. Depuis 29 ans elles manifestent a cause de la disparation de leurs enfants sous la dictature de Videla.













Jeune cadre dans le metro.

2006/05/13

Chengdu, pays des bons Samaritains

On a quitte Chengdu depuis presqu'une semaine deja. Un peu en retard dans les "reportages". Je vous ecris ceci au moment ou on est sur le point de quitter Lijiang. Mais j'ai une bonne raison. Je n'ai pas vu grand chose de Chengdu, meme si on y est reste 8 jours. J'ai surtout visite les recoins de notre chambre au Loft Youth Hostel, passe quelques minutes a un centre de preservation et de rehabilitation des Pandas, et quelques heures a attendre et a me faire soigner au Huaxi International Hospital.

Rien de bien grave. Une grosse grippe. Un peu de fievre. En fait, une bronchite comme j'en fais de temps en temps. Mais, par les temps qui courent, avec tout ce qui se dit au sujet de la prochaine pandemie de grippe aviaire, on a decide de ne pas prendre de chance et de s'assurer que ce n'etait pas vraiment grave. Huaxi est le meilleur hopital dans l'ouest de la Chine. Ce n'est pas moi qui le dis, mais le premier bon Samaritain dont je veux vous parler. Un etudiant de premiere annee de medecine qui etudie ici, et qui vient de Chonqing.

On etait a la reception de l'hopital a essayer de nous faire comprendre. On avait un morceau de papier sur lequel la receptionniste de l'auberge avait ecrit en chinois : "Je voudrais rencontrer un medecin qui parle anglais". Malgre toute la bonne volonte de la personne qui nous acceuillait et tous nos simagres, on n'arrivait a rien. Il y avait des dizaines de personnes autour. Elle lance quelque chose en regardant tout autour d'elle. Un jeune homme lui repond et il s'offre comme interprete. On finit par apprendre que cette section de l'hopital ne traite pas les etrangers. On doit se rendre au batiment voisin, la section internationale de l'hopital. Le jeune homme discute et remet un peu d'argent a la receptioniste en lui presentant une jeune fille. On finit par apprendre qu'il est en premiere annee de medecine, et qu'il accompagne son amie de coeur a l'hopital : elle est malade. Il la laisse la et nous indique le chemin vers le batiment voisin. On finit par rencontrer un medecin une trentaine de minutes plus tard. Le jeune homme est reste avec nous jusqu'a ce qu'il se rende compte que le medecin parlait anglais et qu'on n'avait plus besoin de lui. Il est parti en nous disant bonjour avec un grand sourire. C'est a peine si on a eu le temps de lui dire merci. Du bon monde!

L'autre bonne Samaritine habite Shanghai avec son fils, mais elle passait le conge du Premier Mai avec ses vieux parents a Chengdu. On l'avait rencontree tout a fait par hasard dans le wagon restaurant du train Beijing -Shanghai. Elle parle un anglais impeccable. Son fils de 23 ans itou. Ils sont candidats a l'immigration au Canada depuis 4 ans. Elle venait tout juste de recevoir son acceptation quand on l'a rencontree a Chengdu. Elle etait tres curieuse sur tout ce qui concerne la vie au Canada (Chanada, comme on dit ici). Comme cela, a la fin du repas elle nous donne sa carte d'affaire et nous invite a la contacter a Chengdu lorsqu'on y passera. On a correspondu. Et finalement elle est arrivee a notre hotel, le premier matin ou la fievre commencait a baisser. Elle avait tout un programme de visite a nous proposer. Finalement elle a mobilise son cousin pour qu'il nous conduise a travers la ville et nous fasse visiter les Pandas. Ensuite on se rend dans un salon de the traditionnel du Setchuan.


On y passe un bon moment a savourer les specialites de la region et a discuter de l'evolution de la Chine, de la situation politique, des problemes de la revolution culturelle (son cousin a passe 8 ans dans des camps de reeducation) de tout et de rien, en fait. Le seul veritable contact qu'on a eu a date avec des Chinois. (La langue est vraiment un probleme majeur. T'as raison Pierre, il faut apprendre le Chinois avant de venir ici). En fin d'apres-midi ils s'offrent meme a me conduire a l'hopital, ayant constate que je n'etais pas tout a fait en forme. C'est d'ailleurs elle qui me parle de Huaxi Hpspital. Je la remercie. Mais ils en ont deja suffisamment fait pour nous: Durant toutes ces visites, on n'a jamais pu payer quoique ce soit. On etait ses invites. Du bon monde. On s'est rendu a l'hopital 2 jours plus tard.

