2005/08/02
De retour au pays
A Chicago les mesures de securite sont extremes! On suivait la foule qui suivait les paneaux indiquant aux "Visitors" de se presenter aux guichets qui leur etaient reserves. Les "Americans" eux avaient la vie facile: se presenter aux guichets reserves aux "US Citizen". Ils passaient comme une balle. Pas de file d'attente. Mais nous les "Visitors" il nous a fallut 45 minutes d'attentes, en ziguezaguant, comme du betail, a travers le labyrinthe qui nous canalisait. On finit par se presenter devant un representant arme des forces de l'ordre americaine: "What are you guys doing there? You didn't have to wait with all thes people!" "Why not, dis-je, calmement?" - "Because your are Canadians! Welcome to Chicago!"
On a fini par comprendre qu'on aurait pu passer pour des citoyens americains et qu'on a rate notre vol de 30 minutes a cause de cette meprise. Apres 25 heures de voyage, apres avoir constate qu'a nul part il n'etait question des citoyens canadiens sur l'affichage, on a decide, deliberement de ne pas peter les plombs. Pas vraiment zen, mais vraiment rendu a bout. Pu capable de rouspeter. Pu capable d'envoyer chier ces conneries. On a repris nos paquets, pi on est reparti vers les bureaux de Amercian Ailines, bien docilement, mais bien decide a ne plus jamais transiterer par les "States".
A part cela, tout va tres bien.
2005/07/30
Goodbye Manila
On a pu les revoir avant de quitter definitivement les Philippines. Mais le snorkel, la plongee et les bains de soleil ont ete abandonnes. Trois typhons ont passe au nord du pays. Alors les Philippines ont eu beaucoup de nuages et de pluie. Les plages de Siquijor ont donc ete balayees par les vents. L'eau limpide et translucide a ete brouillee. Les noix de cocos se sont mises a tomber subrepticement. Brefle on est passe en mode observation meteorologique. Helene etait vraiment contente. Deja que la plongee ne l'attire pas du tout. Et qu'elle a toujours reve de voir une tempete tropicale de pres. Maintenant elle sait que c'est preferable de ne pas etre vraiment pres.
Le vent etait assez spectaculaire. C'est d'ailleurs la premiere chose qui nous a frappes en arrivant sur l'ile. Il faisait frais. Finie la chaleur torride de Negros et de Manille. Plus besoin de s'eponger le front aux cinq minutes. On a loue une hutte avec la clime, si vous pouvez imaginer une telle chose, le premier soir. On a du fermer la climatisation, tellement elle etait nuisible. Les fenetres ouvertes suffisaient amplement a satisfaire tous nos besoins d'air et de fraicheur. Le lendemain on s'est installe dans un bungalow a deux etages, (imaginez cela pour voir) pour accueillir Genevieve et Yanick qui venaient nous rejoindre. On a pu alors observer en toute securite les jeux de l'eau et de l'air. La mer est montee tout pres du restaurant, poussee par les grandes marees de l'annee et les vents. Heureusement, on savait que les tsunamis ne sont pas provoques par le vent. On aurait dit les chutes Niagara, tellement le bruit etait assourdissant. L'eau sur le recif au loin. Les branches des palmiers et des cocotiers qui battaient au vent. Et quand la pluie se mettait de la partie, alors ca devenait quasiment inquietant. Pendant 7 jours, au moins une fois par jour et une fois par nuit. On a deja vu la neige tomber a l'horizontale mais c'etait la premiere fois qu'on voyait la pluie dans cette position! "Incredible" comme disait Helene, en cassant son Tagalog.
Ce qui fait qu'on etait un peu inquiet pour la traversee du retour vers Negros ou on devait prendre l'avion pour Manille le 28. Deja qu'a l'aller je n'avais pas du tout aime les ballotements en tire bouchon que faisait le traversier. La derniere nuit a donc ete longue et inquietante. Mais au matin il faisait calme. Une petite traversee pepere. Genevieve et Yanick qui terminaient une formation avec la gang de VSO sur Siquijor ont pu profiter d'une belle journee de plage avant de revenir sur Negros. Nous on etait content d'etre sortis du vent.
Demain matin le retour au pays s'amorce. On n'ecoute pas la meteo. Deja qu'on doit se lever a 3h00 pour prendre l'avion. Si en plus on se mettait a angoisser sur la possibilite de typhon en avion on serait ben mal pris. Heureusement qu'on va pouvoir recuperer la demie journee perdue a l'aller: 30 heures de voyage pour arriver a Montreal 18 heures apres notre depart. Ouf!
2005/07/19
Negros en vrac
Photos
au sujet des photos. Je n'ai pas encore le moyen d'en afficher. Pas parce qu'on n'en a pas pris mais parce que je ne maitrise pas vraiment le truc pour les afficher sur Blogger et Flickr me semble encore un peu complique, sur la route. Mais Yanick lui il connait cela et il a commence a publier ses photos de notre tournee du nord de Luzon. Rendez vous donc sur son site a Kumusta Iligan ou cliquer sur le lien suivant pour aller directement aux photos: Photos de Banaue. Si j'ai bien compris il devrait en afficher d'autres prise dans le nord des Philippines.
