Hampi
Un petit mot en appendice a ce que Hélène a écrit sur Hampi au sujet de notre logement.
Hampi est un site archéologique qui est a nouveau occupé par un village pour fournir des services aux visiteurs. Ce village s'appelle Hampi Bazar. Il est construit a l'endroit ou il y avait effectivement un bazar ou un marché. Notre hotel était situé de l'autre côté de la rivière, directement en face du site. Pour y accéder il faut prendre un "traversier". En fait il s'agit d'un panier d'osier qui peut recevoir une dizaine de personnes, toutes accroupies, les pantalons retroussés parce que le panier prend l'eau, ou 4 personnes et 2 petites motos. Ou 6 personnes et une bicyclette. (D'ailleurs, avant chaque départ, le pilote doit écoper pendant 3 ou 4 minutes.) Pour manoeuvrer l'embarcation il doit s'asseoir sur une caisse de lait renversée et donner trois coups a droite et trois coups a gauche pour ne pas tourner en rond, parce que contrairement a un canot ou a une chaloupe, ce bidule est circulaire!!! En fait c'est une immense corbeille a pain. Curieusement cela fonctionne très bien. Et ce depuis très longtemp. D'ailleurs, en lisant sur Hampi, on a appris que ces véhicules appelés "coracle" dans Lonely Planet, on été décrits par un Portugais il y a 300 ans. Le mot Hindi qui désigne ces bateaux, se traduirait par "boite de bambou".
On a passé 4 jours a Hampi. On a donc utilisé ce truc 8 fois, dont 2 avec nos sacs a dos. On était beau a voir en équilibre instable sur les talons dans ce qui nous semblait une coquille de noix, la crainte de se mouiller le califourchon ou encore pire, de s'effoirer au complet dans la rivière avec nos sacs. Mais aucun problème. "Two fingers in the nose", comme dirait Geneviève
2003/11/30
2003/11/29
2003/11/26
Goa
Nous voici de retour sur la plage après une intermède de 4 jours pour visiter le site archéologique de Hampi, au Karnataka (tout près de Hospet, à peu près au centre de l'État, à l'est de la capitale du Goa, Panaji (ou Panjim, sur les cartes plus anciennes)), pour ceux et celles qui veullent le trouver sur la carte. Hélène va vous en parler dans son blogue d'aujourd'hui.
Notre voyage vers Hampi s'est fait en autobus, de nuit, pour l'aller, à partir de Panaji et le retour en train, de jour. Mais on est revenu à Margao (souvent écrit Magdaon), la grande ville de Goa. Le projet initial etait de visiter les deux plages qui semblaient être les plus tranquilles au sud de Goa, mais on a décidé de concentrer notre étape repos sur une seule plage, de façon à perdre moins de temps en déplacement. On a choisi la plage de Benaulim à une dizaine de km de Margao. On s'est d'abord installe dans un "Guest House" du village, mais la marche pour rejoindre le sable est trop longue. On se déplace donc après notres session internet, vers un "Resort", sur la plage, accessible uniquement à pied!! On y passe 6 jours à ne rien foutre d'autre que la "farniente".
Il se nomme "C.Roque"! Ne me demandez pas ce que ça signifie! Hélène hésitait croyant que c'était le Croque. Mai finalement on a décidé de déménager parce qu'on y trouve de magnifiques palmiers fabriquant d'ombre, tout juste à côté du sable fin de la plage. Donc possibilité de courir à l'eau sans se faire frire. Faut dire qu'à Arambol on y a goûté. D'habitude on est très prudent face au soleil. Malgré nos nombreuses expériences de coup de soleil hypocrites, attrapés sur la plage balayée par un vent frais qui camoufle la brulure, entre autres à l'Ile de mon prince, la journée de plage à l'ombre d'un parasol, s'est transformee en session de création de homard bouilli. Nos premières journées à Hampi ont donc été un peu douleureuses pour les épaules. Mais on s'en est remis et on est prêt à recommencer l'aventure de la plage...
A Benaulim la plage est à perte de vue. Il y en a pour une dizaine de kilomètres. Immensément large itou. Sable fin, coquillages et tout et tout. Très "laid back" comme ils disent dans Lonely Planet, surtout qu'avec notre arrivée la moyenne d`âge a baisse sensiblement. Plus "laid back" que cela on deviederait inerte. Beaucoup d'Allemands, de Scandinaves. Pas un Canadien à l'horizon. Les gens sont d'ailleurs un peu surpris de voir qu'on vient du Québec.
La pression est pas mal moins forte ici. Les Goanais sont différents des autres indiens. La religion bien sûr (ils sont en majorite catholiques) et l'influence portugaise. On a pas vraiment l'impression d'être en Inde. Surtout sur la plage. A Panaji on voyait de temps en temps des saris, mais la majorite des femmes sont habillees a l'occidentale. On y mange des fruits de mer et des poissons cuits à la portugaise, ce qui nous change des menus végétariens indiens habituels. On s'est promené, à Panaji, dans des ruelles qui ressemblaient à celles qu'on retrouve dans les villes méditérannéennes. Des églises catholiques un peu partout.
Tout près de Panaji on a visité "Old Goa", un site du patrimoine mondial où on a vu un monastère franciscain, une cathédrale et une basilique, du "Bom Jesu". Comme architecture cela ressemblait à l'église construite par Cortez tout près de Tampico au Mexique. A la basilique on a pu observer les restes de Saint François Xavier, disciple de Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, décédé en Asie. J'aurais dû dire les restes des restes puisque la plus grande partie de son corps est éparpillée dans des églises à travrs le monde (par des chasseurs et des vendeurs de reliques). A tous les 10 ans on expose les reliques au publique. On a raté la prochaine par 12 mois environ. Avoir su! A la dernière exposition, il y a avait ici plus de 1 million de fidèles pour observer le phénomène de conservation unique dans les annales de la thanatologie.(remarque de Helene: c'est vraiment ecoeurant! Je me demande ce qu'en pensent les Hindous ou les Musulmans qui visitent ce site!) (Autre remarque de H : dans cette eglise, dans une petite chapelle laterale, il y a une croix miraculeuse qui grandit constamment vers le plafond! Ils ont ete obliges de la "bracer" pour proteger le plafond de l'eglise! Ca fait qu'elle ne grandit plus! Mais elle fait toujours l'objet d'une grande devotion. Il y a une madame qui trouvait qu'on etait passe trop vite a cote et qui nous a dit de retourner et d'aller voir a l'arriere de la chapelle, ou tous les pelerins touchent a un morceau de la croix!)
Autre phénomène unique au Goa, du moins à date, on trouve des bars à tous les coins de rue. Ils sont aussi accompagnés d'un comptoir de vente, comme à la SAQ. Ici l'alcool se prend fièrement, sans cachette. Influence du catholicisme? (Autre remarque de H : On parle des hommes ici. J'ai jamais vu une femme indienne dans un bar ni meme en train de boire de l'alcool!)
Je dois vous quitter faute de temps d'antenne. A bientôt.
Nous voici de retour sur la plage après une intermède de 4 jours pour visiter le site archéologique de Hampi, au Karnataka (tout près de Hospet, à peu près au centre de l'État, à l'est de la capitale du Goa, Panaji (ou Panjim, sur les cartes plus anciennes)), pour ceux et celles qui veullent le trouver sur la carte. Hélène va vous en parler dans son blogue d'aujourd'hui.
Notre voyage vers Hampi s'est fait en autobus, de nuit, pour l'aller, à partir de Panaji et le retour en train, de jour. Mais on est revenu à Margao (souvent écrit Magdaon), la grande ville de Goa. Le projet initial etait de visiter les deux plages qui semblaient être les plus tranquilles au sud de Goa, mais on a décidé de concentrer notre étape repos sur une seule plage, de façon à perdre moins de temps en déplacement. On a choisi la plage de Benaulim à une dizaine de km de Margao. On s'est d'abord installe dans un "Guest House" du village, mais la marche pour rejoindre le sable est trop longue. On se déplace donc après notres session internet, vers un "Resort", sur la plage, accessible uniquement à pied!! On y passe 6 jours à ne rien foutre d'autre que la "farniente".
Il se nomme "C.Roque"! Ne me demandez pas ce que ça signifie! Hélène hésitait croyant que c'était le Croque. Mai finalement on a décidé de déménager parce qu'on y trouve de magnifiques palmiers fabriquant d'ombre, tout juste à côté du sable fin de la plage. Donc possibilité de courir à l'eau sans se faire frire. Faut dire qu'à Arambol on y a goûté. D'habitude on est très prudent face au soleil. Malgré nos nombreuses expériences de coup de soleil hypocrites, attrapés sur la plage balayée par un vent frais qui camoufle la brulure, entre autres à l'Ile de mon prince, la journée de plage à l'ombre d'un parasol, s'est transformee en session de création de homard bouilli. Nos premières journées à Hampi ont donc été un peu douleureuses pour les épaules. Mais on s'en est remis et on est prêt à recommencer l'aventure de la plage...
A Benaulim la plage est à perte de vue. Il y en a pour une dizaine de kilomètres. Immensément large itou. Sable fin, coquillages et tout et tout. Très "laid back" comme ils disent dans Lonely Planet, surtout qu'avec notre arrivée la moyenne d`âge a baisse sensiblement. Plus "laid back" que cela on deviederait inerte. Beaucoup d'Allemands, de Scandinaves. Pas un Canadien à l'horizon. Les gens sont d'ailleurs un peu surpris de voir qu'on vient du Québec.
La pression est pas mal moins forte ici. Les Goanais sont différents des autres indiens. La religion bien sûr (ils sont en majorite catholiques) et l'influence portugaise. On a pas vraiment l'impression d'être en Inde. Surtout sur la plage. A Panaji on voyait de temps en temps des saris, mais la majorite des femmes sont habillees a l'occidentale. On y mange des fruits de mer et des poissons cuits à la portugaise, ce qui nous change des menus végétariens indiens habituels. On s'est promené, à Panaji, dans des ruelles qui ressemblaient à celles qu'on retrouve dans les villes méditérannéennes. Des églises catholiques un peu partout.
Tout près de Panaji on a visité "Old Goa", un site du patrimoine mondial où on a vu un monastère franciscain, une cathédrale et une basilique, du "Bom Jesu". Comme architecture cela ressemblait à l'église construite par Cortez tout près de Tampico au Mexique. A la basilique on a pu observer les restes de Saint François Xavier, disciple de Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, décédé en Asie. J'aurais dû dire les restes des restes puisque la plus grande partie de son corps est éparpillée dans des églises à travrs le monde (par des chasseurs et des vendeurs de reliques). A tous les 10 ans on expose les reliques au publique. On a raté la prochaine par 12 mois environ. Avoir su! A la dernière exposition, il y a avait ici plus de 1 million de fidèles pour observer le phénomène de conservation unique dans les annales de la thanatologie.(remarque de Helene: c'est vraiment ecoeurant! Je me demande ce qu'en pensent les Hindous ou les Musulmans qui visitent ce site!) (Autre remarque de H : dans cette eglise, dans une petite chapelle laterale, il y a une croix miraculeuse qui grandit constamment vers le plafond! Ils ont ete obliges de la "bracer" pour proteger le plafond de l'eglise! Ca fait qu'elle ne grandit plus! Mais elle fait toujours l'objet d'une grande devotion. Il y a une madame qui trouvait qu'on etait passe trop vite a cote et qui nous a dit de retourner et d'aller voir a l'arriere de la chapelle, ou tous les pelerins touchent a un morceau de la croix!)
Autre phénomène unique au Goa, du moins à date, on trouve des bars à tous les coins de rue. Ils sont aussi accompagnés d'un comptoir de vente, comme à la SAQ. Ici l'alcool se prend fièrement, sans cachette. Influence du catholicisme? (Autre remarque de H : On parle des hommes ici. J'ai jamais vu une femme indienne dans un bar ni meme en train de boire de l'alcool!)
Je dois vous quitter faute de temps d'antenne. A bientôt.
2003/11/20
Retour sur le Rajasthan
On a fini par reussir a mettre quelques photos du Rajasthan. On n'a pas fini, mais on arrete, compte tenu qu'on a une grosse nuit d'autobus devant nous ce soir. On se rend a Hampi pour visiter des temples qui datent de l'antiquite. On va tenter de finir les photos du Rajasthan dans les prochains jours. A suivre.
On a fini par reussir a mettre quelques photos du Rajasthan. On n'a pas fini, mais on arrete, compte tenu qu'on a une grosse nuit d'autobus devant nous ce soir. On se rend a Hampi pour visiter des temples qui datent de l'antiquite. On va tenter de finir les photos du Rajasthan dans les prochains jours. A suivre.
2003/11/15
Tchou-tchou et gueling-guelang
De tous les moyens de transport la nuit, en Inde, c'est décidément le train en classe ''A-C, three tiers'' qui est le plus agréable! Air-climatisé et une couchette. Moins grande que celles de la classe ''Two tiers'', mais pas mal plus stable que la couchette de l'autobus. On y a passé 12 heures confortablement. L'air climatisé faisait en sorte qu'on appréciait les deux draps et la couverture de laine inclus. Heureusemet que j'ai mis mes bouchons! Hélène, en observatrice chevronnée m'avait fait remarquer qu'en plus de réduire les décibels ils avaient aussi le mérite de garder les oreilles au chaud, je ne sais trop pour quelles raisons. Même si j'ai eu froid de partout, je n'ai pas gelé des oreilles. Et pas trop poqué le lendemain.
Rendu à Thivim, une gare au nord du Goa, on a pris des autobus pour se rendre à Mapusa et un autre pour atteindre la mer à Arambol. Ce petit village de pêcheur nous a été conseillé par un jeune Américain en quête de gourou tantrique à Rishikesh, au tout début de notre voyage. C'est supposé être beaucoup moins "ravant" que les autres plages de Goa. De même que Palolem. Ce sont donc nos deux destinations plagières au Goa. On doit dire que le jeune amateur de sensations fortes avait bien raison. Arambol est très agréable. En plus nous arrivons au tout début de la saison touristique. Ce qui veut dire que les gens ont hâte de nous voir. On nous attend de partout. Et c'est encore un peu moins cher que ça ne le sera à Noël, la haute saison. Pas beaucoup de monde itou. Donc la plage nous appartient, à nous et aux pêcheurs...
Ici il fait très chaud. J'aurais pu intituler cette entrée Le fond de l'air est chaud... C'est tout le contraire de chez nous: le vent rend le fond de l'air frais encore plus frais. Ici le vent rend la température agréable. Dès qu'il tombe, elle monte. Ce matin, en revenant de la messe de 8 heure, on était tellement en sueur qu'on a dû prendre une douche. Pendant qu'on tentait de se rafraichir sous notre ventilateur, à côté, par notre fenêtre on voyait une trentaine de personnes qui s'activaient sur un chantier de construction: on coulait du ciment pour finir le toit d'une petite cabane. Très bien organisé. Des femmes et des hommes transportaient, sur leur tête, du ciment, du sable et du concassé vers un malaxeur. Le ciment prêt était vidé dans un bac. Trois hommes le mettaient dans des chaudières que d'autres se passaient en faissant la chaîne, dans l'échelle, jusque sur le toit. Ils ont fait cela jusqu'à ce que la toiture soit finie, ie vers 13h. Il devait faire au moins 35 c... Juste à les regarder, ça retardait notre rafraîchissement!
Oui on revenait de la messe de 8 heures! On visite bien les temples de toutes sortes, on a ben le droit de visiter une église catholique! On a même communié! Fallait bien. On aurait été les seuls à ne pas le faire. L`église était bondée. Deux à trois cents personnes. Pas juste des femmes non plus. Pas justes des vieux non plus. La moyenne d'âge devait être autour de 30-35 ans. (En nous comptant!) L'officiant ne dépassait pas 35, ainsi que celui qui a fait le deuxième sermon (oui, oui, deux sermons).
Très semblable à chez nous comme liturgie, à quelques détails près: discrimination sexuelle, les hommes d'un bord et les femmes de l'autres! On a failli créer un incident diplomatique quand Hélène a passé proche de s'asseoir du mauvais bord. Il y a bien sûr aussi le deuxième sermon. Le tout se déroulait en Konkanais, langue dominante au Goa. Les sermons étaient très intéressants: l'un portait sur la communication, vu que c'est la journée de la communication ici. L'autre sur la responsabilité. Si on le sait ce n'est pas parce qu'on a suivi un cours rapide de Konkanais mais bien parce qu'on y utilisait des mots anglais, comme "Internet", "casset player" etc, dans le premier cas et "responsability" dans le deuxième. Mais c'est surtout parce qu'on nous l'a traduit par la suite. Ce qui les rendait intéressants c'était surtout la gestuelle des prédicateurs. Ils parlaient comme des Indiens, même s'ils sont catholiques. Les mains bougent continuellement, les yeux et le visage sont encore plus expressifs que les Italiens qui discutent autour d'un verre de vin. Essayer de comprendre une langue qu'on ne connaît pas, juste par la gestuelle, est un exercice agréable, au point de rendre tolérable des sermons que je ne peux plus tolérer depuis l'age de 16 ans. Les hosties indiennes me semblent plus goûteuses que les nôtres. (Hosties masala?) Faut dire que je 'ai pas gouté dernièrement.
On reste encore une journée ou deux avant de se rendre dans la capitale du Goa : Panaji
Ite misa est!
De tous les moyens de transport la nuit, en Inde, c'est décidément le train en classe ''A-C, three tiers'' qui est le plus agréable! Air-climatisé et une couchette. Moins grande que celles de la classe ''Two tiers'', mais pas mal plus stable que la couchette de l'autobus. On y a passé 12 heures confortablement. L'air climatisé faisait en sorte qu'on appréciait les deux draps et la couverture de laine inclus. Heureusemet que j'ai mis mes bouchons! Hélène, en observatrice chevronnée m'avait fait remarquer qu'en plus de réduire les décibels ils avaient aussi le mérite de garder les oreilles au chaud, je ne sais trop pour quelles raisons. Même si j'ai eu froid de partout, je n'ai pas gelé des oreilles. Et pas trop poqué le lendemain.
Rendu à Thivim, une gare au nord du Goa, on a pris des autobus pour se rendre à Mapusa et un autre pour atteindre la mer à Arambol. Ce petit village de pêcheur nous a été conseillé par un jeune Américain en quête de gourou tantrique à Rishikesh, au tout début de notre voyage. C'est supposé être beaucoup moins "ravant" que les autres plages de Goa. De même que Palolem. Ce sont donc nos deux destinations plagières au Goa. On doit dire que le jeune amateur de sensations fortes avait bien raison. Arambol est très agréable. En plus nous arrivons au tout début de la saison touristique. Ce qui veut dire que les gens ont hâte de nous voir. On nous attend de partout. Et c'est encore un peu moins cher que ça ne le sera à Noël, la haute saison. Pas beaucoup de monde itou. Donc la plage nous appartient, à nous et aux pêcheurs...
Ici il fait très chaud. J'aurais pu intituler cette entrée Le fond de l'air est chaud... C'est tout le contraire de chez nous: le vent rend le fond de l'air frais encore plus frais. Ici le vent rend la température agréable. Dès qu'il tombe, elle monte. Ce matin, en revenant de la messe de 8 heure, on était tellement en sueur qu'on a dû prendre une douche. Pendant qu'on tentait de se rafraichir sous notre ventilateur, à côté, par notre fenêtre on voyait une trentaine de personnes qui s'activaient sur un chantier de construction: on coulait du ciment pour finir le toit d'une petite cabane. Très bien organisé. Des femmes et des hommes transportaient, sur leur tête, du ciment, du sable et du concassé vers un malaxeur. Le ciment prêt était vidé dans un bac. Trois hommes le mettaient dans des chaudières que d'autres se passaient en faissant la chaîne, dans l'échelle, jusque sur le toit. Ils ont fait cela jusqu'à ce que la toiture soit finie, ie vers 13h. Il devait faire au moins 35 c... Juste à les regarder, ça retardait notre rafraîchissement!
Oui on revenait de la messe de 8 heures! On visite bien les temples de toutes sortes, on a ben le droit de visiter une église catholique! On a même communié! Fallait bien. On aurait été les seuls à ne pas le faire. L`église était bondée. Deux à trois cents personnes. Pas juste des femmes non plus. Pas justes des vieux non plus. La moyenne d'âge devait être autour de 30-35 ans. (En nous comptant!) L'officiant ne dépassait pas 35, ainsi que celui qui a fait le deuxième sermon (oui, oui, deux sermons).