Le personnel de notre hotel est vraiment fantastique. Particulierement Louise, la receptioniste agent de voyage. Elle nous a aide a resoudre toutes sortes de petits problemes pratiques comme la reservation de billets d'avion. Il y a aussi Lars et son epouse. Un jeune couple qui vient tout juste d'ouvrir un restaurant danois au premier etage du Loft. On y mange du tres bon "comfort food" tres reconfortant quand on est pas tout a fait sur le piton. Je vous recommande chaudement leur hamburger. Toujours le sourire aux levres et le bon mot.

Tout pres de chez-nous il y a une clinique esthetique. (Non, je n'ai pas subi de lipsuccion.) Quand notre thermometre ne fonctionnait plus, Helene est parti a la recherche d'un remplacement. Ne trouvant rien, elle est arretee a cette clinique pour s'informer de l'endroit ou elle pourrait en trouver un. L'infirmiere lui en donne un, sans aucune hesitation. Elle lui donne meme son nom et son numero de cellulaire au cas ou dans la nuit elle aurait besoin de quelqu'un pour l'accompagner a l'hopital, si jamais c'etait necessaire. Assez fantastique tout de meme.

Je vous le dis, Chengdu pas mal plus qu'une capitale mondiale de gastronomie.

2006/05/08

et fin

(Ceci est vraiment le dernier billet sur Xian, jure crache)

Nous sommes a Chengdu depuis un peu plus d'une semaine. Une petite grippe nous a ralenti un peu. Mais maintenant nous sommes prets pour la continuation. Nous quittons ce soir pour Lijiang, une ville qui a ete declaree patrimoine mondial par l'Unesco. On vous en redonne des nouvelles. Mais aujoud'hui je voulais vous parler une derniere fois de Xian. Vous raconter notre depart en train. Ce fut une experience unique pour nous qui avons deja quelques "runs" de trains chinois et indiens dans le corps.

Le voyage Xian Chengdu n'a rien de bien particulier. 18 heures de nuit, on voulait donc une couchette. C'est la facon dont on a obtenu nos billets et surtout comment on a reussi a monter "a bord" comme on dit, qui est speciale.

On s'y etait pris d'avance pourtant pour acheter nos billets. Mais c'etait le debut du long conge du Ier mai. L'agent de voyage du Ludao Hotel nous avait averti que ce ne serait peut-etre pas possible, mais que lui il pourrait toujours nous trouver un lit, si on etait pret a payer la commission. On tente notre chance pour acheter notre billet nous-memes. On se rend a la gare. Des milliers de personnes faisaient la queue devant et tout autour de nous. Quelqu'un essaie de se faufiler dans une des files d'attente menant a un guichet. Il a failli se faire scalper! On se rappelle qu'a chaque jour, il y a 10 millions de Chinois qui prennent le train. Au debut du plus important conge de l'annee, il doit y en avoir le double! Apres 30 minutes d'attente on finit par se pointer au guichet. La preposee parle anglais. Mais il n'y a pas de billet pour le jour ou on veut partir. Nous sommes a ce moment la, 5 jours d'avance. On decide de laisser tomber les billets de premier classe qu'elle nous offre, comptant bien nous rabattre sur l'agence de voyage de notre hotel. Et effectivementle prepose de l'hotel nous promet les 2 billets de "hard sleeper" (couchette pas si dure que cela, en fait). On doit lui remettre 200 yuans par billet. Le prix etait de 122 a la gare. La commission? On ne sait trop. Seul hic, on ne peut avoir les billets avant le jour meme du depart. Hmmmm. Finalement on accepte, n'ayant pas le choix, a moins de passer encore quelques jours a Xian.

Les jours suivants on passe regulierement pour voir si nos billets sont arrives. Chaque fois la preposee est mal a l'aise. On ne comprend pas trop ce qui se passe. Le matin de notre depart, le midi, l'apres-midi, toujours pas de billet d'arrive. On est assis dans le hall de l'hotel, ayant du quitter notre chambre a midi, sirotant nos bieres tranquillement. Je ne suis pas inquiet, me disais-je, zenistement. Au pire, on couchera dans le lobby de l'hotel! Mais vu que je ne suis pas vraiment bouddhiste et zen, la pression montait tout de meme un peu a chaque heure qui passait sans billet. La preposee passe son temps a me dire "Don't worry about your ticket." La veille, quelqu'un m'a dit qu'on les aurait probablement 30 minutes avant notre depart. Je croyais que c'etait une farce de pince sans rire.