Ron ou le choc culturel a Silay
N'ayant pu trouver un bar sympa (avec climatisation et sans musique, de preference) on a du se rabattre sur la strategie d'acheter notre biere au Sari-Sari, le depanneur philippin, pour la prendre dans notre chambre qui n'a effectivement pas de musique mais la clime a max. On a de la difficulte a en trouver un, alors que d'habitude il y en a partout. Tout a coup on se fait interpeller par quelqu'un qui "casse son anglais". Un jeune homme. On a fini par apprendre qu'il s'appelait Ron. je lui fais part de mon desarroi et il me montre l'entree d'un depanneur. Il est tout a fait pimpant, plein de bonne humeur, generalement le signe d'un arnaqueur potentiel, si je me fie a mon radar habituel. Mais finalement tout se passe bien. On rencontre la proprietaire qui parle un peu d'espagnol. On achete nos bieres a un prix tout a fait raisonable. Puis on se quitte en se faisant des bebyes. Tout le temps du retour a la maison Helene a un affreux sourire en coin. Il y a anguille sous babine, me dis-je, stoiquement. Elle finit par lacher le morceau en pouffant de rire. Ron etait tout a fait desempare devant mon humble personne. Quelque chose ne fonctionnait pas dans mon "style". Comme tout le monde il trouve que j'ai la barbe du "vieux criss" qui distribue les cadeaux. (Donc le score est rendu 6 a 1 pour le Pere Noel vs Kenny Rogers.) Mais il ne comprennait vraiment pas pourquoi j'avais des cheveux de femme!!! Encore un probleme de "gender".
La Filipinoise et le Pere Noel
Abordons donc la question carrement de front: qu'ai-je en commun avec la femme philippinoise? Elle porte le pantalon, comme moi. Assez surprennant. Pas de robe, de jupe, de shorts. Que du pantalon. Des jeans surtout. Il y a quelques exceptions: les hotesses de l'air qui portent l'uniforme avec jupe. Il y a aussi la directrice du personnel de notre hotel qui porte des jupes. Les filles du bar des expats a Dumaguete, le Why Not, portent toutes la mini-jupe, dans un bar pour occidentaux, je comprends. Mais a part cela la jambe feminine est pudiquement couverte. A la messe, dimanche passe a Silay, dans les trois ou quatre corteges funebres qu'on a croises, toutes les femmes portent le pantalon. Peu importe l'age, la classe sociale. A l'Universite Silliman de Dumaguete, on a du en croise des milliers qui circulaient que dans des pantalons. Curieux quand on compare avec l'Inde. Les Philippines, sur ce rapport, sont pas mal plus occidentalisees.
Et les femmes n'ont pas l'air de s'en plaindre. Elles semblent plus libres. Hier soir, au restaurant. Il y avait trois tables occupees par des femmes. Au restaurant sans etre accompagnees d'au moins un homme semble tout a fait acceptable ici. En Inde nous n'avions vu cela que dans les grandes villes et encore la, ca semblait plutot exceptionnel.
Siquijor
Depuis que nous sommes a Dumaguete, capitale de Negros, nous avons une belle petite ile dans le protrait, chaque fois que nous nous balladons le long de la rue Rizal, face a la mer. Demain nous nous y rendons et jeudi, Genevieve et Yanick nous y rejoignent pour quatre ou cinq jours de "farniente", avec du snorkel et peut-etre un peu de mobylette, sans compter la possibilite de renouer avec la plongee. Mais la-dessus, je ne suis pas encore tout a fait certain que j'ai vraiment envie de renouer avec le monde du silence. Une bonne fois je vous raconterai le pourquoi de mon hesitation.
2005/07/16
Manille, suite
Un dernier mot sur Manille, sur Intramuros, en fait. C'est la vieille ville. Mais en fait il n'y a pas grand chose de vieux la. Because la guerre. On a commence a reconstruire les anciennes murailles que les Espagnols avaient erigees pour se proteger des Chinois et des Maures qui etaient eux aussi interesses par Manille. La reconstitution date des annees 1980 seulement. Le potentiel touristique de ce genre d'attraction est tel qu'on a pense que ce serait rentable de remplacer les depotoirs et les terrains vagues que le quartier etait devenu depuis le passage des B-21 americain. En fait tout est neuf, ou presque. Et tout tire sur le vieux faute d'entretien suffisant. Meme le fort Santiago a tout ete reconstruit. On ne l'a pas visite, ayant deja vu la Citadelle de Quebec; en plus le Lonely Planet insiste sur le fait que l'attraction principale c'est la prison ou Rizal a ete execute, un poete leader de la revolution contre les Espagnols au tournant du vingtieme siecle. On y laissait les prisonniers mourir noyes grace aux infiltrations d'eau dans les cellules.