Très semblable à chez nous comme liturgie, à quelques détails près: discrimination sexuelle, les hommes d'un bord et les femmes de l'autres! On a failli créer un incident diplomatique quand Hélène a passé proche de s'asseoir du mauvais bord. Il y a bien sûr aussi le deuxième sermon. Le tout se déroulait en Konkanais, langue dominante au Goa. Les sermons étaient très intéressants: l'un portait sur la communication, vu que c'est la journée de la communication ici. L'autre sur la responsabilité. Si on le sait ce n'est pas parce qu'on a suivi un cours rapide de Konkanais mais bien parce qu'on y utilisait des mots anglais, comme "Internet", "casset player" etc, dans le premier cas et "responsability" dans le deuxième. Mais c'est surtout parce qu'on nous l'a traduit par la suite. Ce qui les rendait intéressants c'était surtout la gestuelle des prédicateurs. Ils parlaient comme des Indiens, même s'ils sont catholiques. Les mains bougent continuellement, les yeux et le visage sont encore plus expressifs que les Italiens qui discutent autour d'un verre de vin. Essayer de comprendre une langue qu'on ne connaît pas, juste par la gestuelle, est un exercice agréable, au point de rendre tolérable des sermons que je ne peux plus tolérer depuis l'age de 16 ans. Les hosties indiennes me semblent plus goûteuses que les nôtres. (Hosties masala?) Faut dire que je 'ai pas gouté dernièrement.
On reste encore une journée ou deux avant de se rendre dans la capitale du Goa : Panaji
Ite misa est!
2003/11/11
Bombai a quatre mains
Petite experience aujourd'hui. Chacun va ecrire ses impressions de Mumbai, avant le depart pour Goa demain soir.
Pas la moindre sculpture d'elephant sur Elephanta. J'aurais du lire mon Lonely plus attentivement. En fait il n'y en a plus! Des vivants non plus. Ce sont les Portugais qui ont nomme cette ile ainsi, a cause d'une formation rocheuse qui ressemblait a un elephant. Depui le roc s'est ecroule et les restants ont ete transporte au Victoria Gardens qu'on n'a pas le temps de visiter.
Plusieurs jours a arpenter les rues de la ville, a pied, en bus. Magnifique! Nos sandales ont vieilli beaucoup au cours de ces quatre jours. Mais elles sont bien contentes quand meme. On a magasine aussi. Mais pas achete grand chose , si ce n'est quelques chemises pour remplacer celle qui a ete liquidee. Fait reparer mes pantalons qui etaient plutot amoches depuis la chute a Rishikesh et l'attaque d'une selle de chameau plutot vetuste. Mes beaux pantalons francais sont maintenant des Bermudas. Je voulais les jeter, mais Helene m'a convaincu. Le tailleur de la rue est tellement bon pour faire des bas de pantalons que je lui ai demande de refaire les coutures des vetements punjabis que j'ai achetes et qui se defont tellement les coutures etaient botchees, une batche du vendredi apres-midi, j'imagine.
On a ete recu par une famille indienne samedi soir passe. Ce sont des amis de Pauline. Elle, Sudeshna, est physicienne, lui aussi mais Pathikrit ne fait plus de recherche en pysique: il travaille comme consultant en informatique. Ils ont un garcon de 18 ans qui etudie au College de Jesuite St-Xavier. Originaires de Kolkata, formes en partie dans les universites americaines, ils vivent dans le quartier le plus agreable de Mumbai, selon leurs propres dires. Le Tata Institue of Fundamental Research a ete fonde par M. Tata, un des typhons de la finance et de l'industrie indiens. Tata en Inde c'est comme Bombardier, la Caisse de depot, et Culinar en une seule institution. Tata produit de tout: des fardiers, des autos, des bus, du the, etc... On voit ce nom partout. Un stationnement c'est presque toujours un paquet de Tata! Le hic c'est que Tata, la famille, pas la cie, n'est pas hindou.
Ce sont des Parsi, ou des Iraniens, emigres en Inde suite a la conquete de l'Iran par l'Islam. Les Zoroastriens ont fui pour eviter la persecution. Une belle legende que je vous raconte comme Pat me l'a racontee en deambulant sur le bord de la mer longeant l'Institut. Les Parsis arrives au Gujarat,
le royaume au nord du Maharastra, ou est situe Mumbai. Le roi du Gujarat veut faire comprendre aux nouveaux arrivants que le pays n'est pas assez grand pour les recevoir. Il presente un verre de lait, plein a ras-bord: plus de place! Le chef des Iraniens, probablement un Tata, la legende ne le dit pas, veut prouver que leur presence n'est pas menacante: il met du sucre dans le lait, voulant signifier qu'ils ne prendraient pas de place, et qu'en plus ils adouciraient le pays! Et selon plusieurs, les moins critiques, faut dire, c'est ce que font les Tatas depuis ce temps.
Sur ce je vous dit tata. Prochain texte du Goa. Je vous dirai si on a aime le film bolywoodien.
Petite experience aujourd'hui. Chacun va ecrire ses impressions de Mumbai, avant le depart pour Goa demain soir.
Pas la moindre sculpture d'elephant sur Elephanta. J'aurais du lire mon Lonely plus attentivement. En fait il n'y en a plus! Des vivants non plus. Ce sont les Portugais qui ont nomme cette ile ainsi, a cause d'une formation rocheuse qui ressemblait a un elephant. Depui le roc s'est ecroule et les restants ont ete transporte au Victoria Gardens qu'on n'a pas le temps de visiter.
Plusieurs jours a arpenter les rues de la ville, a pied, en bus. Magnifique! Nos sandales ont vieilli beaucoup au cours de ces quatre jours. Mais elles sont bien contentes quand meme. On a magasine aussi. Mais pas achete grand chose , si ce n'est quelques chemises pour remplacer celle qui a ete liquidee. Fait reparer mes pantalons qui etaient plutot amoches depuis la chute a Rishikesh et l'attaque d'une selle de chameau plutot vetuste. Mes beaux pantalons francais sont maintenant des Bermudas. Je voulais les jeter, mais Helene m'a convaincu. Le tailleur de la rue est tellement bon pour faire des bas de pantalons que je lui ai demande de refaire les coutures des vetements punjabis que j'ai achetes et qui se defont tellement les coutures etaient botchees, une batche du vendredi apres-midi, j'imagine.
On a ete recu par une famille indienne samedi soir passe. Ce sont des amis de Pauline. Elle, Sudeshna, est physicienne, lui aussi mais Pathikrit ne fait plus de recherche en pysique: il travaille comme consultant en informatique. Ils ont un garcon de 18 ans qui etudie au College de Jesuite St-Xavier. Originaires de Kolkata, formes en partie dans les universites americaines, ils vivent dans le quartier le plus agreable de Mumbai, selon leurs propres dires. Le Tata Institue of Fundamental Research a ete fonde par M. Tata, un des typhons de la finance et de l'industrie indiens. Tata en Inde c'est comme Bombardier, la Caisse de depot, et Culinar en une seule institution. Tata produit de tout: des fardiers, des autos, des bus, du the, etc... On voit ce nom partout. Un stationnement c'est presque toujours un paquet de Tata! Le hic c'est que Tata, la famille, pas la cie, n'est pas hindou.
Ce sont des Parsi, ou des Iraniens, emigres en Inde suite a la conquete de l'Iran par l'Islam. Les Zoroastriens ont fui pour eviter la persecution. Une belle legende que je vous raconte comme Pat me l'a racontee en deambulant sur le bord de la mer longeant l'Institut. Les Parsis arrives au Gujarat,
le royaume au nord du Maharastra, ou est situe Mumbai. Le roi du Gujarat veut faire comprendre aux nouveaux arrivants que le pays n'est pas assez grand pour les recevoir. Il presente un verre de lait, plein a ras-bord: plus de place! Le chef des Iraniens, probablement un Tata, la legende ne le dit pas, veut prouver que leur presence n'est pas menacante: il met du sucre dans le lait, voulant signifier qu'ils ne prendraient pas de place, et qu'en plus ils adouciraient le pays! Et selon plusieurs, les moins critiques, faut dire, c'est ce que font les Tatas depuis ce temps.
Sur ce je vous dit tata. Prochain texte du Goa. Je vous dirai si on a aime le film bolywoodien.
2003/11/08
2003/11/06
New york en Inde
La grande ville!!! Depuis hier je me sens comme a New York.
Un long voyage pour y arriver: 19h de bus. Pour moi c'est un record personnel, pas encore homologue, mais j'ai l'impression que ca ne sera pas long. Si ce fut si long c'est a cause d'un enorme bouchon, une immense "confiture de trafic" comme disait mon ami K. D., c'est-a-dire qu'on est arrete pendant 3 h sur une autoroute en construction. Deja cela, ca m'a fait penser a New York. En entrant itou. Des banlieus pendant des kilometres. Des camions et des autobus a perte de vue... Petite difference assez remarquable, tout de meme: la quantite de bidon-ville. Mais le meme feeling: celui d'entrer dans une metropole, une mega-city.
Nous avons trouve un hotel dans le quartier le plus touristique, Colaba. Un vieil edifice de type colonial. Notre chambre a 4 lits simples, ce qui n'est pas necessairement facile pour le couple. Mais ce qui impressionne le plus c'est la hauteur du plafond, environ 20 pieds, et les trois fenetres qui nous permettent de respier tres agreablement malgre la chaleur suffoquante (au Sageunay on parlerait de canicule. Ici c'est l'hiver). Des arbres immenses bordent les rues. On est a quelques pas de la mer d'Arabie, de la Gateway of India et de l'hotel Taj Mahal, qui saluait le depart du Prince Charles, quand on est passe devant, hier soir. (C'est curieux comme les grands nous suivent, Charles, Chretien! Qui d'autres. Je parie que Bush va nous attendre a Bali.)
On a reussi un exploit extraordinaire aujourd'hui: acheter un billet de train sans l'aide de personne. (On avait tout de meme les conseils de Lonely Planet.) C'est tres difficile en Inde parce qu'il faut tout savoir, en plus d'etre patient pour attendre dans des files interminables. Il faut connaitre le nom du train, son heure de depart, le type de classe qu'on veut et des tas d'autres choses... tout cela a l'air facile, mais il faut lire les affiches, remplir le papier, se presenter au guichet, ne pas perdre patience quand il faut recommencer, corriger un detail qu'on ne pensait pas important. Mais on a reussi. On etait tellement fier qu'on est parti prendre une biere au bar, juste a cote de la gare. (Meme en Inde, il y a des bars a cote de la gare.)
Apres on a fait ce qu'on fait a New York, on a marche. Toute la journee. Comme a New York aussi, ici il y a des taxis. Ils sont noirs et jaunes cependant. Et on n'a pas encore ose les prendre. Demain peut-etre. On a vu des jeunes qui jouaient au criquet dans un parc, des millions de personnes qui sortaient des banques et qui marchaient sur Mahatma Gandhi Drive, presque Fifth Avenue! Du street food partout. Tellement allechant qu'on en a mange. Des assiettes de fruits et de legumes avec un assaisonement qui vous met l'eau a la bouche: annanas, melons d'eau, bananes, mangues, concombres, carottes et dates!!! Et tout cela servi dans une assiette en porcelaine. On ne s'en est rendu compte que 500 metres plus loin. Il a fallut revenir sur nos pas pour rapporter l'assiette. On n'etait tout de meme pas pour les jeter dans la rue ;0)
Des bouquinistes le long de la rue aussi. On se retient pour ne rien acheter. Ils nous reste encore quelques titres a liberer.
On a aussi visiter le fashion district. C'est en fait une serie d'etals qui vendent des vetements a bon marche. J'ai achete deux chemises pour remplacer celle que j'ai du jeter parce qu'elle avait trop ete malmenee par les services de buanderie des hotels qu'on a visites. Surprise: c'est illegal d'essayer les vetements. Du moins c'est ce que tous les vendeurs m'ont dit. Apres avoir refuse d'acheter a 5 echopes differentes, je me suis decide a en acheter deux a l'aveugle. Elles sont tres belles. Mais, meme si elles ont l'air de me faire, une fois essayees, elles ne me font pas. Heureusement qu'Helene est la pour en profiter: elles lui vont a merveille. Demain je vais devoir m'en acheter une vraie, dans un vrai magasin.
Demain on visite l'ile Elephanta: l'equivalent de Ellis Island, sans la statue de la liberte. Mais il y a des statues d'elephants. J'imagine qu'ils vont etre blancs.
La grande ville!!! Depuis hier je me sens comme a New York.
Un long voyage pour y arriver: 19h de bus. Pour moi c'est un record personnel, pas encore homologue, mais j'ai l'impression que ca ne sera pas long. Si ce fut si long c'est a cause d'un enorme bouchon, une immense "confiture de trafic" comme disait mon ami K. D., c'est-a-dire qu'on est arrete pendant 3 h sur une autoroute en construction. Deja cela, ca m'a fait penser a New York. En entrant itou. Des banlieus pendant des kilometres. Des camions et des autobus a perte de vue... Petite difference assez remarquable, tout de meme: la quantite de bidon-ville. Mais le meme feeling: celui d'entrer dans une metropole, une mega-city.
Nous avons trouve un hotel dans le quartier le plus touristique, Colaba. Un vieil edifice de type colonial. Notre chambre a 4 lits simples, ce qui n'est pas necessairement facile pour le couple. Mais ce qui impressionne le plus c'est la hauteur du plafond, environ 20 pieds, et les trois fenetres qui nous permettent de respier tres agreablement malgre la chaleur suffoquante (au Sageunay on parlerait de canicule. Ici c'est l'hiver). Des arbres immenses bordent les rues. On est a quelques pas de la mer d'Arabie, de la Gateway of India et de l'hotel Taj Mahal, qui saluait le depart du Prince Charles, quand on est passe devant, hier soir. (C'est curieux comme les grands nous suivent, Charles, Chretien! Qui d'autres. Je parie que Bush va nous attendre a Bali.)
On a reussi un exploit extraordinaire aujourd'hui: acheter un billet de train sans l'aide de personne. (On avait tout de meme les conseils de Lonely Planet.) C'est tres difficile en Inde parce qu'il faut tout savoir, en plus d'etre patient pour attendre dans des files interminables. Il faut connaitre le nom du train, son heure de depart, le type de classe qu'on veut et des tas d'autres choses... tout cela a l'air facile, mais il faut lire les affiches, remplir le papier, se presenter au guichet, ne pas perdre patience quand il faut recommencer, corriger un detail qu'on ne pensait pas important. Mais on a reussi. On etait tellement fier qu'on est parti prendre une biere au bar, juste a cote de la gare. (Meme en Inde, il y a des bars a cote de la gare.)
Apres on a fait ce qu'on fait a New York, on a marche. Toute la journee. Comme a New York aussi, ici il y a des taxis. Ils sont noirs et jaunes cependant. Et on n'a pas encore ose les prendre. Demain peut-etre. On a vu des jeunes qui jouaient au criquet dans un parc, des millions de personnes qui sortaient des banques et qui marchaient sur Mahatma Gandhi Drive, presque Fifth Avenue! Du street food partout. Tellement allechant qu'on en a mange. Des assiettes de fruits et de legumes avec un assaisonement qui vous met l'eau a la bouche: annanas, melons d'eau, bananes, mangues, concombres, carottes et dates!!! Et tout cela servi dans une assiette en porcelaine. On ne s'en est rendu compte que 500 metres plus loin. Il a fallut revenir sur nos pas pour rapporter l'assiette. On n'etait tout de meme pas pour les jeter dans la rue ;0)
Des bouquinistes le long de la rue aussi. On se retient pour ne rien acheter. Ils nous reste encore quelques titres a liberer.
On a aussi visiter le fashion district. C'est en fait une serie d'etals qui vendent des vetements a bon marche. J'ai achete deux chemises pour remplacer celle que j'ai du jeter parce qu'elle avait trop ete malmenee par les services de buanderie des hotels qu'on a visites. Surprise: c'est illegal d'essayer les vetements. Du moins c'est ce que tous les vendeurs m'ont dit. Apres avoir refuse d'acheter a 5 echopes differentes, je me suis decide a en acheter deux a l'aveugle. Elles sont tres belles. Mais, meme si elles ont l'air de me faire, une fois essayees, elles ne me font pas. Heureusement qu'Helene est la pour en profiter: elles lui vont a merveille. Demain je vais devoir m'en acheter une vraie, dans un vrai magasin.
Demain on visite l'ile Elephanta: l'equivalent de Ellis Island, sans la statue de la liberte. Mais il y a des statues d'elephants. J'imagine qu'ils vont etre blancs.
2003/11/04
Hindouisme
Mon ami Kanwar Dhananjai Singh, dit K. D., notre guide à Darhamsala, devenu blogueur, eu la gentillesse de me faire remarquer quelques erreurs dans mes explications des incarnations de Vishnu. Je vais faire les corrections qui s'imposent. Pour toutes questions je vous réfère à son tout nouveau blogue intitulé Karmyog - Hinduism. Je vais mettre le lien vers son blogue dans la colonne de droite.
Deux mois déjà que nous sommes en Inde. On se demandait si on "tofferait" deux semaines, avant notre départ. Là on commence à se demander si on ne renouvelerait pas notre visa qui se termine en janvier. Rien de décidé encore pour ce qui adviendra après cette date. Ce qui est certain par contre c'est que nous quittons Udaipur et le Rajasthan aujourd'hui. On a bien aimé notre séjour. En plus on est en pleine forme après ces quelques jours de repos. On a même des fourmis dans les jambes. On va peut-être en avoir encore plus demain matin puisqu'on a environ 16 heures d'autobus à faire. Heureusement que cette fois on va être à l`horizontal: en Inde il existe des autobus avec couchettes! On va essager cela ce soir.
Prochaine destinations: Mumbai pour quelques jours, ensuite Goa, Kerala, Tamil Nadu (ces trois dernies noms faisant référence à des États du sud de l'Inde. On devrait être rendu à la pointe la plus au sud autour de la période des fêtes.
Namaste
Mon ami Kanwar Dhananjai Singh, dit K. D., notre guide à Darhamsala, devenu blogueur, eu la gentillesse de me faire remarquer quelques erreurs dans mes explications des incarnations de Vishnu. Je vais faire les corrections qui s'imposent. Pour toutes questions je vous réfère à son tout nouveau blogue intitulé Karmyog - Hinduism. Je vais mettre le lien vers son blogue dans la colonne de droite.
Deux mois déjà que nous sommes en Inde. On se demandait si on "tofferait" deux semaines, avant notre départ. Là on commence à se demander si on ne renouvelerait pas notre visa qui se termine en janvier. Rien de décidé encore pour ce qui adviendra après cette date. Ce qui est certain par contre c'est que nous quittons Udaipur et le Rajasthan aujourd'hui. On a bien aimé notre séjour. En plus on est en pleine forme après ces quelques jours de repos. On a même des fourmis dans les jambes. On va peut-être en avoir encore plus demain matin puisqu'on a environ 16 heures d'autobus à faire. Heureusement que cette fois on va être à l`horizontal: en Inde il existe des autobus avec couchettes! On va essager cela ce soir.
Prochaine destinations: Mumbai pour quelques jours, ensuite Goa, Kerala, Tamil Nadu (ces trois dernies noms faisant référence à des États du sud de l'Inde. On devrait être rendu à la pointe la plus au sud autour de la période des fêtes.
Namaste
2003/10/31
Diwali ou Noël au Rajasthan
Le 25 octobre était jour de fête en Inde. Diwali est l'équivalent de Noël et du jour de l'an, en une seule journée. On l'a fêté à Jaisalmer, la veille de notre safari. On s'y préparait depuis quelques jours déjà.
Vu qu'on pensait à une similitude avec Noël plutôt qu'avec le Jour de l'An, on avait acheté des petits cadeaux et des sucreries pour nos deux compagnons de routes. (On leur a donné un petit collier aux vertus magiques que nous avait recommandé un gourou de Pushkar, le jour de notre bénédiction. Mais comme il fallait renoncer à l'alcool et à la viande, nos compagnons étaient eux aussi plutôt hésitants. On a donc penser leur offrir des colliers protecteurs pour alcoolique/carnivore anonyme, bénis par un gourou un peu retors. On a bien rigolé au cours du souper à ce sujet.)
Mais le principal des préparatifs a été concentré sur l'achat de feux d'artifices. On a commencé à en acheter à Jaipur! Et comme notre hotel, le Paradise Hotel est situé sur les palissades du fort, on pensait que ce serait assez spectaculaire de faire sauter nos pétards et nos feux sur le toit de l'hotel. Et ça été magnifique!!! Pradeep est resté un vrai "gamin", comme disait les françaises que le regardaient aller d'un pétard à l'autre. Il nous en a donc mis plein la vue et les oreilles. On en a fait sauter pendant un bon 30 minutes. Et on a regardé ceux de la ville pendant un autre 30 minutes. Le reste de la nuit a été passé à essayer de ne plus les entendre!