Mais non. C'est effectivement ce qui s'est passe. J'ai fait du sang de cochon toute la soiree, moi qui aime toujours etre rendu au moins deux heures a l'avance pour eviter tous les pepins possibles.

En fait on n'a jamais eu de billet. Le train partait a 22h. A 21h30 une preposee de l'agence de voyage est venue nous chercher et nous dit dans un anglais impeccable qu'il est temps de partir. On enfourche nos sacs a dos. La gare est a 10 minutes de marche. Dehors c'est un veritable capharnaum. Des dizaines d'autobus, de taxis, des milliers de pietons qui convergent vers la gare. L'air est difficile a respirer. En plus c'est la premiere journee de chaleur depuis notre arrivee dans cette ville. J'ai de la difficulte a respirer avec tout ce qui sort des vehicules qui circulent en faisant hurler leur klaxons.

Arrives a l'entree de la garre c'est la pagaille. Tout le monde veut passer son sac dans la machine a detecter le metal en meme temps. On reussit a entrer. La on rencontre 3 hommes qui ont chacun deux cellulaires en main. Discussion avec la preposee Je m'apercois qu'elle a nos 400 Yuans en main. Elle est calme, souriante. Je commence a comprendre ce qui se passe. Je crois qu'elle est en train d'acheter des billets d'un "scalpeur", comme ceux qu'on trouve a l'entree du Centre Bell avant un match ou un spectacle. Ils ont les deux masses en l'air. Ca crie. mais ca ne m'impressionne pas trop. Les Chinois parle toujours tres fort. On a toujours l'impression que la bagarre va pogner d'une minute a l'autre. Mais non. Tout a coup on se remet en mache. Je me demande bien comment on va faire. Il doit y avoir 5 000 personnes dans le hall, soit qui arrivent soit qui partent. On n'arrivera jamais a prendre le train a temps. Il ne reste plus que 15 minute et on a toute cette foule a traverser.

C'etait sousestimer l'entrepreneurship chinois. Le groupe se met a nouveau en branle et on monte deux etage. On entre dans la salle d'attente de la premiere classe. Ici c'est silencieux. Il n'y a presque personne. Rencontre d'un autre "contact". En uniforme celui-la. Les cellulaires se font aller les batteries. Ca placotte fort. On semble negocier, allez savoir. La preposee de l'agence de voyage est toujours impassible. Elle s'inquiete de mon etat. Je suis a bout de souffle, j'ai chaud et j'ai hate d'etre etendu dans la couchette promise, mais a part cela tout va tres bien madame la marquise. Apres quelques minutes on se remet a nouveau en branle. Des corridors sombres, des escaliers a descendre. On se promene dans les catacombes de la gare. Le prepose en uniforme ouvre une porte et nous voici sur le quai. Presqu'en meme temps le train entre en garre. Des gens debarquent. On lance des boites lourdes sur le quai. Et nous on court vers un wagon particulier: le 13. Nouvelle discussion. Nouveau telephonage. Des gens se pressent pour embarquer. Bousculade. Tout le monde veut partir en vacance! Dans quel h... de bord.... sommes nous embarques?

Le train siffle et la tout se complique. On est sur le depart et les negociations ne semblent pas encore terminees! Que faire? La preposee de l'agence de voyage me glisse dans la main mes 400 Yuans en nous montrant l'escalier du train. Elle me dit: "This is all I can do for you!" On hesite. Finalement je monte, serrant notre pognon. On verra bien. Helene se fait pousser dans le dos pour monter, le train est en marche. (C'est la 2e fois que je la vois prendre un train en marche. La premiere j'ai ete tres surpris, mais la, je ne l'ai presque pas remarque.)

On se retrouve dans un wagon ou les gens sont tous entasses. Je me vois oblige a faire les 18 heures du voyage debout dans un corridor etroit ou, au mieux, assis sur mon sac a dos. Helene passe proche d'ecraser, dans sa chute, une pauvre femme deja assise par terre. Heureusement quelqu'un lui saisit le bras juste a temps. La nuit va etre longue.