La modernite nous avons pu l'observer sous la forme d'un metro aerien tres confortable parce que silencieux et climatise, surtout tot le matin quand il n'y a pas trop de monde. Il permet de faire un tour de ville assez simplement. On l'a observee aussi sous la forme de centre d'achats a Makati. Trois ou quatre batis l'un a cote de l'autre. Mais pas comme chez nous au Saguenay. Plutot comme au centre ville de Montreal. On a la possibilite de circuler dans ces immenses labyrintes, passant de l'un a l'autre pour se laisser titiller par les odeurs, les couleurs, les sons. Contrairement a tout ce que j'ai connu comme Centre d'achats, ici ils abritent aussi les meilleurs resto, les clubs de nuit, les musees, des jardins.
On retrouvera Manille pour nos deux dernieres journees aux Philippines a la fin de juillet.
Pour terminer un petit placotage. Je continue toujours d'etre le pere Noel. Les derniers jours a Manille ont fait basculer le score en sa faveur. Du 5 pour 1. Je ressemble donc de moins en moins a Kenny Rogers. J'ai decide de ne pas m'acheter de chapeau de cowboy. Mais pour jouer le jeu j'ai change le "ringtone" de notre telephone cellulaire. Le telephone chante maintenant "Jingel Bells" chaque fois que vous me textez/telephonez! Les Philippins vont adorer.
2005/07/14
Manille et les typhons de tout genre
Tough la Manille! Detruite a plusieurs reprises elle est encore le centre de la culture philippinoise. Les Espagnoles lui ont deja fait la passe. Les Japonais l'ont massacree pas mal au debut de la guerre et les Americains ont fini la job pour en deloger les Japonais. La deuxieme ville la plus bombardee apres Dresde, selon des informations. En visitant "Intramuros", la vieille ville coloniale qui a ete reconstruite dans les annes 80, on a vu un monument aux disparus sans noms de la 2ieme guerre mondiale. Les bombes americaines ont tout rase, laissant plus de 100 000 morts dans ce seul quartier.
Notre visite des musees, du quartier Chinois, de Malate ou nous sommes installes et de breves incursions dans les municipalites de Makati (centre des affaires et residences cossues) de Quiapo ne nous ont pas permis de connaitre grand chose. A peine un feeling qui nous vient surtout de nos experiences en taxi et en metro (Le LRT, comme on dit ici). La circulation est plutot lente. Pas parce que les chauffeurs sont tres prudents. Mais a cause des bouchons. Aux heures de pointe c'est tres laborieux de circuler.
Un scandale politique mobilise l'attention depuis notre arrivee au pays. La presidente, elue depuis un an a peine est impliquee dans un scandale de trafic d'influence: des conversations telephoniques enregistrees a son insue tendraient a prouver qu'elle a essaye d'influencer le comptage des votes dans plusieurs burreaux de scrutins de Mindanao. L'opinion se mobilise. On veut qu'elle demissionne. Huit membres de son cabinet l'ont fait en lui demandant d'en faire autant. Elle a du s'excuser publiquement de sa maladresse et demander pardon. Ce ne fut pas suffisant pour etouffer les protestations. Elle a donc du demander a son mari de s'exiler volontairement aux E-U, ce dernier etant mele dans toutes sortes de manigances et de trafic d'influence. La rumeur veut qu'elle devra aussi faire quelque chose avec son fils qui aurait trop bien suivi l'exemple de son pere. Brefle, ca va mal a shop pour la madame.
La societe civile est divisee: certaines associations demandent sa demission, d'autres l'encouragent a rester. Depuis une semaine des manifestations ont lieu a tous les jours dans le quartier des affaires. A voir les medias, on pourra penser qu'on est sur le bord d'une guerre civile, mais dans les rues, autour de nous, la vie continue tranquillement. Pour le moment tout cela semble se derouler dans la bonne humeur. Personne ne semble inquiet. Ici, il y a une tradition de revolutions, de coups d'etat, de changement revolutionaire de gouvernement. Marcos a ete renverse par un soulevement populaire. L'avant dernier president aussi. J'ai l'impression que la population en a vu d'autre et qu'on ne s'emeut pas pour si peu.
Ce qui me surprend le plus, c'est que tout cela n'a rien a voir avec les bouleversements politiques sur l'ile de Mindanao ou la population musulmane reclame l'independance politique. Complexe et complique. Esperons qu'il n'y aura pas de typhon.
2005/07/11
On se "text" et on dejeune!
Le meme phenomene ici aux Philippines: tout le monde pitonne du pouce. Maintenant je sais qu'ils sont en train de "texter" un message. C'est Flavie qui m'a fait comprendre qu'il s'agissait de ce que les Francais appellent des "SMS". Je voyais bien ces trois lettres sur mon courriel Yahoo, qui m'offraient la possibilite d'en envoyer, mais je ne comprenais pas ce que c'etait. La c'est clair! Depuis que je suis aux Philippines, je passe plus de temps a "texter" les gens que je connais ici, que je n'en passe sur Internet. C'est beaucoup plus simple, plus rapide, plus economique et presqu'autant "le fun", un fois qu'on a le pouce entraine.
C'est tres simple, en fait. Telephoner coute relativement cher ici. Mais envoyer un message ecrit par telephone coute presque rien: 1 peso seulement (il y a environ 43 pesos dans un $ Can). Seul probleme, le clavier du telephone qui n'est pas fait pour ecrire autre chose que les deux premieres lettres du numeros. (Mon ancien numero commencait par RE, pour Regent. Suivait les 5 chiffres que j'ai oublies.)