Cette fête est celle de la nouvelle année lunaire hindoue. Dès la tombée du jour, chacun se retire dans sa maison pour faire des prières pour implorer la déesse Laxmi. On allume des lampes et des bougies qui place aux 4 coins de la maison et, en fait, tout autour de la propriété. Ces lumières servent à la guider vers l'intérieur pour que la maison soit prospère tout au long de la prochaine année.
Un spectacle assez extraordinaire, du haut de ce fort magnifique qui date du XIVe siècle. A nos pieds toute la ville illuminée. Au loin dans le jour on voit le désert. Au lever du soleil c'est magnifique, surtout à travers les fenètres aux arabesques persanes. Les feux d'artifices sont très différents de chez nous où c'est toujours quelque chose d'organisé publiquement. Ici c'est l'initiative privée bord en bord. Ce qui fait que les feux jaillissent un peu partout, quand bon leur semble, sans plan, sans musique, sans foule qui fait des ooohhhh! et des aaaaahhhhh! quand c'est vraiment impressionnant. Ici chacun y va selon ses moyens et son inspiration. Et ça dure toute la nuit. Et ça dure en fait toute la semaine. Dans le jour les enfants passent leur temp à faire péter des bombes de toutes sortes de calibres. Quelques'unes presqu'aussi dures pour les tympans qu'un concert d'Éric Lapointe, surtout quand elles étaient bien placées, entre deux murets de l'enceinte du fort.
Le lendemain de la fête c'était pour nous jour de safari. Les gens qu'on rencontrait nous disaient encore "Happy Diwali" et les enfants des oasis faisaient eux aussi sauter des pétards de différents calibres. Coucher dans le désert, après le coucher du soleil, on voyait les feux d'artifices que les gens du village situés à plusieurs kilomètres lançaient pour saluer la nouvelle année en rivalisant avec les étoiles filantes. A un certain moment on a presque eu peur, n'étant qu'à une trentaine de kilomètres du Pakistan, en piquant à travers le désert du Thar. Mais on nous a vite rassuré et on a pu continuer à regarder les étoiles en toute sérénité.
Le 25 octobre était jour de fête en Inde. Diwali est l'équivalent de Noël et du jour de l'an, en une seule journée. On l'a fêté à Jaisalmer, la veille de notre safari. On s'y préparait depuis quelques jours déjà.
Vu qu'on pensait à une similitude avec Noël plutôt qu'avec le Jour de l'An, on avait acheté des petits cadeaux et des sucreries pour nos deux compagnons de routes. (On leur a donné un petit collier aux vertus magiques que nous avait recommandé un gourou de Pushkar, le jour de notre bénédiction. Mais comme il fallait renoncer à l'alcool et à la viande, nos compagnons étaient eux aussi plutôt hésitants. On a donc penser leur offrir des colliers protecteurs pour alcoolique/carnivore anonyme, bénis par un gourou un peu retors. On a bien rigolé au cours du souper à ce sujet.)
Mais le principal des préparatifs a été concentré sur l'achat de feux d'artifices. On a commencé à en acheter à Jaipur! Et comme notre hotel, le Paradise Hotel est situé sur les palissades du fort, on pensait que ce serait assez spectaculaire de faire sauter nos pétards et nos feux sur le toit de l'hotel. Et ça été magnifique!!! Pradeep est resté un vrai "gamin", comme disait les françaises que le regardaient aller d'un pétard à l'autre. Il nous en a donc mis plein la vue et les oreilles. On en a fait sauter pendant un bon 30 minutes. Et on a regardé ceux de la ville pendant un autre 30 minutes. Le reste de la nuit a été passé à essayer de ne plus les entendre!
Cette fête est celle de la nouvelle année lunaire hindoue. Dès la tombée du jour, chacun se retire dans sa maison pour faire des prières pour implorer la déesse Laxmi. On allume des lampes et des bougies qui place aux 4 coins de la maison et, en fait, tout autour de la propriété. Ces lumières servent à la guider vers l'intérieur pour que la maison soit prospère tout au long de la prochaine année.
Un spectacle assez extraordinaire, du haut de ce fort magnifique qui date du XIVe siècle. A nos pieds toute la ville illuminée. Au loin dans le jour on voit le désert. Au lever du soleil c'est magnifique, surtout à travers les fenètres aux arabesques persanes. Les feux d'artifices sont très différents de chez nous où c'est toujours quelque chose d'organisé publiquement. Ici c'est l'initiative privée bord en bord. Ce qui fait que les feux jaillissent un peu partout, quand bon leur semble, sans plan, sans musique, sans foule qui fait des ooohhhh! et des aaaaahhhhh! quand c'est vraiment impressionnant. Ici chacun y va selon ses moyens et son inspiration. Et ça dure toute la nuit. Et ça dure en fait toute la semaine. Dans le jour les enfants passent leur temp à faire péter des bombes de toutes sortes de calibres. Quelques'unes presqu'aussi dures pour les tympans qu'un concert d'Éric Lapointe, surtout quand elles étaient bien placées, entre deux murets de l'enceinte du fort.
Le lendemain de la fête c'était pour nous jour de safari. Les gens qu'on rencontrait nous disaient encore "Happy Diwali" et les enfants des oasis faisaient eux aussi sauter des pétards de différents calibres. Coucher dans le désert, après le coucher du soleil, on voyait les feux d'artifices que les gens du village situés à plusieurs kilomètres lançaient pour saluer la nouvelle année en rivalisant avec les étoiles filantes. A un certain moment on a presque eu peur, n'étant qu'à une trentaine de kilomètres du Pakistan, en piquant à travers le désert du Thar. Mais on nous a vite rassuré et on a pu continuer à regarder les étoiles en toute sérénité.
2003/10/27
A la belle etoile
Le Rajasthan est aussi tres astronomique! On n'a pas pu resister a un petit safari dans le desert, a dos de dromadaire, meme si l'entreprise est essentiellement touristique. On est des touriste apres tout. Helene y pensait depuis longtemps. Sa mere avait vu cela a la tele. On y est alle. On ne regrette pas du tout, meme si les dunes n'etaient pas vraiment a la hauteur de nos attentes.
A Jaiselmer, les touristes sont convies a voir le desert. Toutes sortes d'expeditions sont possibles. On a opte pour le forfait d'une journee avec dodo dans le sable, et repas sur les dunes. On devait prendre deux jours, mais on a pense qu'un seul jour sous le soleil a dos de chameau devrait nous suffire, suite a quelques jours a tenter de se refraichir sur l'heure du midi, tellement la chaleur est intense ici. On ne l'a pas regrete non plus.
Le groupe s'est reuni dans le jardin de l'hotel Paradise: 4 autres personnes et nous. Les quatres autres femmes, en fait, ont opt/ pour le forfait deux jours, mais eux aussi en ont eu assez, vers 10h le lendemain, et tout le monde est revenu au paradis en meme temps.
Une ballade d'une trentaine de km en jeep pour se rendre au point de depart du safari. Rendu sur place on est accueilli comme de la visite rare. On se presente rapidement et hop tout le monde en selle. Le trajet prend ensuite deux heures environ avant la pause pour le diner sous un arbre, en plein milieu d'une riviere desechee. Pas grand chose d'autre a dire sur l'experience dromadairienne. C'est comme a Pushkar, sauf que je n'ai pas eu de probleme. Nos betes sont tres calmes, meme si le mien soufle tout le temps comme le vent dans une cheminee, sans compter les petarades assez nauseabondes de toutes la troupe, (de chameau, bien sur: y avait du methane dans le sentier.)
Le bivouac s'organise rapidement. On nous installe sur des tapis, a l'ombre. Le feu est parti tellement rapidement qu'on ne s'en est meme pas rendu compte. Un des chameliers s'occupe des legumes, un autre du the, les plus jeunes entravent les betes pour etre certains de les retrouver apres diner. Je croyais qu'on aurait un petit repas froid. Pas du tout. Un plat d'aloo gobi, un curry au patates et au chou fleur. Des chapatis fait a partir de la farine. Nous on cause avec nos compagnes de routes, deux francaises et deux allemandes.
Le diner prend environ 3 heures, sieste incluse. Faut dire qu'au soleil c'est insupportable. Rien ne bouge. Tout ce qu'il y a de vivant est allonge quelque part, la ou s'est le moins inconfortable.
Apres la sieste, les selles sont remises en place, tranquillement. Et on se remet en route pour une heure environ, jusqu'a un oasis, tout pres d'un village, ou les femmes venaient puiser l'eau a tour de role. Des saris aux couleurs flamboyantes. Des urnes de cuivres en equilibres sur leur tete. La vie de la femme n'a pas l'air facile dans ces petits villages non plus. Une bonne infrastructure de plomberie pourrait les liberer de ces corvees quotidiennes.
Vers 17h30 on s'arrete a nouveau, sur les dunes. La on etait vraiment content de voir qu'un petit debrouillard avait reussi a apporter jusque la quelques bonnes bouteilles de biere bien froides. Elles vallaient bien les Rs 80 qu'il demandait. Rafraichi, on peut monter sur la plus haute dune pour aller voir le coucher de soleil. Il y a deja 3 ou 4 autres touristes. Nous qui esperions aovir une idee du Sahara, nous avons ete decus. On pensait marcher en caravane sur des dunes pendant des km... Pas de chance. Le paysage traverse etait plutot semi-desertique. Pas d'arbre. Quelques arbustes. De la pierre, du sable. Il y avait quand meme des dunes. Le sable nous rentrait quand meme partout. Pour experimenter le Sahara, je crois qu'il va falloir y aller!
Pendant que nous reluquions le spectacle, les chameliers popotaient. Un autre repas complet, avec du riz en plus. Une cuisine assez simple comme gout, meme si elle necessite pas mal de debrouillardise sur un feu de camp dans le desert. Le soleil se couche vers les 18h30. Alors on a mange a la noirceur, une lampe frontale en position et l'affaire est ketchup. Un des chameliers vient nous accompagner pendant quelques minutes. Il joue de la bombarde! Il est tout surpris d'apprendre que c'est un instrument traditionnel de chez-nous aussi. Je me demande bien quelle origine commune ces 2 traditions peuvent bien avoir. Si quelqu'un en anthropologie ou autre chose a une idee, j'aimerais bien la connaitre.
Mais la ou on en a vraiment eu pour notre argent c'est de dormir a la belle etoile. C'etait ma premiere experience de dormir toute une nuit dehors, sans tente. Je ne pouvais m'empecher de me demander ce qu'il nous arriverait, si tout a coup il se mettait a pleuvoir en plein milieu de la nuit. Vieux reflex de quebecois qui n'a jamais dormi dans le desert! Vu que c'etait la nouvelle lune, il n'y avait que des etoiles. Quel spectacle. La voie lactee, toute etalee au dessus de nos tetes. Mars qui brillait encore tres fort. Et des milliards d'autre etoiles. Et des dizaines d'etoiles filantes. Je ne sais pas s'il y a ici l'equivalent de la nuit des Perseides, ou si c'est comme cela tous les soirs, mais il y en avait beaucoup et plusieurs qui traversaient toutes la voute celeste. Les constellations sont un peu vire de bord, mais pour quelqu'un comme moi qui n'y connait pas grand chose, ca n'enleve rien au spectacle. Et compte tenu qu'on dormait sur des matelas plutot minces, que le sable est plus dur qu'il n'en a l'air, j'ai pu, ainsi que les 5 autres personnes aussi, les observer presque durant toute la nuit. Je dormais un peu. Un bruit ou une bosse me reveillait. J'en profitait pour regarder le ciel. J'ai meme invente un jeu: Je n'avais pas le droit de fermer l'oeil avant d'avoir vu au moins une etoile filante.
Ce matin, meme branle bas: vers 6 heures une petite voix, celle d'Ali, le fils de 12 ans du chef chamelier, qui nous chuchote: Good morning, chai, chai. Il faisait froid, ce matin. On avait de grosses couvertures, nos chandails de laine et on endurait tout cela sans probleme. Mais la chaleur est revenue tres vite. Le retour s'est fait tranquillement aussi. Certains on fait un peu de courses avec leur betes. Nous on a prefere pas. Les regions lombaires preferaient y aller "slowly, slowly", comme disait Ali. On s'est concentre sur la maitrise des bruits de bouches qu'il faut faire pour conduir un dromadaire. Helene etait vraiment bonne pour imiter le cahemlier. Moi je n'osait pas, croyant que tout cela etait inutile. Mais non. On a reussi a les faire marcher assez vite, pour rattraper le groupe qui avait galope plus tot.
Plutot douleureux pour l'entre jambe. Je ne croyais pas les dromadaires si larges. Ca prend un assez large compas pour y etre a l'aise. Les 4 autres filles ont decide de faire comme nous et de couper la derniere partie du safari. Je crois qu'elles avaient le meme genre de probleme que nous.
Une bonne douche et une bonne biere ont fait des miracles. Nous sommes prets a essayer d'autres trucs de ce genre.
Plus que 4 jours au Rajasthan. On part demain pour Jodhpur et apres Udaipur
Le Rajasthan est aussi tres astronomique! On n'a pas pu resister a un petit safari dans le desert, a dos de dromadaire, meme si l'entreprise est essentiellement touristique. On est des touriste apres tout. Helene y pensait depuis longtemps. Sa mere avait vu cela a la tele. On y est alle. On ne regrette pas du tout, meme si les dunes n'etaient pas vraiment a la hauteur de nos attentes.
A Jaiselmer, les touristes sont convies a voir le desert. Toutes sortes d'expeditions sont possibles. On a opte pour le forfait d'une journee avec dodo dans le sable, et repas sur les dunes. On devait prendre deux jours, mais on a pense qu'un seul jour sous le soleil a dos de chameau devrait nous suffire, suite a quelques jours a tenter de se refraichir sur l'heure du midi, tellement la chaleur est intense ici. On ne l'a pas regrete non plus.
Le groupe s'est reuni dans le jardin de l'hotel Paradise: 4 autres personnes et nous. Les quatres autres femmes, en fait, ont opt/ pour le forfait deux jours, mais eux aussi en ont eu assez, vers 10h le lendemain, et tout le monde est revenu au paradis en meme temps.
Une ballade d'une trentaine de km en jeep pour se rendre au point de depart du safari. Rendu sur place on est accueilli comme de la visite rare. On se presente rapidement et hop tout le monde en selle. Le trajet prend ensuite deux heures environ avant la pause pour le diner sous un arbre, en plein milieu d'une riviere desechee. Pas grand chose d'autre a dire sur l'experience dromadairienne. C'est comme a Pushkar, sauf que je n'ai pas eu de probleme. Nos betes sont tres calmes, meme si le mien soufle tout le temps comme le vent dans une cheminee, sans compter les petarades assez nauseabondes de toutes la troupe, (de chameau, bien sur: y avait du methane dans le sentier.)
Le bivouac s'organise rapidement. On nous installe sur des tapis, a l'ombre. Le feu est parti tellement rapidement qu'on ne s'en est meme pas rendu compte. Un des chameliers s'occupe des legumes, un autre du the, les plus jeunes entravent les betes pour etre certains de les retrouver apres diner. Je croyais qu'on aurait un petit repas froid. Pas du tout. Un plat d'aloo gobi, un curry au patates et au chou fleur. Des chapatis fait a partir de la farine. Nous on cause avec nos compagnes de routes, deux francaises et deux allemandes.
Le diner prend environ 3 heures, sieste incluse. Faut dire qu'au soleil c'est insupportable. Rien ne bouge. Tout ce qu'il y a de vivant est allonge quelque part, la ou s'est le moins inconfortable.
Apres la sieste, les selles sont remises en place, tranquillement. Et on se remet en route pour une heure environ, jusqu'a un oasis, tout pres d'un village, ou les femmes venaient puiser l'eau a tour de role. Des saris aux couleurs flamboyantes. Des urnes de cuivres en equilibres sur leur tete. La vie de la femme n'a pas l'air facile dans ces petits villages non plus. Une bonne infrastructure de plomberie pourrait les liberer de ces corvees quotidiennes.
Vers 17h30 on s'arrete a nouveau, sur les dunes. La on etait vraiment content de voir qu'un petit debrouillard avait reussi a apporter jusque la quelques bonnes bouteilles de biere bien froides. Elles vallaient bien les Rs 80 qu'il demandait. Rafraichi, on peut monter sur la plus haute dune pour aller voir le coucher de soleil. Il y a deja 3 ou 4 autres touristes. Nous qui esperions aovir une idee du Sahara, nous avons ete decus. On pensait marcher en caravane sur des dunes pendant des km... Pas de chance. Le paysage traverse etait plutot semi-desertique. Pas d'arbre. Quelques arbustes. De la pierre, du sable. Il y avait quand meme des dunes. Le sable nous rentrait quand meme partout. Pour experimenter le Sahara, je crois qu'il va falloir y aller!
Pendant que nous reluquions le spectacle, les chameliers popotaient. Un autre repas complet, avec du riz en plus. Une cuisine assez simple comme gout, meme si elle necessite pas mal de debrouillardise sur un feu de camp dans le desert. Le soleil se couche vers les 18h30. Alors on a mange a la noirceur, une lampe frontale en position et l'affaire est ketchup. Un des chameliers vient nous accompagner pendant quelques minutes. Il joue de la bombarde! Il est tout surpris d'apprendre que c'est un instrument traditionnel de chez-nous aussi. Je me demande bien quelle origine commune ces 2 traditions peuvent bien avoir. Si quelqu'un en anthropologie ou autre chose a une idee, j'aimerais bien la connaitre.
Mais la ou on en a vraiment eu pour notre argent c'est de dormir a la belle etoile. C'etait ma premiere experience de dormir toute une nuit dehors, sans tente. Je ne pouvais m'empecher de me demander ce qu'il nous arriverait, si tout a coup il se mettait a pleuvoir en plein milieu de la nuit. Vieux reflex de quebecois qui n'a jamais dormi dans le desert! Vu que c'etait la nouvelle lune, il n'y avait que des etoiles. Quel spectacle. La voie lactee, toute etalee au dessus de nos tetes. Mars qui brillait encore tres fort. Et des milliards d'autre etoiles. Et des dizaines d'etoiles filantes. Je ne sais pas s'il y a ici l'equivalent de la nuit des Perseides, ou si c'est comme cela tous les soirs, mais il y en avait beaucoup et plusieurs qui traversaient toutes la voute celeste. Les constellations sont un peu vire de bord, mais pour quelqu'un comme moi qui n'y connait pas grand chose, ca n'enleve rien au spectacle. Et compte tenu qu'on dormait sur des matelas plutot minces, que le sable est plus dur qu'il n'en a l'air, j'ai pu, ainsi que les 5 autres personnes aussi, les observer presque durant toute la nuit. Je dormais un peu. Un bruit ou une bosse me reveillait. J'en profitait pour regarder le ciel. J'ai meme invente un jeu: Je n'avais pas le droit de fermer l'oeil avant d'avoir vu au moins une etoile filante.
Ce matin, meme branle bas: vers 6 heures une petite voix, celle d'Ali, le fils de 12 ans du chef chamelier, qui nous chuchote: Good morning, chai, chai. Il faisait froid, ce matin. On avait de grosses couvertures, nos chandails de laine et on endurait tout cela sans probleme. Mais la chaleur est revenue tres vite. Le retour s'est fait tranquillement aussi. Certains on fait un peu de courses avec leur betes. Nous on a prefere pas. Les regions lombaires preferaient y aller "slowly, slowly", comme disait Ali. On s'est concentre sur la maitrise des bruits de bouches qu'il faut faire pour conduir un dromadaire. Helene etait vraiment bonne pour imiter le cahemlier. Moi je n'osait pas, croyant que tout cela etait inutile. Mais non. On a reussi a les faire marcher assez vite, pour rattraper le groupe qui avait galope plus tot.
Plutot douleureux pour l'entre jambe. Je ne croyais pas les dromadaires si larges. Ca prend un assez large compas pour y etre a l'aise. Les 4 autres filles ont decide de faire comme nous et de couper la derniere partie du safari. Je crois qu'elles avaient le meme genre de probleme que nous.
Une bonne douche et une bonne biere ont fait des miracles. Nous sommes prets a essayer d'autres trucs de ce genre.
Plus que 4 jours au Rajasthan. On part demain pour Jodhpur et apres Udaipur
2003/10/22
Dromadaires et rats
Je ne pensais pas que le Rajasthan serait aussi faunique.
Hier, notre dernière journée à Pushkar, on ne pouvait laisser passer l'occasion d'une première promenade dans le désert en dromadaire. Cela aurait été une offense à la capitale mondiale du commerce dromadairien. Nous voilà donc, vers les 16 heures, en train de jouer à Laurence d'Arabie. J'ai aimé cela beaucoup plus que de jouer au maharaja à dos d'éléphant, même si j'ai eu plus de problème avec le chameau qu'avec le pachyderme.