Mais non. En fait le train n'est pas si bonde que je ne le pensais. C'est juste ce wagon-ci. Et seulement devant le bureau du prepose aux reservations. En Chine, si on ne peut avoir une couchette dans un train on peut acheter un billet ordinaire et par la suite payer la difference et se faire "upgrader" comme on dit ici. Tout a coup le dernier prepose en uniforme rencontre au pied du wagon et qui etait monte a bord tout de suite avant nous, prend les Yuans que je tenais pas trop fermement, les lance sur le bureau du responsable. Deux secondes plus tard j'ai un recu en main et le prepose me fait signe de le suivre. (Apres analyse serieuse, ce recu qui a toutes sortes de details est au montant exact de 400 Yuans.) On doit se rendre au wagon 5. Il faut traverser 8 wagons pleins, dans un train en marche, avec nos gros sacs a dos! Nos sacs sont de plus en plus lourds, les corridors de plus en plus etroits, le train balotte de plus en plus, mais, de peine et de misere et sans trop faire de degats aux pieds des passagers rencontres on s'est rendus au wagon 5. La le prepose net la main sur 2 couchettes du bas. Les lumieres sont tamisees. Il fait frais. Le bonheur total. Il y a meme un bouteille thermos, comme on dit en France, pleine d'eau bouillante. On se fait du the, silencieusement pour ne pas deranger les 2 voyageurs qui sont sur les 2 couchettes du haut. Il n'y a personne sur celle du milieu. Helene me dit, avec un grand sourire, "H.... que la vie est belle."

Et ils passerent une tres bonne nuit.

Le prochain billet va etre moins long et plus illustre, jure crache.

2006/05/04

Xian suite ...

A Xian il n'y a pas que des soldats en terre cuite. Il y a aussi une ville trepidante de pres de 7 000 000 d'habitants. Voici quelques images tirees de la vie quotidienne de deux touristes quebecois qui arpentent les rues.

Il y a bien sur du trafic. Mais ici il est geometrique. Les rues sont toutes bien numerotees en rues et en avenues, selon les 4 axes: Bei (nord), Dong (est), Nam (sud), Xi (ouest). Facile de se retrouver, comme a Beijing. (Oui. Vous avez raison. Beijing c'est Bei et Jing: nord / capital. Fin de la lecon de Chinois pour aujourd'hui.) Un bon systeme de bus qu'on a utilise avec beaucoup de plaisir.





Il y aussi des milliers de restaurants. On n'est pas entre dans celui-ci. Il ne nous inspirait pas confiance. On n'aurait jamais non plus achete de patisserie a Paris, dans une patisserie qui s'afficherait comme une "Patisserie francaise".










On a vu aussi beaucoup de boutiques artisanales qui frabriquent tout ce qui est necessaire a la vie quotidienne. Exemple: des ferblantiers qui fabriquent ces immenses marmites pour les cuisines des restaurateurs. On y prepare des tonnes de bonnes choses. Particulierement des pates fraiches qui se consomment sous toutes les formes imaginables pour une nouille. Je suis triste de ne pouvoir vous montrer la magnifique photo que j'ai perdue, d'un jeune homme en train de fabriquer une nouille de 2 metres de long en la faisant balancer de haut en bas. Un geste gracieux que j'avais reussi a saisir juste avant qu'il ne la balance, de facon tout aussi elegante dans la marmite de fer blanc remplie d'eau bouillante. Dommage!










Il y aussi des rabatteurs/euses qui tentent de vous convaincre de visiter leur boutique. Celle-ci essayait de convaincre Helene que son restaurant etait tres bon. Generalement on se contente de nous faire des signes a partir du seuil de la porte en criant "Hello!" Mais celle-ci sait parler la langue internationale du tourisme et elle argumente subtilement. Son truc n'a pas eu d'effet. Nous sortions justement de table: des brochettes de chevre ("mutton" en langue du tour....), du pain a l'ail et au cumin, des petits plats qu'on a commandes en pointant sur la table de nos voisins, sans jamais savoir ce qu'on allait effectivemnt recevoir. Cette fois-ci c'etait tres bon. (Il arrive qu'on pense pointer vers un plat qui ressemble a une grosse assiette de patates frites taillees en juiliennes et qu'on recoive quelque chose qui n'est vraiment pas des pomme de terre.) Alors elle n'a pas eu de chance. Parce qu'il arrive qu'on se laisse tenter par les rabatteurs. Ce ne sont pas toujours des affreux opportunistes. A noter que je n'ai pas ose la photographier de face. Je ne voulais rien lui devoir.