Depuis que les lignes telephoniques ont ete numerisees c'est maintenat possible: il suffit de taper la meme touche une, deux, trois ou quatre fois pour obtenir la lettre desiree. Pour comprendre regardez votre clavier de telephone. Il y a 3 lettres pour chaque touche. Pour taper un "c" il faut appuyer trois fois sur la touche "1", puisque "c" vient apres "a" et "b". Pour un "s" c'est la touche "7" qu'il faut presser quatre fois. Tres laborieux quand on commence. Mais autour de moi il y a de vrais pros qui pitonnent du 35 a 40 mots minutes. Tout cela d'un seul pouce. Il y en a qui le font en marchant. Ce qui semble assez facile, (a condition de ne pas se promener trop pres des chaines de trottoirs de Manille parce que les bouches d'egout sont souvent des trous beants et si vous etes sur la ligne blanche, la c'est carrement suicidaire). Certains le font au volant, en mangeant, en buvant, en respirant... J'en ai meme vu un qui le faisait en lisant le journal. C'etait probablement un espion, cependant parce que ce n'est vraiment pas possible, a moins d'avoir de serieux probleme de personnalite.
Recevoir ces messages posent un autre probleme: la lecture phonetique. Si vous avez deja frequente des salles de "chattage"/"clavardage" vous ne serez pas trop surpris. Si non, c'est un peu complique. Le truc pour comprendre c'est de prononcer a haute voix le message recu. Exemple: le texte "4U" veut generalement dire "pour toi" en anglais. Facile: "For you". Cependant il faut etre attentif parce qu'il pourrait aussi signifier "Je voudrais commander quatre Us", si vous etiez un waiter dans un bar achalande sur Mont-Royal, qui a affaire a un client particulierement astucieux utilisant son cellulaire pour passer devant tout le monde au bar. Donc il faut toujours prendre en consideration le contexte... Mais prononcer a haute voix marche presque toujours. Essayer pour voir: "s k lier" se lirait "escalier". Vous voyez? Un truc qui va rendre la maitrise du Francais ecrit encore plus difficile? Pas pour le moment. On me dit que les tarifs pour ces messages restent encore tres chers chez nous.
Ici ca fait des ravages, a en croire le message suivant lu sur un tee-shirt d'une jeune serveuse dans un restaurant familial (un peu complique puisque c'est aussi un rebus que je vais avoir de la difficulte a dessiner avec des mots, mais je vais essayer): "I (suivi d'un dessin de levres) 8 4 U". Je vous laisse avec la devinette. Je vous en ai tout de meme deja explique la moitie. Indice: j'ose esperer que la dite serveuse ne comprenait pas vraiment ce qu'elle affichait si candidement.
Vous pouvez me texter vos reponses, ou plus simplement, vu que vous etes ici, me laisser un courriel pour que les paresseux n'aient pas tout de suite la reponse en lisant les commentaires ;)
Si vous vous demandez pourqoi les Francais designent ces messages/textes/telephoniques par le sigle SMS, n'essayez pas de les prononcer a haute voix pour comprendre. En fait SMS veut dire "Short Message Signal". Du vrai Francais de France.
De retour a Manille. On magasine. On marche. On fait de l'Internet. Et on prend de la SMB pour rester au frais. (Je viens tout juste de comprendre que c'est ce qu'il faut dire si on veut une bonne biere froide: San Miguel Beer.) Ca se prononce "Esse-aime-bi", comme en Anglais et en Tagalog et en Francais de France.
2005/07/09
"Hey Ken", "Hey Santa"
De temps en temps, quand je passe devant un groupe d'enfants qui jouent dans la rue, comme ce matin par exemple, le plus delure de la bande se met a chanter cette melodie bingcrosbienne: "... You better not pout, you better not cry" Et Helene, qui ne peut s'empecher de se joindre a quelqu'un qui chante, reprend avec eux: "... Santa Claus is coming to town!" Tout le monde rigole. Demain je crois que je vais commencer a prendre les commandes des enfants: "une poupee Ken... un GI Joe... et quoi d'autre?"! Va falloir que je pratique mon "ho ho ho". Si je ne mets pas l'accent au bon endroit on va penser que je crie "oui oui". Tricky le Tagalog.
Demain nous quittons Vigan pour Manille. A l'ordre du jour: "Intra muros", la vieille ville, quelques musees pour completer nos informations sur les Philippines et profiter de la clime, une excursion a Corregidor, la ou le general McArthur a promis de revenir pour un peu d'endoctrinement militaire. Ce qui est surtout dans l'air ces temps-ci c'est la necessite de planifier la derniere partie du voyage. L'ile de Negros? de Cebu? Pas encore decide. Seule chose certaine: on rejoint Genevieve et Yanick pour quelques jours sur l'ile de Siquijor avant de repartir pour la maison.