Celui d'Hélène se nommait Raju. Calme. Serein que le sien. Le mien c'est strong>Pilot! Un jeune fringuant, la tête en l'air et le grognement rapide. Il fallait d'abord monter en selle. Pour ce faire il fallait que le dit dromadaire consente, avec l'aide de son maître, à s'agenouiller, même à s'a-plat-ventrer, ce qui ne fut pas facile. Mais quand même possible. Une fois en scelle, il faut savoir que ces bêtes vont finir par se lever debout. Ce qui se fait par étape: d'abord le devant, ce qui projette le "cavalier" vers l'arrière. Ensuite c'est l'arrière qui monte et c'est alors vers l'avant que le dit cavalier est propulsé. Le tout en un quart de seconde. Je sais maintenant exactement comment cela se passe, puisque mon jeune Pilot m'a fait le coup de la descente et de la remontée au moins vingt fois pendant l'excursion qui a duré environ deux heures. Je me sentais comme un fouet manié par un cornaque dément.
Pendant les 20 premières minutes, il n'arrêtait pas de grogner, comme le font les dromadaires. Sauf qu'il tournait toujours la tête vers moi, comme s'il voulait me mordre. J'avais beau demander au proprio, ce qui se passait, celui-ci faisait semblant que tout allait bien et que ce n'était que parce que mon Pilot était jeune et fringuant. Jusqu'à ce que Pilot se couche une fois pour toutes, visiblement décidé à na pas aller plus loin. Alors le maître décide de regarder à la selle pour voir s'il n'y aurait pas un problème. Après avoir ajouté un coussin de plus les grognements ont cessé et j'ai pu profité d'une petite ballade dans le désert, à la tombée du jour, avec Hélène, qui elle aussi avait des problème de selle, mais pas de chameau.
Une très agréable promenade. Un paysage semi-désertique en fait. En banlieu de Puhskar. Des arbres, des arbustes, du sable. Et puisque Pushkar est dans une cuvette, les montagnes, tout autour viennent délimiter l'horizon. Le soleil couchant ajoutait des teintes de rouges aux verts de la flore et aux jaunes du sable. (Commentaire de la correctrice : les couleurs sont-elles invariables? Qui peut m'aider?) Cette région est cultivée grâce à l'irrigation. Il y a du bétail: buffles, vaches, chèvres. Des gens nous saluaient, nous les touristes en nous disant tout ce qu'ils savaient en anglais: hello, good bye, etc.
Il y a deux choses qui font que le dromadaire est un moyen de transport plus agréable que l'éléphant: la démarche et l'allure.
Le fait que les dromadaires marchent comme des girafes et non pas comme la majorité des quadrupèdes leur donne un mouvement moins brusque pour celui qui est en selle. Les deux jambes d'un même côté avancent à peu près en même temps. C'est donc moins saccadé. Ce qui leur donne l'allure de ballerines, en plus. Même quand il traînent des charges monumentales, le dromadaire reste toujours éléguant.
Brèfle, ce fut tripant! Une préparation pour l'excursion de deux jours que nous voulons faire à Jaiselmer
Nous sommes maintenant à Bikaner, capitale du district du même nom. Plus on s'éloignait de Pushkar, plus le paysage devenait désertique. Ici on passe la gratte pour enlever le sable des routes, comme chez nous on enlève la neige.
25 km avant Bikaner il y a le temple de Karnimata à Deshnok. Ce temple est un hommage aux rats. Il y en a partout. Les gens leur apportent de la nourriture que les prêtres coupent et offrent aux rats. Ensuite, les pelerins se partagent ce qui reste de la bouffe. La légende veut qu'un sort ait été jeté sur la population de la ville par une déesse méchante. Tous les morts doivent être réincarnés en rats. On comprend alors pourquoi on les aime tant ces bestioles qui sont détestés par le reste de l`humanité. Les gens les traitent comme leurs ancetres! J'ai visité. J'ai pris des photos. Je n'ai pas partagé le lunch... Helene a renonce a la visite du temple et prefere aller boire un tchai a cote. D'autant plus qu'il faut toujours enlever nos chaussures pour entrer dans un temple hindou. Et les rats marchent sur nos pieds...
Yanick signalait dans son commentaire du 21 octobre qu'il avait fait une mise à jour de la carte de notre voyage. Les premiers jours de notre périple au Rajasthan sont tracés sur une deuxième carte. J'encourage tous les visuels et les autres aussi, à y faire un tour. Je me demande bien où tu trouves toutes ces icônes, Yanick. Est-ce que tu les dessines toi-même?
Je ne pensais pas que le Rajasthan serait aussi faunique.
Hier, notre dernière journée à Pushkar, on ne pouvait laisser passer l'occasion d'une première promenade dans le désert en dromadaire. Cela aurait été une offense à la capitale mondiale du commerce dromadairien. Nous voilà donc, vers les 16 heures, en train de jouer à Laurence d'Arabie. J'ai aimé cela beaucoup plus que de jouer au maharaja à dos d'éléphant, même si j'ai eu plus de problème avec le chameau qu'avec le pachyderme.
Celui d'Hélène se nommait Raju. Calme. Serein que le sien. Le mien c'est strong>Pilot! Un jeune fringuant, la tête en l'air et le grognement rapide. Il fallait d'abord monter en selle. Pour ce faire il fallait que le dit dromadaire consente, avec l'aide de son maître, à s'agenouiller, même à s'a-plat-ventrer, ce qui ne fut pas facile. Mais quand même possible. Une fois en scelle, il faut savoir que ces bêtes vont finir par se lever debout. Ce qui se fait par étape: d'abord le devant, ce qui projette le "cavalier" vers l'arrière. Ensuite c'est l'arrière qui monte et c'est alors vers l'avant que le dit cavalier est propulsé. Le tout en un quart de seconde. Je sais maintenant exactement comment cela se passe, puisque mon jeune Pilot m'a fait le coup de la descente et de la remontée au moins vingt fois pendant l'excursion qui a duré environ deux heures. Je me sentais comme un fouet manié par un cornaque dément.
Pendant les 20 premières minutes, il n'arrêtait pas de grogner, comme le font les dromadaires. Sauf qu'il tournait toujours la tête vers moi, comme s'il voulait me mordre. J'avais beau demander au proprio, ce qui se passait, celui-ci faisait semblant que tout allait bien et que ce n'était que parce que mon Pilot était jeune et fringuant. Jusqu'à ce que Pilot se couche une fois pour toutes, visiblement décidé à na pas aller plus loin. Alors le maître décide de regarder à la selle pour voir s'il n'y aurait pas un problème. Après avoir ajouté un coussin de plus les grognements ont cessé et j'ai pu profité d'une petite ballade dans le désert, à la tombée du jour, avec Hélène, qui elle aussi avait des problème de selle, mais pas de chameau.
Une très agréable promenade. Un paysage semi-désertique en fait. En banlieu de Puhskar. Des arbres, des arbustes, du sable. Et puisque Pushkar est dans une cuvette, les montagnes, tout autour viennent délimiter l'horizon. Le soleil couchant ajoutait des teintes de rouges aux verts de la flore et aux jaunes du sable. (Commentaire de la correctrice : les couleurs sont-elles invariables? Qui peut m'aider?) Cette région est cultivée grâce à l'irrigation. Il y a du bétail: buffles, vaches, chèvres. Des gens nous saluaient, nous les touristes en nous disant tout ce qu'ils savaient en anglais: hello, good bye, etc.
Il y a deux choses qui font que le dromadaire est un moyen de transport plus agréable que l'éléphant: la démarche et l'allure.
Le fait que les dromadaires marchent comme des girafes et non pas comme la majorité des quadrupèdes leur donne un mouvement moins brusque pour celui qui est en selle. Les deux jambes d'un même côté avancent à peu près en même temps. C'est donc moins saccadé. Ce qui leur donne l'allure de ballerines, en plus. Même quand il traînent des charges monumentales, le dromadaire reste toujours éléguant.
Brèfle, ce fut tripant! Une préparation pour l'excursion de deux jours que nous voulons faire à Jaiselmer
Nous sommes maintenant à Bikaner, capitale du district du même nom. Plus on s'éloignait de Pushkar, plus le paysage devenait désertique. Ici on passe la gratte pour enlever le sable des routes, comme chez nous on enlève la neige.
25 km avant Bikaner il y a le temple de Karnimata à Deshnok. Ce temple est un hommage aux rats. Il y en a partout. Les gens leur apportent de la nourriture que les prêtres coupent et offrent aux rats. Ensuite, les pelerins se partagent ce qui reste de la bouffe. La légende veut qu'un sort ait été jeté sur la population de la ville par une déesse méchante. Tous les morts doivent être réincarnés en rats. On comprend alors pourquoi on les aime tant ces bestioles qui sont détestés par le reste de l`humanité. Les gens les traitent comme leurs ancetres! J'ai visité. J'ai pris des photos. Je n'ai pas partagé le lunch... Helene a renonce a la visite du temple et prefere aller boire un tchai a cote. D'autant plus qu'il faut toujours enlever nos chaussures pour entrer dans un temple hindou. Et les rats marchent sur nos pieds...
Yanick signalait dans son commentaire du 21 octobre qu'il avait fait une mise à jour de la carte de notre voyage. Les premiers jours de notre périple au Rajasthan sont tracés sur une deuxième carte. J'encourage tous les visuels et les autres aussi, à y faire un tour. Je me demande bien où tu trouves toutes ces icônes, Yanick. Est-ce que tu les dessines toi-même?
2003/10/21
PHOTOS Inde 2
J'ai reussi a mettre presque toutes les photos de la 2ieme serie que l'on a choisies dans cet album. Presque parce que j'ai deja atteint la limite des 30 megs de Yahoo. Le reste suivra plus tard, probablement apres la fin de la tournee du Rajasthan, compte tenu que le reste de la visite se fera assez rapidement et je ne crois pas avoir le temps d'aller beaucoup sur Internet. Surtout si on reussit a aller faire notre bivouac dans le desert a dos de dromadere. On m'a averti que l'Internet n'y est pas encore rendu. Je ne sais si j'aurai le temps de redresser celles qui sont "su'l'champ", comme disait mon pere, ni les erreurs dans les titres. M'enfin...
J'ai reussi a mettre presque toutes les photos de la 2ieme serie que l'on a choisies dans cet album. Presque parce que j'ai deja atteint la limite des 30 megs de Yahoo. Le reste suivra plus tard, probablement apres la fin de la tournee du Rajasthan, compte tenu que le reste de la visite se fera assez rapidement et je ne crois pas avoir le temps d'aller beaucoup sur Internet. Surtout si on reussit a aller faire notre bivouac dans le desert a dos de dromadere. On m'a averti que l'Internet n'y est pas encore rendu. Je ne sais si j'aurai le temps de redresser celles qui sont "su'l'champ", comme disait mon pere, ni les erreurs dans les titres. M'enfin...
2003/10/18
Photos de Chandigarh, du Monastere Delanji et de Dharamsala
Je suis en train de telecharger les photos deja gravees sur disque mais que je ne pouvais envoyer faute de site Internet avec des lecteurs de cd! Mais je ne peux pas encore graver sur disque les photos que j'ai dans l'appareil. J'espere pouvoir y arriver avant Mumbai.
Nous sommes presentement a Pushkar. Une ville sacree du Rajasthan. C'est aussi le lieu du plus grand "camel fair" au monde. Malheureusement cette foire n'aura lieu qu'en novembre. Nous avons un hotel extraordinaire. Un vrai bijou. Confort de luxe. Air climatise, piscine, frigo dans la chambre... On doit prendre quelques jours de repos avant de reprendre le "sight seeing" serieusement.
Ce soir on s'est fait benir par un gourou assez special. Il nous a fait toute une ceremonie pendant le coucher de soleil, devant le lac en plein centre ville de Pushkar. Tout autour du lac il y a des temples. On avait une vue magnifique. La ceremonie nous permet d'avoir un "Pushkar Passport" qui est en fait une petite corde nouee autour du poignet. Elle certifie que nous avons ete benis a Pushkar. Depuis ce temps plus personne ne va venir nous achaler pour nous benir a grand frais. Notre gourou nou a aussi donne un mantra personnel qui va nous assurer une bonne vie, a nous et a notre famille, si on remplit un certain nombre de conditions: ne pas manger de viande, ne pas boire d'alcool, reciter notre mantra a tous les matins. Demain on va le revoir. Il va nous remettre un collier avec une bille qui doit nous proteger encore plus. J'ai bien peur que je n'aurai pas une longue vie. Que voulez-vous. Ce sera pour la prochaine.
Bonne nuit, je vais tester mes hyper-liens. C'est vraiment avantageux d'avoir Internet dans l'hotel.
Je suis en train de telecharger les photos deja gravees sur disque mais que je ne pouvais envoyer faute de site Internet avec des lecteurs de cd! Mais je ne peux pas encore graver sur disque les photos que j'ai dans l'appareil. J'espere pouvoir y arriver avant Mumbai.
Nous sommes presentement a Pushkar. Une ville sacree du Rajasthan. C'est aussi le lieu du plus grand "camel fair" au monde. Malheureusement cette foire n'aura lieu qu'en novembre. Nous avons un hotel extraordinaire. Un vrai bijou. Confort de luxe. Air climatise, piscine, frigo dans la chambre... On doit prendre quelques jours de repos avant de reprendre le "sight seeing" serieusement.
Ce soir on s'est fait benir par un gourou assez special. Il nous a fait toute une ceremonie pendant le coucher de soleil, devant le lac en plein centre ville de Pushkar. Tout autour du lac il y a des temples. On avait une vue magnifique. La ceremonie nous permet d'avoir un "Pushkar Passport" qui est en fait une petite corde nouee autour du poignet. Elle certifie que nous avons ete benis a Pushkar. Depuis ce temps plus personne ne va venir nous achaler pour nous benir a grand frais. Notre gourou nou a aussi donne un mantra personnel qui va nous assurer une bonne vie, a nous et a notre famille, si on remplit un certain nombre de conditions: ne pas manger de viande, ne pas boire d'alcool, reciter notre mantra a tous les matins. Demain on va le revoir. Il va nous remettre un collier avec une bille qui doit nous proteger encore plus. J'ai bien peur que je n'aurai pas une longue vie. Que voulez-vous. Ce sera pour la prochaine.
Bonne nuit, je vais tester mes hyper-liens. C'est vraiment avantageux d'avoir Internet dans l'hotel.
2003/10/17
Marabouts, dromadaires, elephants et cobras
Parlons de faune un peu. Le voyage au Rajasthan est vraiment spectaculaire, cote faune.
A une centaine de kilometre de Delhi on commencait a voir des charettes tirees par des dromadaires le long de la route. On passait tellement rapidement que je n'avais pas le temps de les viser avec mon Kodak. J'avais deja rate 2 elephants a Delhi. Mais la je commence a comprendre pourquoi Pradeep, notre chaufeur ne ralentissait meme pas, malgre tout mes efforts de communication non verbale. On en voit tellement au Rajasthan que meme Helene ne les regarde presque plus. Mais d'abord Agra et le Taj Mahal.
La visite du Taj Mahal nous a vraiment marques. Je ne pensais pas que ce serait aussi beau. Generalement je trouve que l'architecture indienne est plutot kitsch. Mais la c'est vraiment extraordinaire. On est arrive tres tot le matin pour profiter du lever de soleil, de la fraicheur et du calme relatif avant la venue des excursions journalieres de Delhi. Malgre le fait qu'il en coute Rs 700 par visite pour les etrangers, il en vient quand meme des tonnes. On n'a pas du tout regrette d'avoir paye 50$ pour visiter cette "merveille du monde".
On a eu quelques problemes avec le guide qu'on a engage et surtout avec les vendeurs qui sont vraiment agressifs ici. Il semble en plus qu'ils le sont encore d'avantage au Rajasthan. Mais ca ne nous a pas gache le plaisir de regarder cette immense sculpture de marbre blanc. Une photo vaut mille mots. Je m'arrete donc ici d'essayer de decrire ce que nous avons vu. J'ai bien hate de vous faire voir celles qu'on a prises. Helas, ni a Delhi, ni a Jaipur ou nous sommes actuellement, nous n'avons pu trouver un cafe internet capable de les teledecharger. Alors c'est pour plus tard.
Le lendemain nous nous sommes rendus a Bharatpur dans l'etat du Rajasthan. Tout juste a cote il y a un des parcs nationaux les plus visites en Inde. Il s'agit d'un "bird sanctuary", un site declare "World Heritage" par l'Unesco. On s'y est promene a velo. En fait, il s'agissait de vielles becanes des annees 40 qui clopinaient tranquillement et qui demandaient beaucoup d'energie pour faire avancer. Une seule vitesse: tres lent. Heureusement que le terrain etait plat, que le sentier etait ombrage et que c'etait en fin d'apres-midi, donc un peu plus frais. (Le thermometre oscille autour de 30 depuis que nous sommes sortis des Himalayas.) On a vu surtout de la faune aquatique, compte tenu que le parc est un marecage. Le plus remarquable etant les Marabouts. Des dizaines, en train de nicher, les petits gros comme des dindes. Il y avait aussi des cigognes, des grues, des jabirus, des martins pecheurs avec la queue bleu phosphorescent, un paon. Des perroquets aussi, ceux memes que j'ai tente de photographier sans succes au Taj. Heureusement qu'on avait les jumelles de Louise. On a pu voir un aigle qu'un "birder" danois avait "spotte". Il etait perche, l'aigle, pas l'ornithologue scandinave, sur un arbre mort, majestueux, la poitrine rousse dans le soleil couchant. Malheureusment/heureusement, on n'a pu observer le seul et unique tigre qui habite aussi le parc. On etait pret a le recevoir. Helene et moi on tenait serieusement nos canifs. Et on a pris tres au serieux la directive du parc, ecrite noir sur blanc, qu'il n'est pas recommande de nourrir le tigre... (non ce n'etait pas marque comme cela, mais il y avait vraiment un avertissement nous prevenant des dangers decoulant de l'existence de ce fauve.)
Depuis nous sommes a Jaipur, capitale du Rajasthan. Cette journee a ete, elle aussi plutot faunique. On s'est rendu visiter deux forts construits par des empereurs "Mughals" (je ne connais pas l'equivalent francais) au XVIIe siecle environ. Devant le fort, un charmeur de serpent. Pradeep me fait signe de venir. Il me propose de mettre le cobra sur mes epaules pour prendre une belle photo devant le fort. Rs 50 c'est peu cher payer pour des emotions fortes. En fait je n'ai pas eu vraiment d'emotion. La photo est prise. Je vais certainement la montrer fierement. Mais ce n'etait pas grand chose. Je crois que le venim avait ete retire le matin meme. Mais il y a toujours le risque d'une piqure. M'enfin, je n'ai rien senti.
Les emotions sont venues un peu plus tard. On a joue au Marahaja et a la Maharani. Pour monter au fort on avait le choix entre marcher, prendre une jeep ou monter en elephant. On a choisi l'elephant. Tres agreable de se faire bercer par le roulis du pachiderme. Le cornac sont magnifiques avec leur turban rouge vif qui contraste avec leur vetements blancs. Les elephants sont decores aussi. On dirait des mandalas multicolores.
Jaipur est une ville magnifique. La vieille ville sort des contes des Milles et une nuits. Les rues sont pleines de monde, comme partout ailleurs. Ici cependant le dromadaire est plus present que les mules et la moto plus que les auto-rickshaw. Il ne semble pas y avoir de mesure anti-polution. L'air est donc difficile a respirer. Mais c'est fantastique d'y etre. Je regrette qu'on parte demain pour Pushkar. Heureusement, notre guide nous assure que nous allons l'aimer autant, sinon plus que strong>Jaipur.
Un mot de la menagere : ce midi, on n'avait pas tres faim. On est arrete a un etal de fruits le long de la route. On a achete (et mange) un papaye avec des limettes, 4 ou 5 petites poires (12 centimetres, du genre de celles qu'on a mangees en France), des dattes fraiches, qu'on goutait pour la premiere fois, des bananes et des pommesgrenades (ecoeurantes!). Je ne me suis pas ennuyee de mes lunchs!
Parlons de faune un peu. Le voyage au Rajasthan est vraiment spectaculaire, cote faune.
A une centaine de kilometre de Delhi on commencait a voir des charettes tirees par des dromadaires le long de la route. On passait tellement rapidement que je n'avais pas le temps de les viser avec mon Kodak. J'avais deja rate 2 elephants a Delhi. Mais la je commence a comprendre pourquoi Pradeep, notre chaufeur ne ralentissait meme pas, malgre tout mes efforts de communication non verbale. On en voit tellement au Rajasthan que meme Helene ne les regarde presque plus. Mais d'abord Agra et le Taj Mahal.