Comme c'etait la semaine qui precede le conge du premier mai, il y avait beaucoup de touristes chinois qui visitaient les memes places que nous. Celui-ci est deguise pour la photo. On peut louer de tels deguisement pour se faire photographier devant un monument. Dans ce cas-ci, un jeune couple avait reussi a convaincre pepere de prendre la pose devant un kiosque dans la place devant la "Big Wild Goose Pagoda" comme on l'appelle dans la langue du tourisme international. (Vous avez compris que c'est la pagode qui est geante et non la "wild goose". J'ai quand meme passe quelques moments a demeler cela et a imaginer ce que ca serait une oie sauvage geante.) Je vous fais grace de la pagode. Mais j'ai trouve que ce grand-pere etait sympathique, meme s'il a l'air un peu perdu dans cet attirail.

2006/04/29

Xian

Nous voici a Xian, pronnonce "Chi hanne". Encore une fois, on s'est fait faire le coup de la petite ville qui devient grande miraculeusement. Je connaissais cette ville pour y etre passe rapidement en 77, histoire de visiter la celebre armee de soldats en terra cotta. Je ne me rappelais pas du tout de la ville. Je crois d'ailleurs qu'on n'y a couche qu'un soir avant de filer vers Shanghai. Je croyais donc que c'etait une petite ville. Mon ignorance crasse a vite ete rectifiee par une lecture rapide de la presentation faite par Lonely Planet. Il y a presqu'autant de monde a Xian que dans tout le Quebec. Pres de 7 000 000 d'habitants!

C'est une ville ancestrale. La seule ville emmuree de Chine qui a conserve sa muraille. Une des premieres capitales du pays. Des Dynasties s'y sont succede depuis des millenaires. D'ailleurs, il y a des traces d'habitations humaine du territoire qui remontent a 1,5 million d'annes. Donc ici il y en a de l'histoire et de la culture, comme dirait guide averti.



Notre visite ici coincide avec un petit coup de pompe. On est un peu fatigue. Pas du voyage. Mais de voyager, de bouger tout le temps. Alors on a ralenti le rythme. On n'est donc pas alle voir tous les sites archeologiques et historiques de la region. Seuls les plus importants, en plus d'explorer/arpenter, comme on le fait d'habitude, les rues de la ville. Evidemment, on n'a vraiment pas fait le tour de la question. Mais ce qu'on a vu nous fait dire que Xian est certainement aussi interessante que Beijing ou Shanghai. Surtout a cause de l'attraction touristique principale: les sculptures de terre cuite.



A lui seul, ce site fait en sorte qu'il faut absolument venir a Xian lorsqu'on visite la Chine. C'est certainement ce que j'ai vu de plus spectaculaire a date.

Un tombeau d'empereur a 1.5 km du site. Et cette armee de soldats grandeur nature, de chevaux et de chariots enterres pour le proteger. Juste cette idee est surprenante. Mais lorsqu'on penetre sur un des trois puits d'excavations (les affiches du Musee les identifient en anglais comme des "pits") on est frappe par l'ampleur du projet.
De celui des constructeurs, d'abord.Il faut cuire des poteries de la hauteur d'homme ou de cheval. Les assembler, les peindre. Chaque soldat a un visage unique. Et il y en a des milliers. Ensuite les placer en formation de combat et construire une strucute qui pourrait les proteger de la terre qui devait les recouvrir. Impressionant.

De celui des archeologues qui travaillent sur ce site depuis le jour de 1974 ou un paysan le decouvrit en creusant un puits. Un immense espace. Le principal reste encore a faire. On retarde meme les fouilles pour des parties entieres du site, en attendant que les techniques archeologiques se perfectionnent. (En effet, il semble qu'on n'ait pu proteger les couleurs qui ornaient chaque piece.)

Il y a aussi un tres beau musee. Un des meilleurs en Chine, selon L P. Sur deux etages des pieces magnifiques illustrent l'histoire de l'occupation humaine de ce territoire depuis le neolithique.
On quitte Xian ce soir pour Chengdu. C'est le debut du conge du premier mai. C'est une des deux seules fetes feriees en Chine. LA fete donc. C'est l'equivalent de notre Noel combine avec le conge de la construction. Les ecoles ferment pour 3 semaines. Tout le monde part en vacance. On retourne dans la famille. On s'attend donc a passer quelque temps a payer plus cher au resto et a l'hotel. On a de la difficulte a trouver des moyens de transport. Le parte. J'ai l'impression que ce sera aussi interessant d'observer les Chinois en vacances que ce l'etait de voir les Mexicains durant la "Semana Santa".