2005/07/08
La route de Vigan
Sur la route on observe les touristes philippins en voyage, tout en nous faisant observer nous aussi, bien evidemment. Les moeurs, les coutumes des autres sont toujours fascinantes. Les Philippins, comme la plupart des gens du sud-est asiatique, comptent en commencant par le petit doigt et non l'index, comme nous. On nous dit bonjours en froncant des sourcils. Ca il faut le savoir pour le voir. Heureusement qu'on a ete bien initie par Genevieve et Yanick. Pas de "toilets" aux Philippines. Ici les WC sont devenus des CR (Comfort Rooms). Ca aussi, c'est tres important de le savoir. Sinon ca peut etre tres inconfortable.
Derniere observation dont je voulais vous parler: les manieres de table. Ici il n'y a jamais de couteau a la table. Une fourchette et une cuillere a soupe tout simplement (ou a dessert, selon que vous avez ete initie ou pas au moeurs victoriennes; mais c'est la plus grosse cuillere qui existe dans votre tiroir a ustensiles). La fourchette pour stabilier l'aliment sur l'assiette. La cuiller pour couper et pour manger. Ce qui fait qu'on a pu observer un drole de glissement dans un restaurant italien de Baguio. Baguio est une ville moderne, avec tout ce que nos villes occidentales ont comme services. On y vit comme chez nous, ou presque. Tout plein de restaurants exotiques et de fast food. Et la on nous offre une fourchette et un couteau, comme chez-nous. Surprise. Les gens utilisent le couteau comme cuillere! La fourchette pique le morceau ou est utilisee pour le pousser sur le couteau qui est porte a la bouche.
Pas tout a fait victorien, il me semble, mais tout a fait "in" a Baguio.
2005/07/06
Terasses (ajoutez un accent aigue, moi je ne peux pas) par les terraces
Nous sommes donc au frais (entre 20c et 30c), pas parce que le nord des Philippes n'est pas sous les tropiques, mais parce qu'on est en altitude. Entre 1 400 et 2 400 metres. Des rizieres dans les montagnes! Difficile a imaginer, meme quand on a vu les terrasses. Il y en a des milliers. Des flancs complets de montagnes travailles meticuleusement et cela depuis 3 000 ans. Quand on y pense un peu, on a de la difficulte a imaginer un tel projet d'ingenierie. Mais les terraces sont bel et bien la et il y a encore des paysans pour les entretenir et y faire pousser le riz. On comprend alors tout le sens de la condamnation de l'homme a travailler a la sueur de son front. On a eu de la difficulte, juste a nous rendre aux terraces tellement le terrain est accidente. Sous le soleil de plomb, entre midi et 2h, c'est encore plus fantastique d'imaginer la quantite de sueur qui repose dans ce sol.
Les terraces de Batad meritaient bien d'etre reconnues comme patrimoine mondial par l'Unesco.
Ne nous reste que quelques jours dans le nord: On quitte Baguio tout a l'heure pour Vigan, sur la cote. Et samedi retour a la vie trepidante de Manille.
A bientot
2005/07/01
"Hey Joe!" - "Hey Jude"
Je ne sais pas encore si c'est pejoratif, ironique, sarcastique ou tout simplement sympathique. Surtout que c'est toujours accompagne d'un large sourire, d'un "beubye" de la main et/ou d'une moue suivie d'un hochement de tete et d'un froncement de sourcils. (Tout cela fait en meme temps; Genevieve nous a dit que c'etait la facon de saluer les gens par ici. Il m'a fallu une semaine d'observation pour le voir ce signe de salutations.) Pour rendre le tout encore plus ambigue, on ne sent pas tellement d'anti-americanisme ici.
Au contraire. En tout cas, tous les portiers, surveillants, gardiens, agents de police sont armes jusqu'aux dents et nous saluent avec de grands sourires, comme si on etait de la famille. Des M-16 ou M-21 a la porte de chaque commerce important c'est plutot intimidant pour des "bleeding heart liberals" que nous sommes. (Pour les plus jeunes, c'est une citation de P E Trudeau qui qualifiait ainsi les gens offusques de voir des mitraillettes sur la colline parlementaire durant les mesures de guerre en octobre 70.) Mais quand les porteurs de ces armes nous font de grands bebye pleins de sourires, on se sent tout drole.
Je vais peut-etre finir par m'y habituer, mais pour le moment j'aimerais mieux qu'on me crie des "Hey Jude...", pas parce que je veux passer pour le patron des causes desesperes, mais a cause des Beatles: "...don't make me cry. Take a sad song and make it better..." avec un gros peace au bout des doigts.