La visite du Taj Mahal nous a vraiment marques. Je ne pensais pas que ce serait aussi beau. Generalement je trouve que l'architecture indienne est plutot kitsch. Mais la c'est vraiment extraordinaire. On est arrive tres tot le matin pour profiter du lever de soleil, de la fraicheur et du calme relatif avant la venue des excursions journalieres de Delhi. Malgre le fait qu'il en coute Rs 700 par visite pour les etrangers, il en vient quand meme des tonnes. On n'a pas du tout regrette d'avoir paye 50$ pour visiter cette "merveille du monde".
On a eu quelques problemes avec le guide qu'on a engage et surtout avec les vendeurs qui sont vraiment agressifs ici. Il semble en plus qu'ils le sont encore d'avantage au Rajasthan. Mais ca ne nous a pas gache le plaisir de regarder cette immense sculpture de marbre blanc. Une photo vaut mille mots. Je m'arrete donc ici d'essayer de decrire ce que nous avons vu. J'ai bien hate de vous faire voir celles qu'on a prises. Helas, ni a Delhi, ni a Jaipur ou nous sommes actuellement, nous n'avons pu trouver un cafe internet capable de les teledecharger. Alors c'est pour plus tard.
Le lendemain nous nous sommes rendus a Bharatpur dans l'etat du Rajasthan. Tout juste a cote il y a un des parcs nationaux les plus visites en Inde. Il s'agit d'un "bird sanctuary", un site declare "World Heritage" par l'Unesco. On s'y est promene a velo. En fait, il s'agissait de vielles becanes des annees 40 qui clopinaient tranquillement et qui demandaient beaucoup d'energie pour faire avancer. Une seule vitesse: tres lent. Heureusement que le terrain etait plat, que le sentier etait ombrage et que c'etait en fin d'apres-midi, donc un peu plus frais. (Le thermometre oscille autour de 30 depuis que nous sommes sortis des Himalayas.) On a vu surtout de la faune aquatique, compte tenu que le parc est un marecage. Le plus remarquable etant les Marabouts. Des dizaines, en train de nicher, les petits gros comme des dindes. Il y avait aussi des cigognes, des grues, des jabirus, des martins pecheurs avec la queue bleu phosphorescent, un paon. Des perroquets aussi, ceux memes que j'ai tente de photographier sans succes au Taj. Heureusement qu'on avait les jumelles de Louise. On a pu voir un aigle qu'un "birder" danois avait "spotte". Il etait perche, l'aigle, pas l'ornithologue scandinave, sur un arbre mort, majestueux, la poitrine rousse dans le soleil couchant. Malheureusment/heureusement, on n'a pu observer le seul et unique tigre qui habite aussi le parc. On etait pret a le recevoir. Helene et moi on tenait serieusement nos canifs. Et on a pris tres au serieux la directive du parc, ecrite noir sur blanc, qu'il n'est pas recommande de nourrir le tigre... (non ce n'etait pas marque comme cela, mais il y avait vraiment un avertissement nous prevenant des dangers decoulant de l'existence de ce fauve.)
Depuis nous sommes a Jaipur, capitale du Rajasthan. Cette journee a ete, elle aussi plutot faunique. On s'est rendu visiter deux forts construits par des empereurs "Mughals" (je ne connais pas l'equivalent francais) au XVIIe siecle environ. Devant le fort, un charmeur de serpent. Pradeep me fait signe de venir. Il me propose de mettre le cobra sur mes epaules pour prendre une belle photo devant le fort. Rs 50 c'est peu cher payer pour des emotions fortes. En fait je n'ai pas eu vraiment d'emotion. La photo est prise. Je vais certainement la montrer fierement. Mais ce n'etait pas grand chose. Je crois que le venim avait ete retire le matin meme. Mais il y a toujours le risque d'une piqure. M'enfin, je n'ai rien senti.
Les emotions sont venues un peu plus tard. On a joue au Marahaja et a la Maharani. Pour monter au fort on avait le choix entre marcher, prendre une jeep ou monter en elephant. On a choisi l'elephant. Tres agreable de se faire bercer par le roulis du pachiderme. Le cornac sont magnifiques avec leur turban rouge vif qui contraste avec leur vetements blancs. Les elephants sont decores aussi. On dirait des mandalas multicolores.
Jaipur est une ville magnifique. La vieille ville sort des contes des Milles et une nuits. Les rues sont pleines de monde, comme partout ailleurs. Ici cependant le dromadaire est plus present que les mules et la moto plus que les auto-rickshaw. Il ne semble pas y avoir de mesure anti-polution. L'air est donc difficile a respirer. Mais c'est fantastique d'y etre. Je regrette qu'on parte demain pour Pushkar. Heureusement, notre guide nous assure que nous allons l'aimer autant, sinon plus que strong>Jaipur.
Un mot de la menagere : ce midi, on n'avait pas tres faim. On est arrete a un etal de fruits le long de la route. On a achete (et mange) un papaye avec des limettes, 4 ou 5 petites poires (12 centimetres, du genre de celles qu'on a mangees en France), des dattes fraiches, qu'on goutait pour la premiere fois, des bananes et des pommesgrenades (ecoeurantes!). Je ne me suis pas ennuyee de mes lunchs!
2003/10/13
Delhi bis
Notre voyage de Manali s'est bien deroule, autant que faire se peut, comme on dit. Mais 15 heures d'autobus, meme deluxe, ca rentre dans le corps. Pourtant cette fois on n'avait pas les sacs a dos dans les jambes. En plus j'avais des bouchons pour les oreilles, un masque pour les yeux et un mouchoir sur la bouche pour limiter la quantite de poussiere dans mes bronches. (Prade, le guide qu'on a rejoint a Manali trouvait que je ressemblais a Batman! Je me sentais plutot comme un polichinelle.)Je n'ai pas la bosse des voyages nocturnes. Ce qui fait que rendu a Delhi, vers 8h du matin, je n'etais pas de tres bonne humeur. On a beau avoir une assez belle chambre au Metropolis Touris Home avec l'air climatise et l'eau chaude pour un prix raisonnable, je n'arrive pas a me remettre d'aplomb. Meme qq heures de sommeil ne sont pas venus a bout de mon impatience. Ce n'est qu'en fin d'apres-midi que j'ai retrouve le plaisir de voyager en Inde.
Notre nouvelle chambre est situee en plein coeur du marche le plus frequente de New-Delhi, Pahar Ganj. Lors de notre premiere visite, on avait trouve l'experience d'un aller-retour sur la rue Main Bazar assez traumatisante. On ne pouvait rien acheter meme si je me cherchais des vetements de voyage: on avait peur de se faire voler. Les mendiants, particulierement les lepreux nous inspiraient de la pitie et un sentiment d'impuissance et de peur. Bref c'etait le choc. Maintenant on dirait qu'on a appris a ne regarder que ce qui est interessant, beau, surprenant. Les mendiants, on les voit encore mais ils ne provoquent plus les memes emotions. On se permet de leur donner des Rs, sans crainte de se faire harceler par des hordes d'enfants. En fait j'ai commence a calquer mon comportement sur celui des indiens qui ne se laissent pas impressionner par les mendiants mais qui restent compatissants. Comme disait Pradee, qui a eu souvent a "ramasser" des touristes quebecoi-ses boulverse-es par la misere rencontree dans la meme rue, "You can't give Rs 100 to every beggar without becoming yourself a beggar!" Parce que ce n'est pas les mendiants qui manquent, ni la pauvrete.
Si la premiere fois on ne pouvait pas acheter, la on s'est repris. Je cherchais des lunettes fumees pour remplacer celles que j'avais perdues. J'ai fini par m'acheter une paire de lunettes ajustee a ma vue, de modele Silhouette, comme Helene s'etait achete tout juste avant de partir. Elles sont utra-legeres. On dirait qu'on n'a rien dans le visage. Je les ai achetes parce qu'elles etaient la moitie du prix qu'Helene a paye a Jonquiere! J'ai bien hate de les avoir, parce que ma vue a change. Je ne suis plus capable de lire la carte dans le Lonely Planet, tellement ma presbytie a progresse. Je devrais pouvoir les lire, des cet apres-midi.
Demain on part pour le Rajasthan. On commence par une visite au Taj Mahal, qui n'est pas au Rajasthan, mais qu'on a bien envie de voir. De puis le temps qu'on voit les photos.
Parlant de photos, je n'ai pu trouver de cafe internet capable de faire le transfert, dans le quartier ou nous sommes. Peut-etre serons-nous un peu plus chanceux dans quelques jours.
Notre voyage de Manali s'est bien deroule, autant que faire se peut, comme on dit. Mais 15 heures d'autobus, meme deluxe, ca rentre dans le corps. Pourtant cette fois on n'avait pas les sacs a dos dans les jambes. En plus j'avais des bouchons pour les oreilles, un masque pour les yeux et un mouchoir sur la bouche pour limiter la quantite de poussiere dans mes bronches. (Prade, le guide qu'on a rejoint a Manali trouvait que je ressemblais a Batman! Je me sentais plutot comme un polichinelle.)Je n'ai pas la bosse des voyages nocturnes. Ce qui fait que rendu a Delhi, vers 8h du matin, je n'etais pas de tres bonne humeur. On a beau avoir une assez belle chambre au Metropolis Touris Home avec l'air climatise et l'eau chaude pour un prix raisonnable, je n'arrive pas a me remettre d'aplomb. Meme qq heures de sommeil ne sont pas venus a bout de mon impatience. Ce n'est qu'en fin d'apres-midi que j'ai retrouve le plaisir de voyager en Inde.
Notre nouvelle chambre est situee en plein coeur du marche le plus frequente de New-Delhi, Pahar Ganj. Lors de notre premiere visite, on avait trouve l'experience d'un aller-retour sur la rue Main Bazar assez traumatisante. On ne pouvait rien acheter meme si je me cherchais des vetements de voyage: on avait peur de se faire voler. Les mendiants, particulierement les lepreux nous inspiraient de la pitie et un sentiment d'impuissance et de peur. Bref c'etait le choc. Maintenant on dirait qu'on a appris a ne regarder que ce qui est interessant, beau, surprenant. Les mendiants, on les voit encore mais ils ne provoquent plus les memes emotions. On se permet de leur donner des Rs, sans crainte de se faire harceler par des hordes d'enfants. En fait j'ai commence a calquer mon comportement sur celui des indiens qui ne se laissent pas impressionner par les mendiants mais qui restent compatissants. Comme disait Pradee, qui a eu souvent a "ramasser" des touristes quebecoi-ses boulverse-es par la misere rencontree dans la meme rue, "You can't give Rs 100 to every beggar without becoming yourself a beggar!" Parce que ce n'est pas les mendiants qui manquent, ni la pauvrete.
Si la premiere fois on ne pouvait pas acheter, la on s'est repris. Je cherchais des lunettes fumees pour remplacer celles que j'avais perdues. J'ai fini par m'acheter une paire de lunettes ajustee a ma vue, de modele Silhouette, comme Helene s'etait achete tout juste avant de partir. Elles sont utra-legeres. On dirait qu'on n'a rien dans le visage. Je les ai achetes parce qu'elles etaient la moitie du prix qu'Helene a paye a Jonquiere! J'ai bien hate de les avoir, parce que ma vue a change. Je ne suis plus capable de lire la carte dans le Lonely Planet, tellement ma presbytie a progresse. Je devrais pouvoir les lire, des cet apres-midi.
Demain on part pour le Rajasthan. On commence par une visite au Taj Mahal, qui n'est pas au Rajasthan, mais qu'on a bien envie de voir. De puis le temps qu'on voit les photos.
Parlant de photos, je n'ai pu trouver de cafe internet capable de faire le transfert, dans le quartier ou nous sommes. Peut-etre serons-nous un peu plus chanceux dans quelques jours.
2003/10/09
Merci Yanick
Pour vous aider a nous trouver sur la carte de l'Inde, Yanick nous a pondu une belle carte avec le trace, des illustrations pour indiquer les moyens de transport, meme le glissement de terrain.
Demain on part pour Delhi, en autobvus de luxe, et de nouveau de nuit. |Cette fois on est en bonne compagnie. Pradeep, notre guide pour le Rajasthan et Gabriel, un jeune suisse francophone qui va faire le voyage avec nous.
Les nouvelles photos vont peut-etre etre possible, a partir de Delhi.
Pour vous aider a nous trouver sur la carte de l'Inde, Yanick nous a pondu une belle carte avec le trace, des illustrations pour indiquer les moyens de transport, meme le glissement de terrain.
Demain on part pour Delhi, en autobvus de luxe, et de nouveau de nuit. |Cette fois on est en bonne compagnie. Pradeep, notre guide pour le Rajasthan et Gabriel, un jeune suisse francophone qui va faire le voyage avec nous.
Les nouvelles photos vont peut-etre etre possible, a partir de Delhi.
2003/10/07
K.D. et Shiva: L'avenir est aux femmes
On a passé 5 belles journées dans cette petite ville dans les contreforts des Himalayas. A 1 500 mètres d'altitude, le climat est très agréable à ce temps ci de l'nnée: chaud et ensoleillé le jour et frais la nuit. Pas eu besoin une seule fois du ventilateurs de plafond.
Notre ami Kanwar Dhananjai Singh, dit K.D. (prononcez à l'anglaise, comme dans KD Lang), nous a trouvé une très belle chambre dans un viel hotel, tout près de chez lui. Tranquille, et avec une vue magnifique sur la vallée.
Cette ville tient son nom au fait qu'à l'origine `c'était un refuge pour les pelerins qui se rendaient au temple de Shiva à quelques km d'ici à Baijnath. Ce nèst cependant pas ici que vit le Dalai Lama habite. C'est à McLeod Ganj, à 10 km environ. On a visité le temple et fait le tour de cette petite banlieu de Darh. sans être impressionné outre mesure. La proportion de touriste étranger est la plus élevée qu'on ait vu à date en Inde. Et comme à Rishikesh, la grande majorité sont des israéliens.
Ce qui a été le plus intéressant ce fut la rencontre de K. D. Il se définit lui-même comme moitié québécois. (En effet, il maîtrise assez bien l'accent de Montréal! On a tenté de l'initier au parler saguenayen, sans trop de succès.) Il nous a fait visiter les endroits les plus intéressants de la région, mais ce sont surtout les informations sur la religion hindouiste qu'ìls nous a donné et la rencontre de sa famille ainsi que les 3 ou 4 repas quòn apris avec eux qui ont été interessants.
Je voudrais vous parler de la petite initiation quìl nous a donnée à la mythologie indienne. Dieu est un, pour les hindoux, mais il apparait sous des centaines de milliers de forme. Je crois qu'il y a plus de dieux hindous que d'hindous même. Assis devant un temple KD nous a raconté les 9 réincarnations de Shiva. Celui-ci s'incarne toujours pour sauver le monde d'un malheur. Selon KD, cela correspond à l'histoire de l'évolution de la vie. Je ne peux reproduire ici toute la gestuelle et la richesse des intonations que KD maitrise très bien. C'est un très bon conteur. Mais voilà le squelette de son récit.
Quand il n'y avait que de l'eau, Shiva s'est incarné en poisson. Là la mémoire me flanche: je ne sais pas trop contre quoi dieu s'est alors opposé. Ensuite il est venu sous la forme d'une tortue, sur laquelle il a placé une montagne de terre qui a servi de point d'ancrage pour que les demis-dieux et les démons puissent barratter la mer à l'aide d'un serpent. Les uns tiraient sur la queu, les autres sur la tete, alternantativement, le serpent entortillé autour de la motte de terre. C'est ainsi que la vie a pris de nombreuses forme marine.
La prochaine incarnation de Shiva est sous la forme d'un sanglier parce que les démons avaient subtiliser la terre et l'avaient enfouie un peu partout dans la fange. Seul un sanglier pouvait l'extirper de cette merde.
Shiva prend ensuite la forme d'un être à moité lion et moitié homme. La raison étant que le pire des démons avait réussi à faire accepter qu'il ne pourrait jamais être tué par un animal ou un homme. Sous cette forme il a pu déjouer sa promesse faite au démon et libérer l'humanité de ce fléeau.
Il vint par la suite sous la forme d'un nain, d'un petit "pandit", mais ni Hélène, ni moi, nous nous rappelons des raisons de cette forme. Peut-être que KD pourra nous éclairer, si jamais il lit cette bloguerie.
KD a passé rapidement sur l'étape suivante. Et j'en fais autant. Un trou à combler.
Les 3 dernières incarnations sont des dieux: Rama, d'abord. Une personne de principe. Qui ne change jamais. Vient ensuite Krishna, le dieu de la diplomatie et de la séeduction (c'est de lui dont il est question dans le Baghava Gita, un des livres sacrés de l`hindouisme quòn va lire bientôt)
La dernière incarnation est celle de Bouddha.
Il en reste encore une, à venir, Kalki. Alors Shiva prendra la forme dùne femme
On a passé 5 belles journées dans cette petite ville dans les contreforts des Himalayas. A 1 500 mètres d'altitude, le climat est très agréable à ce temps ci de l'nnée: chaud et ensoleillé le jour et frais la nuit. Pas eu besoin une seule fois du ventilateurs de plafond.
Notre ami Kanwar Dhananjai Singh, dit K.D. (prononcez à l'anglaise, comme dans KD Lang), nous a trouvé une très belle chambre dans un viel hotel, tout près de chez lui. Tranquille, et avec une vue magnifique sur la vallée.
Cette ville tient son nom au fait qu'à l'origine `c'était un refuge pour les pelerins qui se rendaient au temple de Shiva à quelques km d'ici à Baijnath. Ce nèst cependant pas ici que vit le Dalai Lama habite. C'est à McLeod Ganj, à 10 km environ. On a visité le temple et fait le tour de cette petite banlieu de Darh. sans être impressionné outre mesure. La proportion de touriste étranger est la plus élevée qu'on ait vu à date en Inde. Et comme à Rishikesh, la grande majorité sont des israéliens.
Ce qui a été le plus intéressant ce fut la rencontre de K. D. Il se définit lui-même comme moitié québécois. (En effet, il maîtrise assez bien l'accent de Montréal! On a tenté de l'initier au parler saguenayen, sans trop de succès.) Il nous a fait visiter les endroits les plus intéressants de la région, mais ce sont surtout les informations sur la religion hindouiste qu'ìls nous a donné et la rencontre de sa famille ainsi que les 3 ou 4 repas quòn apris avec eux qui ont été interessants.
Je voudrais vous parler de la petite initiation quìl nous a donnée à la mythologie indienne. Dieu est un, pour les hindoux, mais il apparait sous des centaines de milliers de forme. Je crois qu'il y a plus de dieux hindous que d'hindous même. Assis devant un temple KD nous a raconté les 9 réincarnations de Shiva. Celui-ci s'incarne toujours pour sauver le monde d'un malheur. Selon KD, cela correspond à l'histoire de l'évolution de la vie. Je ne peux reproduire ici toute la gestuelle et la richesse des intonations que KD maitrise très bien. C'est un très bon conteur. Mais voilà le squelette de son récit.
Quand il n'y avait que de l'eau, Shiva s'est incarné en poisson. Là la mémoire me flanche: je ne sais pas trop contre quoi dieu s'est alors opposé. Ensuite il est venu sous la forme d'une tortue, sur laquelle il a placé une montagne de terre qui a servi de point d'ancrage pour que les demis-dieux et les démons puissent barratter la mer à l'aide d'un serpent. Les uns tiraient sur la queu, les autres sur la tete, alternantativement, le serpent entortillé autour de la motte de terre. C'est ainsi que la vie a pris de nombreuses forme marine.
La prochaine incarnation de Shiva est sous la forme d'un sanglier parce que les démons avaient subtiliser la terre et l'avaient enfouie un peu partout dans la fange. Seul un sanglier pouvait l'extirper de cette merde.
Shiva prend ensuite la forme d'un être à moité lion et moitié homme. La raison étant que le pire des démons avait réussi à faire accepter qu'il ne pourrait jamais être tué par un animal ou un homme. Sous cette forme il a pu déjouer sa promesse faite au démon et libérer l'humanité de ce fléeau.
Il vint par la suite sous la forme d'un nain, d'un petit "pandit", mais ni Hélène, ni moi, nous nous rappelons des raisons de cette forme. Peut-être que KD pourra nous éclairer, si jamais il lit cette bloguerie.
KD a passé rapidement sur l'étape suivante. Et j'en fais autant. Un trou à combler.