2006/04/27

Une pause pythagoricienne

J'ai recu un courriel de l'association des retraite-es de mon college dernierement qui dit ceci. A lire attentivement, si vous ne voulez pas rater un evenement absolument unique dans l'histoire des cadrans numeriques, de l'humanite et de l'univers tout entier. Information totalement inutile mais fascinante.

"Le 4 mai prochain, après deux minutes et trois secondes de la première heure du matin, le cadran numérique montrera les chiffres suivants:
01:02:03 04/05/06. "

2006/04/25

Shanghai

Nous avons passe une semaine a Shanghai, avec Louise et Lucie. On avait entendu dire que la ville avait enormement change dans les dernieres annees et Edouard etait curieux de voir la difference entre ce qu'il avait vu il y a 30 ans et la Shanghai d'aujourd'hui.Nous avons ete estomaques : c'est la New York d'Asie...



A l'embouchure de la Suzhou, juste avant qu'elle ne se jette dans le Huangpu qui coupe Shanghai en deux. Le Huangpu fait partie du delta du Yang Tze.

















Le Bund. La rue principale du Shanghai de la fin du XIXe et du XXe siecle. Le coeur du colonialisme en Chine. Et aussi le debut des institutions financieres chinoises: HSBC (Hong Kong, Shanghai Bank of China) avait son premier siege social ici avant la revolution. Si Beijing nous presente un contraste entre la Chine imperiale et la Chine nouvelle ...

















... Shanghai nous montre plutot le contraste entre la Chine de l'epoque coloniale et celle du XXIe, avec son architecture futuriste et delirante. Pudong, de l'autre cote de la riviere, en face du Bund, la ou il n'y avait que champs, rizieres et pres lors de ma visite de 1977, il y a maintenant la Perle de l'Orient, cette tour rococo de trois immenses perles superposees et des dizaines d'autres gratte-ciels.












Partout des chantiers de construction. Ici on voit un projet domiciliaire en train de remplacer les anciennes habitations. Un terrain vague qui ne le restera probablement pas et un vieux batiments qui ne fera probablement pas vieux os. A moins qu'on ne lui ait decouvert une valeur patrimoniale/touristique.















Pendant que certaines touristes placotent


















D'autres en profitent pour faire des achats.


















Et la nuit tombee, tout le monde se rend sur Nanjing DongLu, probablement la rue la plus illuminee au monde. Un delire de neons. A cote de cela, Time Square est justement cela, pas mal "square". Ca clignote de partout. Les facades des buildings, les trotoirs. Pas un centimetre carre dans l'obscurite.

2006/04/16

Ils pedalent avec les Pekinois


Notre cooperant prefere en train de planifier le trajet. Pas suffisant d'avoir une carte. Encore faut-il pouvoir la lire et, surtout, la situer dans le socio-economique. Ce sont ces grandes qualites qui ont fait qu'il a ete elu a l'unanimite pilote de l'expedition.














Entre la douve et le mur de la Cite Interdite, tous derriere et le pilote devant.












Notre cooperante preferee en train de s'etirer le mollet le long du mur de la Cite Interdite. Voyez quelque'unes des 12 000 000 de briques qui en interdisent l'acces.












Cette photo n'est pas tres au point, mais je l'ai mise pour sa valeur documentaire. Entrer dans la Cite Interdite par la porte d'a cote et en velo a ete tres agreable. Vraiment une autre perspective sur la chose touristique.









La douve de la Cite Interdite, vue de mon fier coursier.














La promenade suggeree par Lonely Planet nous fait passer par plusieurs Hutongs. Malheureusement 2 des quartiers a visiter ont ete detruits depuis la derniere edition, soit en mai dernier. Ce petit coin semble etre en pleine campagne. 13.8 millions de personnes, a quelques metres seulement.














Il faut etre capable de prendre sa place dans le trafic. Ici, ca n'a l'air de rien, mais il y a une tonne de monde dans la piste cyclable. Quand la lumiere change, ca ressemble au depart du Tour de l'Ile...












Ya de quoi etre heureux!