Un beau party
Yanick est alle chercher 2 gros sacs de glace et il nous a presque fait une patinoire dans la dirty kitchen, le traiteur est venu avec son serveur et ses plats en argent avec des bruleurs pour garder le tout au chaud, Edouard devait aller chercher quelques caisses de biere en moto, avec le voisin. On avait des assiettes en carton et des ustenciles de plastique. Pour nous, c'etait non seulement la premiere fois qu'on goutait a tout cela, mais aussi la premiere fois qu'on pouvait placoter avec des gens de la place. Dont une travailleuse sociale qui travaille avec de femmes victimes de violence. Elle etait tres etonnee et meme un peu decouragee d'apprendre que meme chez nous il y avait des femmes battues et des maisons servant de refuges pour femmes et enfants! Une femme qui travaille avec les enfants de la rue; une autre qui travaille au developpement des communautes musulmanes. Je me suis fait demander notre age a plusieurs reprises, inviter a visiter Marawi, la ville musulmane voisine. On s'est fait demander quelle etait l'image des Philippines qui etait projetee par les medias canadiens... On s'est fait raconter comme c'etait difficile de faire fonctionner un restaurant italien a Iligan (on n'en doutait pas!). Flavie s'est fait chanter bonne fete et offrir toutes sortes de cadeaux d'anniversaire.
Tout le monde nous a dit combien ils appreciaient Genevieve et Yanick.
Vraiment une agreable initiation aux Philippines!
Helene
2005/06/28
"Oh, They look just like Hershey Kisses"
La plus vielle eglise de l'ile (1596),
Le monument au "Blood compact" (Un titre un peu repugnant; au depart, je m'attendais a une shop de boudin, mais en fait il s'agit du traite signe entre les Espagnols et les Visayas - "Blood brothers", me dit le guide en croisant ses poignets l'un sur l'autre),
Une cage a Tarsier, ces petits lemurs, la grosseur de mon poing avec des yeux gros comme ceux de Guy Mongrain. Nouvelle suprise. D'apres les photos de Yanick vu sur Kumusta je croyais qu'ils etaient beaucoup plus gros que cela,
Un tour de chaloupe sur la riviere Loboc, jusqu'a une merveilleuse petite chute d'environ 1 metre de haut,
Un diner style buffet ou on a mange, entre autres, des algues marinees que personne autour de la table ne connaissait. Elles etaient vertes, de forme arborescentes, mais d'un vert translucide, croquantes et vinaigrees.
Et le clou de la journee, la visite des Chocolat Hills, "The Carmen Hills" de leur vrai nom, une curieuse formation geologique. Dans les annees 80 la femme de l'ambassadeur americain les a visitees durant l'ete. Elles sont alors brunes a cause de la secheresse. Elle s'ebaudit, "Oh! They look just like Hershey Kisses". La population voit immediatement la un truc de marketing interessant et rebaptise les 1 776 collines "The Chocolat Hills". Pas de chocolat autour, cependant, ce qui a un peu decu la troupe. Une escalade sour un soleil de plomb nous a permis de les voir dans toute leur splendeur. Et de lire un tableau interpretatif qui ne nous a pas vraiment fait comprendre la cause de cet etrange phenomene. Il s'agirait d'erosion, en resumant simplistement. Mais on n'a pas eu envie d'aprofondir vraiment, tellement le soleil nous tapait dessus, meme a travers nos ombrelles de 75 pesos philippins (1,50$ can).
Le reste de la journee sera consacree a recuperer et a preparer notre depart pour Manille demain matin. Fini la plage pour 3 semaines.
2005/06/27
De nouvelles grillades sur la plage
Demain on fait du touristage sous les ombrelles.
2005/06/25
On ne pourra jamais dire "Ras le Bohol"
La biere est fraiche aussi. Et vue que c'est un lieu touristique, nous ne sommes pas les seuls etrangers, comme a Iligan. Il y a aussi beaucoup de touristes philippins. Les installations sont tout a fait agreables: la "clime" dans les chambres, meme du Campari au bar. Et nous qui trainons notre litre precieusement depuis Nagoya.
Tellement merveilleux qu'on n'a pas encore pris de photos. Mais le cafe Internet n'est pas equipe pour vous les faire voir de toutes facons. Alors on "farniente" en masse. Tout le monde se demande si on a apporte suffisamment de livre. A bientot.
2005/06/24
Un franc succes
Pour le moment, on se prépare à prendre la bateau ce soir à 22h, heure locale. Les paquets sont prêts pour la plupart. Demain on devrait être six, entre deux averses, à explorer le fond de la mer. (Gloup-gloup-brouppp ... effet sonor de 'Remous', mon émission préférée de plongée sous-marine, dans les années soixantes. Je précise pour les jeunes lecteurs, qui ne sont pas encore à l'âge de faire de la re-traite.)
2005/06/22
Le jour le plus long
Depuis ce moment, on se complet dans la présence de nos enfants qui nous introduisent graduelement à la vie philippinoise. On fait le tour des sites touristiques de ce coin du nord de l'île de Mindanao: les Maria Christina Falls et les Tinago Falls. On visite les lieux, les marchés surtout, et les principaux 'watering holes' des coopérants de Voluntary Service Overseas (VSO), l'organisation qui encadre le travail de nos deux expats préférés, Geneviève et Yanick. Tout le monde est charmant et gentil avec nous.