Les 3 dernières incarnations sont des dieux: Rama, d'abord. Une personne de principe. Qui ne change jamais. Vient ensuite Krishna, le dieu de la diplomatie et de la séeduction (c'est de lui dont il est question dans le Baghava Gita, un des livres sacrés de l`hindouisme quòn va lire bientôt)
La dernière incarnation est celle de Bouddha.
Il en reste encore une, à venir, Kalki. Alors Shiva prendra la forme dùne femme
2003/10/04
Dahramsala
Nous terminons notre sejour a Dahramsala par une journee d'internet et de repos. J'ai reussi a ajouter plusieurs photos, de la premiere serie. Ce matin je viens de faire graver la deuxieme serie, celle qui contient les images du petit train du nord et du monastere de Menri. Je ne pourrai les ajouter que dans qq jours, une fois arrive a Manali. Qq photos n'ont pas de commentaires, ni de titre. Il m'a fallu un peu de temps avant de me rendre compte de la maniere de proceder. Excusez-la.
Notre deuxieme mois en Inde commence par une derniere pointe dans les Himalaya. On se rend demain a Manali pour voir cette ville qui jouit d'une bonne reputation aupres de Lonely Planet et des touristes qu'on a rencontres. On va y retrouver Pradee, notre guide pour le Rajasthan. Dans 2 ou 3 jours nous retournerons donc a Delhi pour y passer qq jours avant de partir pour l'ouest de l'Inde. Dans qq jours donc, la fameuse excursion a dos de dromadaire!
Nous terminons notre sejour a Dahramsala par une journee d'internet et de repos. J'ai reussi a ajouter plusieurs photos, de la premiere serie. Ce matin je viens de faire graver la deuxieme serie, celle qui contient les images du petit train du nord et du monastere de Menri. Je ne pourrai les ajouter que dans qq jours, une fois arrive a Manali. Qq photos n'ont pas de commentaires, ni de titre. Il m'a fallu un peu de temps avant de me rendre compte de la maniere de proceder. Excusez-la.
Notre deuxieme mois en Inde commence par une derniere pointe dans les Himalaya. On se rend demain a Manali pour voir cette ville qui jouit d'une bonne reputation aupres de Lonely Planet et des touristes qu'on a rencontres. On va y retrouver Pradee, notre guide pour le Rajasthan. Dans 2 ou 3 jours nous retournerons donc a Delhi pour y passer qq jours avant de partir pour l'ouest de l'Inde. Dans qq jours donc, la fameuse excursion a dos de dromadaire!
2003/09/29
Encore les photos
Si certains ne pouvaient voir les photos, c'est que j'avais oublie de rendre l'album "public". La c'est fait, mais je n'ai pas eu le temps de tester, tellement le systeme est lent a Shimla (mais la ville est belle en titi).
Cette nuit on fait une run d'autobus. On pensait coucher a Shimla, mais on a decide de tenter l'experience des jeunes routards qui voyagent la nuit pour economiser un coucher. On devrait etre a Dharamsala demain matin, pas trop poques, on espere. Heureusement que ce sera en autobus deluxe, ie des bancs de deux personnes et juste deux personnes dessus.
Si certains ne pouvaient voir les photos, c'est que j'avais oublie de rendre l'album "public". La c'est fait, mais je n'ai pas eu le temps de tester, tellement le systeme est lent a Shimla (mais la ville est belle en titi).
Cette nuit on fait une run d'autobus. On pensait coucher a Shimla, mais on a decide de tenter l'experience des jeunes routards qui voyagent la nuit pour economiser un coucher. On devrait etre a Dharamsala demain matin, pas trop poques, on espere. Heureusement que ce sera en autobus deluxe, ie des bancs de deux personnes et juste deux personnes dessus.
2003/09/28
Enfin des photos
C'est tres long et fastidieux a realiser, mais j'ai reussi, en qq heures, a mettre 5 ou 6 photos. Elles datent du debut du voyage. Il suffit de cliquer le lien dans la colonne de droite et ensuite de cliquer sur Inde. Je vais peut-etre reussir a en placer d'autres dans les prochains jours.
"Namaste", en hindi ou "Tashi delek", en tibetain.
C'est tres long et fastidieux a realiser, mais j'ai reussi, en qq heures, a mettre 5 ou 6 photos. Elles datent du debut du voyage. Il suffit de cliquer le lien dans la colonne de droite et ensuite de cliquer sur Inde. Je vais peut-etre reussir a en placer d'autres dans les prochains jours.
"Namaste", en hindi ou "Tashi delek", en tibetain.
2003/09/27
La huitieme nouvelle lune et le the au beurre
Jeudi le 25 septembre l'apres-midi a ete consacre a assister a deux ceremonies qui regroupaient tous les moines (ils sont environ 130, d'apres ce que j'ai pu compter), tous les garcons de l'orphelinat, tous les enfants de l'ecole du village et toute la population adulte. Je croyais qu'il n'y avait que quelques personnes autour du monastere, mais en tout il devait y avoir environ 500 personnes a participer a la ceremonie de la nouvelle lune d'aout, la plus importante de l'annee, si j'ai bien compris, et a la ceremonie de bienvenue a l'occasion du retour du grand maitre.
Vers 15 heure les moines se rassemblent sur la place devant le temple. Un des moines commence a denouer un peloton de ficelle a cinq couleurs. Chaque participant s'enroule la ficelle autour de l'index. Tranquillement tout le monde de la communaute est lie par cette ficelle. "Sa Saintete" se promene le long de ce serpent humain avec un grand couteau et coupe la ficelle de chaque cote des indexes. Ce qui fait que chacun se retrouve avec un bout de ficelle cinq couleurs. Immediatement chacun frotte la ficelle aux parties du corps ou il pense qu'il a commis une ou des fautes. Chacun garde la ficelle jusqu'a ce que le grand maitre ait fini de liberer tout le monde de la ficelle. On attend a l'ombre en regardant, meduse, tous ces gens qui ont l'air de bien s'amuser. Le Kodak se fait aller la batterie. Je focuse surtout sur les enfants habilles en moine et le coeur qui psalmodie une litanie tout au long du processus.
Deuxieme etape: Le grand maitre se poste au milieu de la place, devant les escaliers qui menent au temple. Cette fois-ci, c'est tout le monde qui defile devant lui. Il verse une sorte de biere rituelle dans la paume de chacun. On boit et on recrache le tout dans une cuvette, apres y avoir jete sa ficelle. Ensuite on s'asperge le dessus de la tete. Toute la communaute y passe, y compris les "foreigners" comme nous.
Le coeur psalmodie toujours, pendant que ceux qui ont deja subi l'ablution se detendent a l'ombre, font des sourires aux touristes qui prennent des photos.
Troisieme etape: Devant la porte du temple, un dais couvert de tissus multicolores et de drapeaux. Les ablutions terminees, tous se precipitent pour aller se prosterner devant le daix. Un service d'ordre calme les ardeurs des enfants. A nouveau, defilement de toute la communaute. La litanie continue, sans jamais s'interrompre. Les voix sont graves et semblent venir du plexus solaire.
Quatrieme etape: Les cors, les symbales, les clochettes et les tambours sont actionnes et une procession se met en marche. Seuls les moines participent. Les villageois se dirient vers le jardin autour de l'ancienne residence des moines. Les touristes, nous, on suit la procession, qui porte le daix vers l'arriere du temple. On y brule le daix. La musique liturgique est a l'honneur. Les litanies continuent. Le tout se termine une fois que le feu a consumme le daix, les tissus et les drapeaux.
Cinquieme etape: Les moines se retirent dans leurs appartements pour prendre le fameux the aux beurre. La population villageoise et touristique elle aussi se fait servir ce merveilleux elixir. C'est accompagne de petits gateaux, en forme de sphere, jaunes, tres sucres, delicieux. Comme accompagnement avec du the sale, c'est excellent. Malheureusement pour moi, ma tasse s'est renversee, lorsque je l'ai deposee sur le parterre et je n'ai pu en boire qu'une minuscule gorgee. Il s'agit d'un the auquel on ajoute 1/2 tasse de beurre fondu (du beurre de yack semble-t-il...) et du sel. Vraiment surprenant comme gout!
Les gens se dispersent tranquillement. Mais personne ne rentre. Les moines ressortent leur attirail. On ajoute meme un baldaquin aux instruments de musique et fanions de tout genre. Tout ce monde se deplace vers le chemin a l'entree du monastere. Celui-ci est decore de magnifique dessins en chaux. Le long chemin est trace de chaque cote par deux traits d'une droiture exemplaire. A tous les metres un motif est dessine. Aux carfours les motifs debordent le chemin. Ce sont des Mandalas, des dessins rituels, de forme geometreiques tres symetriques. Ce sera plus facile a comprendre quand on pourra mettre des photos sur le net.
A l'arrivee du Grand Maitre, une haie d'honneur s'organise. Le GM s'engage dans le couloir ainsi fait et tout le monde se rue derriere lui. Devant l'entree du temple les moines chantent, devant le GM qui est au centre et recoit les hommages de tous. Il entre et s'installe a la droite de la statue de Bouddha. A nouveau la communaute defile. Devant le GM, cette fois, en commencant par les moines, les enfants, les villageois, les touristes. Chacun se prosterne et offre au GM un Kata, un foulard de soie. Il le recoit et le redonne a la personne proternee.
Ce rituel termine, les moines se regroupent devant l'entree du temple. Un d'eux distribue, a meme un plat contenant de la farine et du beurre en morceau, des pincees de farine. Tout le monde la garde pendant les incantations rituelles. Tranquillement les moines s'eloignent les uns des autres. Je supsonne qu'il va y avoir du degat. En effet, tout le monde lance sa faine dans les airs en esperant qu'elle va tomber sur la tete du voisin...
Je vous laisse le soin d'interpreter la symbolique de tous ces rituels. Les touristes, avaient toutes sortes d'explications. Certains avaient l'air bien informes. Mais qui sait? Il y avait surement de la purification dans l'air.
Jeudi le 25 septembre l'apres-midi a ete consacre a assister a deux ceremonies qui regroupaient tous les moines (ils sont environ 130, d'apres ce que j'ai pu compter), tous les garcons de l'orphelinat, tous les enfants de l'ecole du village et toute la population adulte. Je croyais qu'il n'y avait que quelques personnes autour du monastere, mais en tout il devait y avoir environ 500 personnes a participer a la ceremonie de la nouvelle lune d'aout, la plus importante de l'annee, si j'ai bien compris, et a la ceremonie de bienvenue a l'occasion du retour du grand maitre.
Vers 15 heure les moines se rassemblent sur la place devant le temple. Un des moines commence a denouer un peloton de ficelle a cinq couleurs. Chaque participant s'enroule la ficelle autour de l'index. Tranquillement tout le monde de la communaute est lie par cette ficelle. "Sa Saintete" se promene le long de ce serpent humain avec un grand couteau et coupe la ficelle de chaque cote des indexes. Ce qui fait que chacun se retrouve avec un bout de ficelle cinq couleurs. Immediatement chacun frotte la ficelle aux parties du corps ou il pense qu'il a commis une ou des fautes. Chacun garde la ficelle jusqu'a ce que le grand maitre ait fini de liberer tout le monde de la ficelle. On attend a l'ombre en regardant, meduse, tous ces gens qui ont l'air de bien s'amuser. Le Kodak se fait aller la batterie. Je focuse surtout sur les enfants habilles en moine et le coeur qui psalmodie une litanie tout au long du processus.
Deuxieme etape: Le grand maitre se poste au milieu de la place, devant les escaliers qui menent au temple. Cette fois-ci, c'est tout le monde qui defile devant lui. Il verse une sorte de biere rituelle dans la paume de chacun. On boit et on recrache le tout dans une cuvette, apres y avoir jete sa ficelle. Ensuite on s'asperge le dessus de la tete. Toute la communaute y passe, y compris les "foreigners" comme nous.
Le coeur psalmodie toujours, pendant que ceux qui ont deja subi l'ablution se detendent a l'ombre, font des sourires aux touristes qui prennent des photos.
Troisieme etape: Devant la porte du temple, un dais couvert de tissus multicolores et de drapeaux. Les ablutions terminees, tous se precipitent pour aller se prosterner devant le daix. Un service d'ordre calme les ardeurs des enfants. A nouveau, defilement de toute la communaute. La litanie continue, sans jamais s'interrompre. Les voix sont graves et semblent venir du plexus solaire.
Quatrieme etape: Les cors, les symbales, les clochettes et les tambours sont actionnes et une procession se met en marche. Seuls les moines participent. Les villageois se dirient vers le jardin autour de l'ancienne residence des moines. Les touristes, nous, on suit la procession, qui porte le daix vers l'arriere du temple. On y brule le daix. La musique liturgique est a l'honneur. Les litanies continuent. Le tout se termine une fois que le feu a consumme le daix, les tissus et les drapeaux.
Cinquieme etape: Les moines se retirent dans leurs appartements pour prendre le fameux the aux beurre. La population villageoise et touristique elle aussi se fait servir ce merveilleux elixir. C'est accompagne de petits gateaux, en forme de sphere, jaunes, tres sucres, delicieux. Comme accompagnement avec du the sale, c'est excellent. Malheureusement pour moi, ma tasse s'est renversee, lorsque je l'ai deposee sur le parterre et je n'ai pu en boire qu'une minuscule gorgee. Il s'agit d'un the auquel on ajoute 1/2 tasse de beurre fondu (du beurre de yack semble-t-il...) et du sel. Vraiment surprenant comme gout!
Les gens se dispersent tranquillement. Mais personne ne rentre. Les moines ressortent leur attirail. On ajoute meme un baldaquin aux instruments de musique et fanions de tout genre. Tout ce monde se deplace vers le chemin a l'entree du monastere. Celui-ci est decore de magnifique dessins en chaux. Le long chemin est trace de chaque cote par deux traits d'une droiture exemplaire. A tous les metres un motif est dessine. Aux carfours les motifs debordent le chemin. Ce sont des Mandalas, des dessins rituels, de forme geometreiques tres symetriques. Ce sera plus facile a comprendre quand on pourra mettre des photos sur le net.
A l'arrivee du Grand Maitre, une haie d'honneur s'organise. Le GM s'engage dans le couloir ainsi fait et tout le monde se rue derriere lui. Devant l'entree du temple les moines chantent, devant le GM qui est au centre et recoit les hommages de tous. Il entre et s'installe a la droite de la statue de Bouddha. A nouveau la communaute defile. Devant le GM, cette fois, en commencant par les moines, les enfants, les villageois, les touristes. Chacun se prosterne et offre au GM un Kata, un foulard de soie. Il le recoit et le redonne a la personne proternee.
Ce rituel termine, les moines se regroupent devant l'entree du temple. Un d'eux distribue, a meme un plat contenant de la farine et du beurre en morceau, des pincees de farine. Tout le monde la garde pendant les incantations rituelles. Tranquillement les moines s'eloignent les uns des autres. Je supsonne qu'il va y avoir du degat. En effet, tout le monde lance sa faine dans les airs en esperant qu'elle va tomber sur la tete du voisin...
Je vous laisse le soin d'interpreter la symbolique de tous ces rituels. Les touristes, avaient toutes sortes d'explications. Certains avaient l'air bien informes. Mais qui sait? Il y avait surement de la purification dans l'air.
2003/09/26
Train du XIXe
Le monastere tibetain nous a reserve une bonne surprise: un cafe internet est ouvert depuis 2 semaines seulement, juste a cote. Alors me revoici en ligne plus tot que prevu.
Le voyage de Chandigarh a ete tres agreable. Un train de luxe pour se rendre a Kalka, environ a une heure de distance. La, on change de train pour prendre un petit train, decrit comme un "narrow gauge train". La voie est moins large que la normale en Inde. C'est un train qui date de 1903 et qui a ete construit par les Britanniques pour se rendre a leurs maisons d'ete dans les montagnes. Il est tres lent. Des banquettes a 90 degres. Mais les fenetres s'ouvrent, les portes aussi, meme quand on est en mouvement. On dirait quelque chose qui sort d'un vieux western. Il est plein et tout le monde est de bonne humeur. Son charme tient surtout au fait qu'il passe dans des paysages de montagnes fabuleux. Des tunnels, des tracels, des gens qui crient et qui font du bruit a chaque tunnel (comme les Lemieux!), et tout le monde filme ou photographie les scenes de montagnes.
Rendu a Solan, on quitte le train qui continue sa route vers Shimla, notre prochaine destination apres le monastere. On se prepare a se faire harceler par les chauffeurs de rickshaw et de taxi, mais personne ne se pointe. On grimpe donc la cote avec nos sacs a dos. Le soleil plombe, il est 13h30 environ. Rendus en haut, en ville, toujours pas de taxi, mais, oh delivrance, un hotel qui annonce meme un bar!!! Hotel Mayur. On s'y rend, la gorge seche, mais le coeur joyeux. Le proprietaire nous explique ou trouver le "taxi stand" et nous sert 2 "Golden Eagle", une biere locale qu'on a deja goutee a Chandigarh. Je ne peux que citer Helene: c'est vraiment la Mayur biere qu'on a bue depuis notre arrivee en Inde. (J'te jure Flavie, ce n'est pas moi qui l'a faite celle-la!)
Desalteres on a moins de difficulte a traverser la ville pour se rendre au taxi. On devrait payer Rs 100 pour se rendre au monastere, selon nos renseignements, mais, en nous voyant la face, le premier chauffeur nous demande "Monastery?" et nous propose Rs 200 pour le voyage. J'ai beau y mettre tout mon charme et mon habilete de "bargineux", rien a faire. Mais le voyage est tellement long que je considere que le 200 est bien merite, meme si le chauffeur doit se marrer d'avoir pogne un autre touriste un peu "twit", comme tous les touristes.
Le monastere est situe sur le sommet d'une montagne, ce qui fait qu'on peut y voir deux vallees. La "Guest House" est tres bien. Une belle chambre. Une terrace magnifique avec une vue fantastique. On apprend que les repas sont a heure fixe. Dejeuner a 7 h (chapati, beure, confiture, chai); diner a 12h (riz, dahl aux legumes); un "sweet tea" a 15h; le souper a 20h (nouilles aux legumes). Le soir-meme on a appris que la seule chose qui varie, c'est la grosseur des nouilles. Le garcon qui nous fait visiter nous avertit : la nourriture n'est pas bonne, mais elle est correcte! On prend bonne note. Il y a 7 ou 8 "foreigners" comme nous, dont une Canadienne de Vancouver qui parle tres bien le francais et qui nous aide a saisir rapidement le roulement du monastere. Un francais aussi, tres informe sur le bouddhisme et ses diverses tendances, dont celle du "Bon" (prononce Boeune: il devrait y avoir un tremas sur le "O".) On s'en reparlera probablement. On s'installe.
Apres le dejeuner du lendemain, la canadienne nous presente a l'abbee de ce monastere, "His Holiness." Pour les bouddhistes bons il est l'equivalent du Dalai Lama, ou du pape pour les chretiens. Tres chaleureux, il nous passe un petit cordon rouge autour du cou et nous dit qu'avec cela on peut aller partout dans le monastere. Seule restriction: dans le temple on ne peut s'assoire sur les coussins reserves aux moines. Il fait des farces, nous presente un moine francais qui est aussi le responsable des travaux de construction. (Contrairement a chez nous, ici le monastere est en pleine expansion.) Il interrompt son travail de surveillance pour venir parler de philsophie et de religion avec nous. On est accompagne de nos deux nouvaux amis H et J (Je ne donne pas leurs noms, parce que je ne leur ai pas demande si je pouvais parler d'eux sur Internet.) Pour le contenu on reviendra la-dessus, mais je crois qu'il y a une proximite entre la philosophie bon et la pensee de Wittgenstein, meme si je ne crois pas que le grand W pensait que l'etre humain puisse leviter...
On prend des photos et Dominique, le moine francais, nous invite aux deux ceremonies speciales qui vont avoir lieu en apres-midi: une a l'occasion de la 7ieme nouvelle lune de l'annee et l'autre pour accueillir le grand maitre (responsable des cours donnes aux moines) parti pour une serie de conferences au E-U. Quelque chose qui ne ressemble a rien de ce que j'ai deja vu. C'est de cela que je voulais parler aujourd'hui, mais je me suis perdu dans la chronolgie et nous voila deja rendu a l'heure du diner. Alors a demain pour les details des deux ceremonies.
Excusez les erreurs, je corrige demain. Le dahl n'attend pas et j'ai tres faim.
Le monastere tibetain nous a reserve une bonne surprise: un cafe internet est ouvert depuis 2 semaines seulement, juste a cote. Alors me revoici en ligne plus tot que prevu.
Le voyage de Chandigarh a ete tres agreable. Un train de luxe pour se rendre a Kalka, environ a une heure de distance. La, on change de train pour prendre un petit train, decrit comme un "narrow gauge train". La voie est moins large que la normale en Inde. C'est un train qui date de 1903 et qui a ete construit par les Britanniques pour se rendre a leurs maisons d'ete dans les montagnes. Il est tres lent. Des banquettes a 90 degres. Mais les fenetres s'ouvrent, les portes aussi, meme quand on est en mouvement. On dirait quelque chose qui sort d'un vieux western. Il est plein et tout le monde est de bonne humeur. Son charme tient surtout au fait qu'il passe dans des paysages de montagnes fabuleux. Des tunnels, des tracels, des gens qui crient et qui font du bruit a chaque tunnel (comme les Lemieux!), et tout le monde filme ou photographie les scenes de montagnes.
Rendu a Solan, on quitte le train qui continue sa route vers Shimla, notre prochaine destination apres le monastere. On se prepare a se faire harceler par les chauffeurs de rickshaw et de taxi, mais personne ne se pointe. On grimpe donc la cote avec nos sacs a dos. Le soleil plombe, il est 13h30 environ. Rendus en haut, en ville, toujours pas de taxi, mais, oh delivrance, un hotel qui annonce meme un bar!!! Hotel Mayur. On s'y rend, la gorge seche, mais le coeur joyeux. Le proprietaire nous explique ou trouver le "taxi stand" et nous sert 2 "Golden Eagle", une biere locale qu'on a deja goutee a Chandigarh. Je ne peux que citer Helene: c'est vraiment la Mayur biere qu'on a bue depuis notre arrivee en Inde. (J'te jure Flavie, ce n'est pas moi qui l'a faite celle-la!)
Desalteres on a moins de difficulte a traverser la ville pour se rendre au taxi. On devrait payer Rs 100 pour se rendre au monastere, selon nos renseignements, mais, en nous voyant la face, le premier chauffeur nous demande "Monastery?" et nous propose Rs 200 pour le voyage. J'ai beau y mettre tout mon charme et mon habilete de "bargineux", rien a faire. Mais le voyage est tellement long que je considere que le 200 est bien merite, meme si le chauffeur doit se marrer d'avoir pogne un autre touriste un peu "twit", comme tous les touristes.
Le monastere est situe sur le sommet d'une montagne, ce qui fait qu'on peut y voir deux vallees. La "Guest House" est tres bien. Une belle chambre. Une terrace magnifique avec une vue fantastique. On apprend que les repas sont a heure fixe. Dejeuner a 7 h (chapati, beure, confiture, chai); diner a 12h (riz, dahl aux legumes); un "sweet tea" a 15h; le souper a 20h (nouilles aux legumes). Le soir-meme on a appris que la seule chose qui varie, c'est la grosseur des nouilles. Le garcon qui nous fait visiter nous avertit : la nourriture n'est pas bonne, mais elle est correcte! On prend bonne note. Il y a 7 ou 8 "foreigners" comme nous, dont une Canadienne de Vancouver qui parle tres bien le francais et qui nous aide a saisir rapidement le roulement du monastere. Un francais aussi, tres informe sur le bouddhisme et ses diverses tendances, dont celle du "Bon" (prononce Boeune: il devrait y avoir un tremas sur le "O".) On s'en reparlera probablement. On s'installe.
Apres le dejeuner du lendemain, la canadienne nous presente a l'abbee de ce monastere, "His Holiness." Pour les bouddhistes bons il est l'equivalent du Dalai Lama, ou du pape pour les chretiens. Tres chaleureux, il nous passe un petit cordon rouge autour du cou et nous dit qu'avec cela on peut aller partout dans le monastere. Seule restriction: dans le temple on ne peut s'assoire sur les coussins reserves aux moines. Il fait des farces, nous presente un moine francais qui est aussi le responsable des travaux de construction. (Contrairement a chez nous, ici le monastere est en pleine expansion.) Il interrompt son travail de surveillance pour venir parler de philsophie et de religion avec nous. On est accompagne de nos deux nouvaux amis H et J (Je ne donne pas leurs noms, parce que je ne leur ai pas demande si je pouvais parler d'eux sur Internet.) Pour le contenu on reviendra la-dessus, mais je crois qu'il y a une proximite entre la philosophie bon et la pensee de Wittgenstein, meme si je ne crois pas que le grand W pensait que l'etre humain puisse leviter...
On prend des photos et Dominique, le moine francais, nous invite aux deux ceremonies speciales qui vont avoir lieu en apres-midi: une a l'occasion de la 7ieme nouvelle lune de l'annee et l'autre pour accueillir le grand maitre (responsable des cours donnes aux moines) parti pour une serie de conferences au E-U. Quelque chose qui ne ressemble a rien de ce que j'ai deja vu. C'est de cela que je voulais parler aujourd'hui, mais je me suis perdu dans la chronolgie et nous voila deja rendu a l'heure du diner. Alors a demain pour les details des deux ceremonies.
Excusez les erreurs, je corrige demain. Le dahl n'attend pas et j'ai tres faim.
2003/09/23
Nos photos
Apres plusieurs minutes de taponnage, j'ai reussi a mettre le lien au site yahoo ou j'avais reussi a telecharge 3 photos. Mais elle ne semble pas accessible, pour le moment. De plus le cafe internet de Chandigarh ne me permet pas de lire le disque sur lequel j'ai copie les 150 photos deja prises. Vu qu'on s'en va au monastere demain, et qu'il n'y a pas d'acces a l'Internet sauf pour les moines eux-memes, semble-t-il, ca va donc prendre encore une bonne semaine avant que je puisse afficher nos meilleures photos ou envoyer d'autres messages.
Bonne semaine tout le monde, et a bientot.
Apres plusieurs minutes de taponnage, j'ai reussi a mettre le lien au site yahoo ou j'avais reussi a telecharge 3 photos. Mais elle ne semble pas accessible, pour le moment. De plus le cafe internet de Chandigarh ne me permet pas de lire le disque sur lequel j'ai copie les 150 photos deja prises. Vu qu'on s'en va au monastere demain, et qu'il n'y a pas d'acces a l'Internet sauf pour les moines eux-memes, semble-t-il, ca va donc prendre encore une bonne semaine avant que je puisse afficher nos meilleures photos ou envoyer d'autres messages.
Bonne semaine tout le monde, et a bientot.
2003/09/21
Glissement progressif vers le sommet
La derniere partie de notre visite du Garhwal s'est deroule assez rapidement, parce qu'on n'etait plus capable de marcher. Alors on s'est promene a cheval et en auto!
Apres notre deuxieme nuit a la station de ski Auli on est reparti vers Gangotri, la 3ieme source du Gange, mais en fait la plus importante, puisque c'est la que Vishnu, ayant le Gange dans ses nattes, l'a laisse couler en tout premier. Une tournee de 400 km environ. Ici les chauffeurs de taxi n'acceptent pas normalement de conduire plus de 200 km par jour. Alors la on a force la note un peu. Faut dire qu'on n'a pu se rendre a Gangotri meme dans la journee. Et ce n'etait pas juste parce que le chauffeur ne voulait pas conduire. Le voyage a ete interrompu par un glissement de terrain.
La mousson tire a sa fin en principe. Mais il a plu beaucoup et une coulee de boue a glisse de la montagne et bloque la route. Le chauffeur l'a appris a environ 200 km avant le glissement. On decide de s'y rendre quand meme et si la route n'est pas ouverte, on tentera de traverser a pied, pour prendre un autre moyen de transport jusqu'a Gangotri. Les kilometres s'egrainent tranquillement. La tension monte avec la fatigue. Apres 9 h de route on arrive sur les lieux du glissement: impossible de traverser en auto. Des jeeps y arrivent, mais la le chauffeur est categorique: "n'y penez meme pas", semble-t-il nous dire.
On se fait un tout petit sac a dos, le stricte necessaire et on part. Il fait presque nuit. De gentils portageurs nous accompagnent dans la bouette. Nous encouragent. Je prends des photos. Ils rigolent. Helene est habillee en indienne. Ses belles espadrilles neuves calent jusqu'a la cheville. Mais on finit par arriver de l'autre cote sans trop de difficulte. Je passe proche de m'etaler dans la snoute. Je panique a l'idee que mon bobo va a nouveau se salir et s'infecter. Mais non. Je reussis a ne salir que mes espades.
De l'autre cote on croise un autobus tout ecrapou. Il y a de gros rochers sur la chaussee. J'aurais pas voulu etre la-dedans quand c'a commence a debouler! Il semble que personne n'a ete blesse. Gangnanie est a un km. On prend un autobus. pour se rendre jusqu'a un hotel. L'hotel a une seule chambre libre. C'est meme une station thermale. Il y a une source d'eau chaude et un genre de piscine pas trop ragoutante pour s'y tremper. Mais on n'a pas le coeur a se laisser macerer dans de l'eau quasi-bouillante. On fait monter un bon diner indien choisi par notre guide. On soupe et on s'endort a nouveau comme des buches. C'est rendu qu'on peut dormir n'importe ou. La fatigue de la randonne 14 km et de la route aident a rendre acceptables des conditions qu'on aurait peut-etre trouve moins satisfaisantes il y a qq semaines.
Debout a 6 h le lendemain pour retourner prendre un taxi ou un jeep. Ils sont tous au glissement de terrain, attendant les pelerins qui vont traverser a pied comme on a fait nous-meme la veille. Sauf que personne ne vient. Des rumeurs d'un autre glissement plus bas sur la route. Les chauffeurs demandent le gros prix. On decide d'attendre. Vers 8h on reussi a negocier un transport en jeep jusqu'a Gangotri, a 2 h de route du glissement, soit 90 km. Dans la jeep on est 11 assis, 3 debout sur le pare-choc, et 2 autres sur le porte bagages!!! La route, en plus, est une des moins large qu'on ait frequentees ces derniers jours. Par endroit, il en manque des bouts. Par endroit elle est bloquee sur la moitie par un glissement. Mais le spectacle est magnifique. Il fait beau et pas chaud. On croise des groupes de pasteurs transhumants. Ce sont des gens qui parlent le Urdu. Ils ressemblent a des Afgans. Ils ont des animaux : des buffles, des chevres dont certaines a poils longs, magnifiques, des moutons. Le jour, ils dorment sur le bord de la route sous des abris de plastique et des genres de tentes. Le soir, ils roulent tout ca et ils marchent. Ils passent l'ete dans le haut de la montagne et comme on est l'automne, ils redescendent passer l'hiver a Rishikesh. Quand on les croise le jour, ce sont des petites filles d'environ 6 ou 7 ans qui gardent les animaux, dont de gros buffles. Les adultes dorment sous les tentes. Le soir, tout le monde est en marche. Et les bergers transportent dans leurs bras les agneaux et les petites chevres! Tout ce beau monde est sur la route, qui est large, au mieux, comme un trottoir de la rue Mont-Royal!
Rendu a Gangotri on visite le temple qui marque le lieu ou le Gange a ete donne aux hommes par Vishnu. Une petite ceremonie toute simple, qui ne nous coute que Rs 102. Le pretre nous marque d'un point rouge dans le front, nous fait boire un peu d'eau du Gange, nous asperge la tete, nous donne des petits bonbons, comme ceux que j'ai deja recu sur le pont a Laxmanjhula. On sonne la cloche et on quitte les lieux. Premiere etape: se louer des chevaux. Pas question de marcher. Les 36 km des deux jours precedents nous ont amoindris pas mal. Encore du taponnage de negociation pour le prix des chevaux. On s'entend sur un prix Rs 1 600 pour l'aller retour, soit un autre 36 km. A bien y penser, ce n'est pas trop cher payer ;0).($50,00 canadiens pour 2 chevaux, ou plutot 2 mules, pendant 2 jours)
La, tout un apprentissage a faire. Les "riders", ou muletiers, nous font comprendre qu'on doit se tenir fort et se pencher par en avant en montant et se tenir en arriere de la selle et se pencher par en arriere en descendant. Tout va tres bien. Jusqu'a ce que ca commence a monter et descendre vraiment. On n'est pas tombe dans le precipice qu'on avait constamment a notre droite en montant, mais on a eu assez peur merci. Surtout en descendant. Les etriers devaient etre monte un peu pendant qu'on se penchait par en arriere. Sauf que lorsque tu es deja couche sur le cheval, que tu as les espadrilles a cote des oreilles de la bete et qu'a droite c'est le vide total, eh ben, les papillons montent et les muscles se tendent.
Cinq heures pour monter jusqu'au glacier, soit 18 km. Y pas a dire, ces chevaux sont plus rapides que meme les porteurs du gouverneur. Plus rapides que nous en tout cas. De 5h a 5h30 on se promene vers le glacier d'ou coule la riviere Bi (?) . Harry n'ose pas faire un "holy dip" dans le Gange. Il fait tres froid, et l'eau sort de dessous d'un glacier. Alors... Cependant il prend une bouteille d'eau pour rapporter a ses parents.
Une demi heure plus tard les chevaux nous ont ramene au camp Bhojvasa, mais il n'y a plus de chambre. On soupe tranquillement, apres avoir reserve nos places dans le dortoir! Une autre premiere dans notre vie de voyageur. La soupe est bonne, mais elle vient de Cambel, je crois. Un chilien, un Vancouverois sont la aussi. Un brin de jasette, mais on est tellement fatigue et surtout tellement gele qu'on n'est pas tres tres jasant. Je ne pense qu'a ma paillasse et a la grosse couverture de laine qui l'accompagne.
Un fois sous les couvertures, il fait mieux. Il ne fait pas bon, mais mieux. Je finis par arreter de claquer des dents. La maison est en bois, mais pas de chauffage. Il fait en bas de 10c certainement. Pas question de prendre de douche: pas d'eau chaude... Il y a deja 4 personnes de couchees et il n'est que 6h45... Deux bresiliens deguises en hindou, avec une couche a la Gandi grelotte et toussote. Eux non plus ne sont pas tres jasant. Les Indiens placottent a qui mieux mieux. Helene placotte avec Harry de theologie. Moi je ronfle.
Le lendemain a 7 h on reprend nos betes et envoye en bas. On decide de descendre le plus vite possible, histoire de se rendre a Rhishikesh le meme jour. Vers midi on est rendu a Gangotri, A 2h une jeep bondee nous a conduit au glissement de terrain. La traversee est un peu plus facile : la boue a seche un peu. Il y a tout de meme un gros camion d'enlise jusqu'aux essieux. H est certaine que notre chauffeur a foutu le camp. Mais non. Il est la. La route du retour est longue.
Heureusement qu'on a achete une bonne biere froide avant d'arriver. La premiere depuis deux semaines. On la sirote tranquillement assis dans notre chambre en trouvant qu'on est pas mal chanceux.
Fin du premier chapitre de notre visite en Inde. Demain on part pour Chandigarh, la ville concue par Neru, selon les Hindis a qui on en a parle, et par Le Corbusier, selon nos sources au Saguenay. On va ben voir qui a raison
Je n'ai pas le temps de corriger mes fautes. Peut-etre demain a Chandigar
La derniere partie de notre visite du Garhwal s'est deroule assez rapidement, parce qu'on n'etait plus capable de marcher. Alors on s'est promene a cheval et en auto!
Apres notre deuxieme nuit a la station de ski Auli on est reparti vers Gangotri, la 3ieme source du Gange, mais en fait la plus importante, puisque c'est la que Vishnu, ayant le Gange dans ses nattes, l'a laisse couler en tout premier. Une tournee de 400 km environ. Ici les chauffeurs de taxi n'acceptent pas normalement de conduire plus de 200 km par jour. Alors la on a force la note un peu. Faut dire qu'on n'a pu se rendre a Gangotri meme dans la journee. Et ce n'etait pas juste parce que le chauffeur ne voulait pas conduire. Le voyage a ete interrompu par un glissement de terrain.
La mousson tire a sa fin en principe. Mais il a plu beaucoup et une coulee de boue a glisse de la montagne et bloque la route. Le chauffeur l'a appris a environ 200 km avant le glissement. On decide de s'y rendre quand meme et si la route n'est pas ouverte, on tentera de traverser a pied, pour prendre un autre moyen de transport jusqu'a Gangotri. Les kilometres s'egrainent tranquillement. La tension monte avec la fatigue. Apres 9 h de route on arrive sur les lieux du glissement: impossible de traverser en auto. Des jeeps y arrivent, mais la le chauffeur est categorique: "n'y penez meme pas", semble-t-il nous dire.
On se fait un tout petit sac a dos, le stricte necessaire et on part. Il fait presque nuit. De gentils portageurs nous accompagnent dans la bouette. Nous encouragent. Je prends des photos. Ils rigolent. Helene est habillee en indienne. Ses belles espadrilles neuves calent jusqu'a la cheville. Mais on finit par arriver de l'autre cote sans trop de difficulte. Je passe proche de m'etaler dans la snoute. Je panique a l'idee que mon bobo va a nouveau se salir et s'infecter. Mais non. Je reussis a ne salir que mes espades.
De l'autre cote on croise un autobus tout ecrapou. Il y a de gros rochers sur la chaussee. J'aurais pas voulu etre la-dedans quand c'a commence a debouler! Il semble que personne n'a ete blesse. Gangnanie est a un km. On prend un autobus. pour se rendre jusqu'a un hotel. L'hotel a une seule chambre libre. C'est meme une station thermale. Il y a une source d'eau chaude et un genre de piscine pas trop ragoutante pour s'y tremper. Mais on n'a pas le coeur a se laisser macerer dans de l'eau quasi-bouillante. On fait monter un bon diner indien choisi par notre guide. On soupe et on s'endort a nouveau comme des buches. C'est rendu qu'on peut dormir n'importe ou. La fatigue de la randonne 14 km et de la route aident a rendre acceptables des conditions qu'on aurait peut-etre trouve moins satisfaisantes il y a qq semaines.
Debout a 6 h le lendemain pour retourner prendre un taxi ou un jeep. Ils sont tous au glissement de terrain, attendant les pelerins qui vont traverser a pied comme on a fait nous-meme la veille. Sauf que personne ne vient. Des rumeurs d'un autre glissement plus bas sur la route. Les chauffeurs demandent le gros prix. On decide d'attendre. Vers 8h on reussi a negocier un transport en jeep jusqu'a Gangotri, a 2 h de route du glissement, soit 90 km. Dans la jeep on est 11 assis, 3 debout sur le pare-choc, et 2 autres sur le porte bagages!!! La route, en plus, est une des moins large qu'on ait frequentees ces derniers jours. Par endroit, il en manque des bouts. Par endroit elle est bloquee sur la moitie par un glissement. Mais le spectacle est magnifique. Il fait beau et pas chaud. On croise des groupes de pasteurs transhumants. Ce sont des gens qui parlent le Urdu. Ils ressemblent a des Afgans. Ils ont des animaux : des buffles, des chevres dont certaines a poils longs, magnifiques, des moutons. Le jour, ils dorment sur le bord de la route sous des abris de plastique et des genres de tentes. Le soir, ils roulent tout ca et ils marchent. Ils passent l'ete dans le haut de la montagne et comme on est l'automne, ils redescendent passer l'hiver a Rishikesh. Quand on les croise le jour, ce sont des petites filles d'environ 6 ou 7 ans qui gardent les animaux, dont de gros buffles. Les adultes dorment sous les tentes. Le soir, tout le monde est en marche. Et les bergers transportent dans leurs bras les agneaux et les petites chevres! Tout ce beau monde est sur la route, qui est large, au mieux, comme un trottoir de la rue Mont-Royal!
Rendu a Gangotri on visite le temple qui marque le lieu ou le Gange a ete donne aux hommes par Vishnu. Une petite ceremonie toute simple, qui ne nous coute que Rs 102. Le pretre nous marque d'un point rouge dans le front, nous fait boire un peu d'eau du Gange, nous asperge la tete, nous donne des petits bonbons, comme ceux que j'ai deja recu sur le pont a Laxmanjhula. On sonne la cloche et on quitte les lieux. Premiere etape: se louer des chevaux. Pas question de marcher. Les 36 km des deux jours precedents nous ont amoindris pas mal. Encore du taponnage de negociation pour le prix des chevaux. On s'entend sur un prix Rs 1 600 pour l'aller retour, soit un autre 36 km. A bien y penser, ce n'est pas trop cher payer ;0).($50,00 canadiens pour 2 chevaux, ou plutot 2 mules, pendant 2 jours)
La, tout un apprentissage a faire. Les "riders", ou muletiers, nous font comprendre qu'on doit se tenir fort et se pencher par en avant en montant et se tenir en arriere de la selle et se pencher par en arriere en descendant. Tout va tres bien. Jusqu'a ce que ca commence a monter et descendre vraiment. On n'est pas tombe dans le precipice qu'on avait constamment a notre droite en montant, mais on a eu assez peur merci. Surtout en descendant. Les etriers devaient etre monte un peu pendant qu'on se penchait par en arriere. Sauf que lorsque tu es deja couche sur le cheval, que tu as les espadrilles a cote des oreilles de la bete et qu'a droite c'est le vide total, eh ben, les papillons montent et les muscles se tendent.