Iligan est une ville d'environ 200 000 habitants. Pas de touriste, à cause de la situation politique tendue entre les communautés musulmanes et chétiennes. Conséquence pour notre vie quotidienne: on est une attraction. Six nord-américains dont un de six pieds et quatre avec une grosse barbe brune et un autre, moins grand cependant, mais avec une barbe grise et les cannes blanches sous son beau short tout neuf, ça semble un peu surprenant pour les gens qu'on croise. On nous regarde attentivement, avec de grands sourires. On nous salue: Hey Joe! Mais les contacts restent assez superficiels. Ça ne nous empêche pas de profiter de notre séjour pour découvrir l'exotique à tous les coins de rue et profiter de la fraicheur de la saison des pluies ;0) Il fait environ 30 avec un taux d'humidité à faire palir Montréal d'envie.
Demain c'est le parté. On fête le 23 aniveraire de Flavie et le lendemain on prend le bateau pour les îles de Cebu et ensuite Bohol. Un peu de plage avant de remonter sur Manille pour reconduire la jubialire qui rentre au pays après un an d'absence.
Je vous quitte là-dessus: il y a une file d'attente pour utiliser le nouveau portable de Geneviève et Yanick.
On se tient au courrant. N'hésitez pas à nous courriéler.
2005/06/11
Un nième nouveau départ pour Re-Traite
Après un long silence, je reprends "Re-Traite". (Il me reste à convaincre Hélène de s'y mettre elle aussi.) Il devrait servir de carnet de voyage pour les 2 prochains mois. Hélène et moi sommes en route pour les Philippines. Pour le moment on est rendu à Québec! Le décolage se fera le 16 juin au matin. D'ici ce beau moment de "bouffage de `g`", je vais essayer de profiter au maximun des ordinateurs de ceux et celles qu'on va saluer en passant pour vous donner une idée de ce qu'on pense faire au Philippines.
P.S. Malgré tous les efforts, ma charrue est encore, hélas, très loin de ressembler à la photo du billet précédent. J'ai dû renoncer à la chandelle "pas de bras". Je crains bien devoir le faire aussi pour la charrue tout court.
2005/04/20
En route vers "la charrue" (Alasana)
Même problème qu’avec la chandelle. Mais là le prof m’a donné une technique pour assouplir tranquillement la nuque. Une fois en position pour la chandelle, descendre le plus loin possible vers l’arrière en expirant. A l’inspire remonter un peu pour pouvoir laisser entrer l’air plus facilement. Répéter quelques fois. Toujours en s’appuyant le dos sur les mains et en ne mettant les mains au sol que lorsque les pieds auront toucher au sol. Et ça marche. Du moins j’ai l’impression que je vais un peu plus loin à chaque fois.
Pas encore capable de toucher le sol avec mes orteils, comme sur la photo (que j’ai trouvé sur sur le site: http://asso.nordnet.fr/yogamandine/Visite_virtuelle.htm), cependant. Mais je crois que je vais arriver plus facilement à faire cela qu’à tenir dans la chandelle “pas de bras”.
Sur un autre site j’ai vu qu’on suggère de tenir la position 3 minutes au début et de rallonger graduellement! J’imagine que ceux et celles qui peuvent tenir 3 minutes en partant ne doivent pas avoir de trop gros abdominaux. On va commencer par essayer de faire atterrir les pieds, pis on verra pour la durée… Objectifs les faire atterrir avant qu’on atterrisse à Manille, le 16 juin 2005.
2005/04/06
Le Capitaine traduit ses "scoops" en Français
Grâce à la collaboration d'un bénévole de Montréal, Captain's Quarters publie aujourd'hui une traduction française de ses deux derniers billets au sujet des témoignages sous embargo de la commission Gomery. N'hésitez pas à vous rendre jusqu'à la section "commentaires" pour voir ce que pensent les "Canadians".
"Marci ben!" Espérons que ça va continuer. Du moins le temps de l'embargo.
Pendant ce temps-là, La Presse, tant dans sa version papier que virtuelle, parle des coulages sur Internet, sans identifier Captain's Quarters, mais en montrant sa page et en surlignant une phrase qu'il sera facile de taper dans un moteur de recherche pour rejoindre ainsi les "goodies" dont on est privé depuis quelques jours. J'imagine qu'ils ont eu peur de la rumeur disant que le ministre de la justice était pour poursuivre tous les sites qui mettaient un lien vers celui de Minneanapolis. En plus l'article est classé dans la section "Techno & Science". Vaut toujours mieux d'être prudent. Demain ils devraient se permettre d'aller un peu plus loin si personne n'est poursuivi.
Je peux moi-même témoingner du fait que je n'ai pas encore été poursuivi pour outrage au tribunal. Faut dire que Re-Traite ne reçoit pas 330 000 visites par jour comme c'est le cas pour Captain's Quarters depuis quelques jours! Chiffre révélé, lui, par l'article de La Presse.
2005/04/04
"Captain's Quarters" fait sauter le bouchon
Depuis que le juge a accepté l’interdit de publication, plus rien au sujet du scandale des commandites.
Et voilà que la blogosphère vient de faire sauter le bouchon. Captain’s Quarters, un blog de Minneanapolis a un contact qui assiste à l’enquête et l’alimente en détails politico-scandaleux juteux. CTV en a fait un reportage en fin de semaine. Des rebondissements au parlement canadien, des députés laissant tomber subtilement le nom de ce blogue. (Curieusement La Presse n’en a pas encore parlé, à ma connaissance. Est-ce à cause des liens matrimoniaux entre la famille Desmarais, propriétaire du journal et la famille Chrétien peut-être au cœur de l’enquête ? Ou encore à cause de la trop grande place que Jipitou prend dans l’actualité ces temps-ci ? Qui sait ?) Depuis Capatin’s Quaters pète l’odomètre des visites.
Ce blogue est évidemment en anglais. Il est un peu long à ouvrir, compte tenu du trafic, mais il est intéressant.
Jean-Pierre Cloutier: Le blogue s'attarde longuement sur cette nouvelle affaire qui risque de faire couler beaucoup d'encre virtuel.
Je pensais publier ce billet sur La Tribu du Verbe, à cause de sa haute teneur politico-médiatique, mais le serveur qui l’héberge a planté. Alors que celui de Capatin’s Quarters tient le coup, au dire même de son auteur. Il est dailleurs très élogieux pour Hosting Matters qui l’héberge. Est-ce que la Tribu va déménager?
2005/04/01
Carrément rouge de colère (re-suite)
Goldfish
Originally uploaded by Special.
Le seul poisson d'avril que vous allez avoir de moi cette année.
J'avoue que l'an passe, il était plus réussi.
2005/03/31
Carrément rouge de colère (suite)
Gérald Larose, professeur de travail social à l'Uqam, ancien président de la CSN, et toutes sortes d'autres choses itou, était l'invité du département de Sciences Humaines du Cégep de Jonquière. Vue que les étudiantEs étaient en grève, depuis 3 semaines déjà et que les profs les avaient rejointEs pour leur première demie-journée de grève dans le cadre de leur propre négociation de convention collective, il s'est adressé à eux, sur la ligne de piquettage.
Des encouragements, un message de solidarité. Mais il a surtout insisté sur l'importance de l'action étudiante contre le virage à droite du gouvernement Charest. Le prof n'a pu s'empêcher de noter que ce mouvement constituait une formation extraordinaire à la citoyenneté. "Vous allez vous en souvenir pour le restant de votre vie." Il a bien raison. Charest et Fournier aussi. C'est Reid qui doit être content!
Pour d'autres photos, rendez-vous sur Flickr
2005/03/30
Carrément rouge de colère
(via "Vu Par")
2005/03/29
Joyeuses Pâques
Le printemps est sur le bord de faire des malheurs. Je viens de prendre ma première bière sur le patio. Pas en bedaine, mais si ça continue comme cela, ce ne sera pas long.
2005/03/28
Un premier "hit"
2005/03/25
Weekend de Pâques aux Philippines
Dan, un coopérant/enseignant aux Philippines, affiche des photos surprenantes sur son blogue, à l'occasion de la semaine sainte. Deux versions différentes de la vie spirituelle: la crucifixion (j'ai été bien surpris par l'image de petits enfants jouant au bourreau) ou le repos à la plage. Nos coopérants préférés, eux, ont choisi la plongé sous-marine à Tambobo Bay sur l'île de Negros.
2005/03/21
André Boisclair blogueur
Le futur premier ministre péquiste, en congé d'étude à Cambridge, vient de créer un blogue sur ses expériences aux États-Unis. Des photos! Du son! Dont un message qui nous indique qu'il est en route vers la bibliothèque pour préparer son examen de mi-session! On aurait pu penser qu'il ferait la grève par solidarité avec les étudiantEs, mais non ;)
Via Yulblog et UP4
2005/03/20
2099 nouvelles photos de l'action étudiante
Via La Tribu du Verbe. Cette fois elle viennent de "BadAcid"! Avec un nom de même, on sait que ça va être bon! D'après ce que j'ai vu, elles semblent surtout couvrir les actions de la CASSEÉ.
2005/03/19
Des brassières plein les bras
Exemple: En cliquant sur "cupidon" de mon billet d'hier, la page de "43 things" vers laquelle vous êtes dirigés contient de la pub liée au contenu de mon billet sur "la chandelle pas de bras". Je ne me souviens plus du terme technique pour désigner cette approche de marketing que Google met en application depuis quelque temp déjà.
Mais pourquoi la pub contextuelle de ce billet pointe-t-elle vers 2 sites de sous-vêtements féminins et pas vers des sites de yoga ou quelque chose du genre!?! C'est que "bras" veut aussi dire brassières, en anglais. Il y même un lien vers un site de produits en laiton pour les autos et camions! Et pas du tout vers des boutiques de chandelles! Alors que les amateurs de yoga fabulent probablement plus sur les bougies que les brassières. Peut-être que non, à bien y penser! Surtout quand on imagine sa douce faisant la chandelle avec "pas de bras" dans les deux sens du terme. Mais là on s'égare! Vous voyez tout de même ce que je veux dire...
Un beau petit jeu en perspective. Trouver des mots qui vont faire ressortir des pubs sans aucun rapport en jouant sur les transferts linguistiques. Jean Dion adorerait cela, j'en suis sûr. Profitez-en pour vous amuser, avant que leurs moteurs de recherche n'apprennent le français.