Cinq heures pour monter jusqu'au glacier, soit 18 km. Y pas a dire, ces chevaux sont plus rapides que meme les porteurs du gouverneur. Plus rapides que nous en tout cas. De 5h a 5h30 on se promene vers le glacier d'ou coule la riviere Bi (?) . Harry n'ose pas faire un "holy dip" dans le Gange. Il fait tres froid, et l'eau sort de dessous d'un glacier. Alors... Cependant il prend une bouteille d'eau pour rapporter a ses parents.
Une demi heure plus tard les chevaux nous ont ramene au camp Bhojvasa, mais il n'y a plus de chambre. On soupe tranquillement, apres avoir reserve nos places dans le dortoir! Une autre premiere dans notre vie de voyageur. La soupe est bonne, mais elle vient de Cambel, je crois. Un chilien, un Vancouverois sont la aussi. Un brin de jasette, mais on est tellement fatigue et surtout tellement gele qu'on n'est pas tres tres jasant. Je ne pense qu'a ma paillasse et a la grosse couverture de laine qui l'accompagne.
Un fois sous les couvertures, il fait mieux. Il ne fait pas bon, mais mieux. Je finis par arreter de claquer des dents. La maison est en bois, mais pas de chauffage. Il fait en bas de 10c certainement. Pas question de prendre de douche: pas d'eau chaude... Il y a deja 4 personnes de couchees et il n'est que 6h45... Deux bresiliens deguises en hindou, avec une couche a la Gandi grelotte et toussote. Eux non plus ne sont pas tres jasant. Les Indiens placottent a qui mieux mieux. Helene placotte avec Harry de theologie. Moi je ronfle.
Le lendemain a 7 h on reprend nos betes et envoye en bas. On decide de descendre le plus vite possible, histoire de se rendre a Rhishikesh le meme jour. Vers midi on est rendu a Gangotri, A 2h une jeep bondee nous a conduit au glissement de terrain. La traversee est un peu plus facile : la boue a seche un peu. Il y a tout de meme un gros camion d'enlise jusqu'aux essieux. H est certaine que notre chauffeur a foutu le camp. Mais non. Il est la. La route du retour est longue.
Heureusement qu'on a achete une bonne biere froide avant d'arriver. La premiere depuis deux semaines. On la sirote tranquillement assis dans notre chambre en trouvant qu'on est pas mal chanceux.
Fin du premier chapitre de notre visite en Inde. Demain on part pour Chandigarh, la ville concue par Neru, selon les Hindis a qui on en a parle, et par Le Corbusier, selon nos sources au Saguenay. On va ben voir qui a raison
Je n'ai pas le temps de corriger mes fautes. Peut-etre demain a Chandigar
"Valley of flowers" avec pas de fleur
Le lendemain matin, debout sur le piton a 6h pour la derniere escalade de 4 km vers la vallee des fleurs. La suite du gouverneur de l'Etat de l'Uttarancahal est sur un pied d'alerte. Les chaise de porteurs sont pretes.
A un km environ, le sentier pour le temple Sihk fourche a droite et nous on continue par la gauche. Il y a des frais d'entree pour ce parc national: Rs 750! On ne savait pas. Les preposes sont bien gentils et nous donnent des renseignements sur la vallee. Le principal etant que la saison des fleurs tire a sa fin. La plus belle de ces fleurs rares, la Hymalayian Blue Poppy a deja fini de fleurir. On se console en se disant qu'on pourra aller la revoir au jardin de Metis, une des rares places ou elle pousse, ailleurs que dans les Himalayas.
Il y avait tout de meme qqes fleurs. Tres jolies. Plusieurs qui ressemblaient a des orchidees. De toutes petites, caches sous les herbes hautes. Mais cela valait tout de meme la peine de monter jusqu'a 3 500 metres. Les montagnes a elles toutes seules constituent un spectacle extraordinaire.
Sur le plan culturel il y avait d'autre chose d'extraordinaire, sorti directement du moyen age.
On s'attendait a etre a peu pres seul dans le sentier compte tenu que les pelerins Siks prennaient une autre direction. Mais on avait oublie le gouverneur et sa suite. Une avant-garde le precedait, arme de AK-47 et de vieux fusils de la deuxieme guerre mondiale que les Britanniques ont laisse apres l'independance de l'Inde, portant des chaises, des tentes, des paquets de toutes sortes, y compris un des bonbonnes d'oxygene que le medecin a prescrits au cas ou le gouverneur aurait un malaise a cause de l'altitude. (A plusieurs reprises j'ai pense le supplier de m'en laisser sniffer qq bouffees.)
Apres 1.5 km des soldats nous avertissent de nous deplacer pcq la gouverneure arrivait. Le sentier est etroit et escarpe. On se tasse dans la broussaille. Et voila qu'apparait les 4 porteurs qui montent a ce qui nous semblait un rythme infernal. Les 4 marchaient au pas, le regard fixe sur le sentier, l'echine ployant sous le fardeau de la chaise et de madame la gouverneur. Ils nous ont depasses dans un des bouts les plus escarpes du sentier et on n'a jamais ete capable de les rattraper!! Une demi-heure plus tard c'est la chaise du gouverneur qui nous depasse, toujours a une vitesse infernale. En plus les porteurs sont tout petits, autour de ma grandeur, mais pas mal moins lourds que moi. En fait ils ne semblent avoir que la peau et les os. Harry, notre guide, nous dit que ce sont des Nepalais qui viennent ici pour trouver du travail mieux remunere que chez-eux. Il me dit aussi qu'ils ne sont pas vraiment fort physiquement, mais qu'ils ont une volonte de fer. Oin!!! Au cours des 22 km (4 pour monter a la vallee et 18 pour revenir au point de depart, Byundar)de la randonnee, les deux chaises vont nous depasser 5 fois!!! Sur le retour, en descendant, ils etaient epeurants: ils couraient dans le sentier. Les gens de la suite qui accompagnait courraient devant pour avertir les pelerins de se deplacer. On a passe proche d'etre temoin d'accidents impliquant la chaise du gouverneur, des pelerins a cheval et d'autres a pied, pris dans un embouteillage. Heureusement que tout ce beau monde est habitue de circuler dans le gros trafic, ce qui fait que, sans qu'on sache trop comment, la chaise est passee a travers le tapon de monde et il n'y a pas eu de degat. La Madame Gouverneure s'est meme pas reveillee!
Tout le long du retour, le meme spectacle que la veille: des centaines de Sihks qui montaient vers Gangaria et vers le temple. On a tout de meme mis 10 h pour se rendre en bas. Si la descente est moins exigeante sur le cardio, elle l'est pas mal plus pour les jambes et toutes ses parties. A 16h, bien assis dans notre taxi, a regarder encore une fois passer le cortege du gouverneur, en auto cette fois, on etait bien content de "debarquer de dessus nos pieds" comme on dit chez moi en franco-ontarie.
Le projet du guide etait de faire de la route et d'avancer le plus possible vers Gangotri, a 400 km par la route, meme si a vol d'oiseau ca devrait faire a peu pres 150 km. Compte tenu qu'il ne reste que qq heures de clarte, on decide de retourner coucher a la station de ski. Harry nous dit qu'il a du rhum! Apres une bonne douche, une bonne coversation avec nos deux amis. On parle de mariage, d'amour, de religion et on boit des "Cuba libre" en mangeant des pinottes. Un souper rapide. Une douche chaude. Un bon dodo. On couche en dortoir. Moins cher. Moins intime, mais pour dormir, ca va aussi bien.
Le lendemain matin, debout sur le piton a 6h pour la derniere escalade de 4 km vers la vallee des fleurs. La suite du gouverneur de l'Etat de l'Uttarancahal est sur un pied d'alerte. Les chaise de porteurs sont pretes.
A un km environ, le sentier pour le temple Sihk fourche a droite et nous on continue par la gauche. Il y a des frais d'entree pour ce parc national: Rs 750! On ne savait pas. Les preposes sont bien gentils et nous donnent des renseignements sur la vallee. Le principal etant que la saison des fleurs tire a sa fin. La plus belle de ces fleurs rares, la Hymalayian Blue Poppy a deja fini de fleurir. On se console en se disant qu'on pourra aller la revoir au jardin de Metis, une des rares places ou elle pousse, ailleurs que dans les Himalayas.
Il y avait tout de meme qqes fleurs. Tres jolies. Plusieurs qui ressemblaient a des orchidees. De toutes petites, caches sous les herbes hautes. Mais cela valait tout de meme la peine de monter jusqu'a 3 500 metres. Les montagnes a elles toutes seules constituent un spectacle extraordinaire.
Sur le plan culturel il y avait d'autre chose d'extraordinaire, sorti directement du moyen age.
On s'attendait a etre a peu pres seul dans le sentier compte tenu que les pelerins Siks prennaient une autre direction. Mais on avait oublie le gouverneur et sa suite. Une avant-garde le precedait, arme de AK-47 et de vieux fusils de la deuxieme guerre mondiale que les Britanniques ont laisse apres l'independance de l'Inde, portant des chaises, des tentes, des paquets de toutes sortes, y compris un des bonbonnes d'oxygene que le medecin a prescrits au cas ou le gouverneur aurait un malaise a cause de l'altitude. (A plusieurs reprises j'ai pense le supplier de m'en laisser sniffer qq bouffees.)
Apres 1.5 km des soldats nous avertissent de nous deplacer pcq la gouverneure arrivait. Le sentier est etroit et escarpe. On se tasse dans la broussaille. Et voila qu'apparait les 4 porteurs qui montent a ce qui nous semblait un rythme infernal. Les 4 marchaient au pas, le regard fixe sur le sentier, l'echine ployant sous le fardeau de la chaise et de madame la gouverneur. Ils nous ont depasses dans un des bouts les plus escarpes du sentier et on n'a jamais ete capable de les rattraper!! Une demi-heure plus tard c'est la chaise du gouverneur qui nous depasse, toujours a une vitesse infernale. En plus les porteurs sont tout petits, autour de ma grandeur, mais pas mal moins lourds que moi. En fait ils ne semblent avoir que la peau et les os. Harry, notre guide, nous dit que ce sont des Nepalais qui viennent ici pour trouver du travail mieux remunere que chez-eux. Il me dit aussi qu'ils ne sont pas vraiment fort physiquement, mais qu'ils ont une volonte de fer. Oin!!! Au cours des 22 km (4 pour monter a la vallee et 18 pour revenir au point de depart, Byundar)de la randonnee, les deux chaises vont nous depasser 5 fois!!! Sur le retour, en descendant, ils etaient epeurants: ils couraient dans le sentier. Les gens de la suite qui accompagnait courraient devant pour avertir les pelerins de se deplacer. On a passe proche d'etre temoin d'accidents impliquant la chaise du gouverneur, des pelerins a cheval et d'autres a pied, pris dans un embouteillage. Heureusement que tout ce beau monde est habitue de circuler dans le gros trafic, ce qui fait que, sans qu'on sache trop comment, la chaise est passee a travers le tapon de monde et il n'y a pas eu de degat. La Madame Gouverneure s'est meme pas reveillee!
Tout le long du retour, le meme spectacle que la veille: des centaines de Sihks qui montaient vers Gangaria et vers le temple. On a tout de meme mis 10 h pour se rendre en bas. Si la descente est moins exigeante sur le cardio, elle l'est pas mal plus pour les jambes et toutes ses parties. A 16h, bien assis dans notre taxi, a regarder encore une fois passer le cortege du gouverneur, en auto cette fois, on etait bien content de "debarquer de dessus nos pieds" comme on dit chez moi en franco-ontarie.
Le projet du guide etait de faire de la route et d'avancer le plus possible vers Gangotri, a 400 km par la route, meme si a vol d'oiseau ca devrait faire a peu pres 150 km. Compte tenu qu'il ne reste que qq heures de clarte, on decide de retourner coucher a la station de ski. Harry nous dit qu'il a du rhum! Apres une bonne douche, une bonne coversation avec nos deux amis. On parle de mariage, d'amour, de religion et on boit des "Cuba libre" en mangeant des pinottes. Un souper rapide. Une douche chaude. Un bon dodo. On couche en dortoir. Moins cher. Moins intime, mais pour dormir, ca va aussi bien.
2003/09/20
Les deux sources...
De retour a Laxmanjhula apres 6 jours fantastiques a "virailler" dans le Garhwal. Plusieurs parties du corps endolories, mais tres heureux de notre visite. Le projet initial a ete modifie pour toutes sortes de raisons. On n'a pas pu faire tout ce qu'on voulait, mais on est bien content de ce qu'on a fait. Le gros de ces 6 jours s'est passe en deplacement: a pied, a cheval, en taxi, en jeep. Des rencontres aussi, mais plutot superficielles et rapides, du genre "Namaste" (bonjour), d'ou venez-vous?. Sauf avec Harry, notre guide, qu'on a connu d'un peu plus pres. (Il nous a jusqu"appris a compter jusqu'a cinq en hindi. J'espere que ca ne nous prendra pas une autre semaine pour apprendre jusqu'a 10)
Les sources du Gange sont multiples. Quatre grandes rivieres. Et pour chaque riviere, des centaines de ruisseaux (generalement devenus torents durant la mousson). -- Il y en a tellement qu'on ne les nomme meme pas: "It's just water coming down from the mountain", me dit Harry en reponse a ma question pour connaitre le nom du torrent qui coulait a nos pieds, en remontant vers la Valley of Flowers. -- On a remonte deux de ces rivieres/vallees qui coulent des Himalayas.
Dimanche on est parti tot pour Joshimat (7h) et on est arrive a Auli vers 16h30. (Auli est une station de ski, a 15 km de Joshimat.) Une distance de 190 km environ!! La moitie du trajet se fait a flanc de montagne, en remontant tranquillement la vallee. Mais la derniere partie se fait dans des routes tres sinueuses, en lacets qui montent de 700 m a environ 2 800 m. Un long et spectaculaire processus. Les glissements de terrains font en sorte que la route est souvent tres etroite et les croisements sont plutot perilleux, du moins a nos yeux, meme si le chauffeur ne semblait pas particulierement impressionne quand notre vehicule frolait la peinture des autobus qui venaient en sens contraire.
Juste avant la tombee du jour, vers 6h30/6h45, on est sorti se faire un peu le mollet, en remontant dans la pente de ski, histoire de s'exercer pour la randonnee de 18 km du lendemain. Magnifique spectacle, le soleil couchant sur un lointain pic tout blanc/rose. La monte est difficile, cependant. L'altitude nous rend le souffle court. De retour a la station de ski, on couche dans ce qu'on appelle ici une hutte, apres un bon souper indien, vers 8h30, l'heure habituelle du repas du soir pour les Indiens. Une structure en bois qui a la forme d'une tente, avec une toilette mais pas d'eau chaude. Un petit baton d'encens rend l'atmosphere un peu plus acceptable, car la cuvette semble avoir des fuites qui suintent sur le plancher. Mais on dort tres bien, il fait frais, contrairement a Laxmanjhula. On doit se couvrir de l'edredon.
Le taxi nous reprend le lendemain matin pour la randonnee vers la Valley of Flowers a 6h. On est sur le sentier a 7h30, sans avoir rien pris pour dejeuner. Le projet: se rendre a Gangotri, apres 14 km de sentier, et ensuite se rendre a la Valley of Flowers (3 500 m d'altitude) et revenir coucher a Gangotri (8 km aller-retour). Donc une grosse journee pour des "trekeur-euse" amateur-e. La ville au debut du sentier est en fait un lieu d'accueil pour les pelerins Sihks. Le temple venere est a 6 km plus loin, apres Gangotri (5 200 m) mais pas dans la meme direction que la Valley of Flowers. On commence donc par passer une serie de "shops" qui vendent toutes sortes de bebelles pour pelerins, dont des batons de marche, que j'ai eu le malheur de ne pas acheter.
On passe rapidement et on s'engage dans le sentier. Je pensais que ca serait un peu comme les sentiers chez nous, i.e. plutot tranquille, pas trop de monde. Mais pas du tout. Une vraie route de pelerinage avec des centaines, des milliers de personnes, de tout age et dans toutes sortes de conditions et avec toutes sortes de moyen de tansport: la majorite a pied, meme le tiers de ceux-ci nu-pied, plusieurs a dos de cheval (qui ressemblaient plus a des mulets qu'aux chevaux qu'on connait), certains dans des chaises sur le dos d'un porteur (surtout des petits enfants), ou encore, comme le gouverneur de l'Etat de l'Uttaranchal qui s'adonnait a visiter le coin en meme temps que nous, etendus sur une chaise longue portee par 4 nepalais (generalement reservees aux personnes agees et aux malades qui veulent se rendre au temple). On dirait le moyen-age!
La pente nous a semble tres raide. De 700 m a 2 800 sur 14 km ca l'air de rien comme ca, mais pas a pas, sur un sentier emboue (parce que la pluie nous a arrose pendant la moitie du chemi), ou l'odeur dominante n'est pas celle de la fleur mais bien celle de la pomme... de route -- c'est normal avec tous ces chevaux qui montent et qui descendent et qui ne se tassent pas du cote du precipice mais bien du cote de la falaise, justement celui que tu convoitais toi-meme, parce qu'en bas c'est tres loin -- rempli de monde, bref, pas a pas, c'est dur pour la jambe et chacune de ses parties. A partir du km 11 le souffle a commence a nous manquer. Ce qui nous a ralenti encore plus. Heureusement qu'il y avait des "shops" ou on pouvait s'acheter de l'eau, prendre un the, se reposer. Le spectacle des montages a travers les nuages nous encourageait itou. Surtout les gens qu'on rencontrait. Ils nous saluaient, nous questionnaient. Tres chaleureux. On etait probablement les seuls a ne pas etre Sihk dans la parade et on ne se sentait pas du tout menace. Au contraire. L'atmosphere est a la fete. On a marche a peu pres au meme rythme qu'un groupe de 4 ou 5 jeunes filles et un garcon. Ils nous parlaient, riaient, nous attendaient, et finalement nous encourageaient a monter. Des discussions theologiques en montant aussi.
Ce qui fait que rendu a Gangaria, il ne restait plus que 2 heures de clarte et plus une once d'energie pour continuer. On etait bien content de se debarasser de nos vetements mouilles a tordre, de manger une bonne soupe chaude et de se glisser sous la paillasse pour se rechauffer. Il fait tres froid. Pas de thermometre en vue, mais on avait l'impression que c'etait autour de 10 c. On a dormi comme des buches.
De retour a Laxmanjhula apres 6 jours fantastiques a "virailler" dans le Garhwal. Plusieurs parties du corps endolories, mais tres heureux de notre visite. Le projet initial a ete modifie pour toutes sortes de raisons. On n'a pas pu faire tout ce qu'on voulait, mais on est bien content de ce qu'on a fait. Le gros de ces 6 jours s'est passe en deplacement: a pied, a cheval, en taxi, en jeep. Des rencontres aussi, mais plutot superficielles et rapides, du genre "Namaste" (bonjour), d'ou venez-vous?. Sauf avec Harry, notre guide, qu'on a connu d'un peu plus pres. (Il nous a jusqu"appris a compter jusqu'a cinq en hindi. J'espere que ca ne nous prendra pas une autre semaine pour apprendre jusqu'a 10)
Les sources du Gange sont multiples. Quatre grandes rivieres. Et pour chaque riviere, des centaines de ruisseaux (generalement devenus torents durant la mousson). -- Il y en a tellement qu'on ne les nomme meme pas: "It's just water coming down from the mountain", me dit Harry en reponse a ma question pour connaitre le nom du torrent qui coulait a nos pieds, en remontant vers la Valley of Flowers. -- On a remonte deux de ces rivieres/vallees qui coulent des Himalayas.
Dimanche on est parti tot pour Joshimat (7h) et on est arrive a Auli vers 16h30. (Auli est une station de ski, a 15 km de Joshimat.) Une distance de 190 km environ!! La moitie du trajet se fait a flanc de montagne, en remontant tranquillement la vallee. Mais la derniere partie se fait dans des routes tres sinueuses, en lacets qui montent de 700 m a environ 2 800 m. Un long et spectaculaire processus. Les glissements de terrains font en sorte que la route est souvent tres etroite et les croisements sont plutot perilleux, du moins a nos yeux, meme si le chauffeur ne semblait pas particulierement impressionne quand notre vehicule frolait la peinture des autobus qui venaient en sens contraire.
Juste avant la tombee du jour, vers 6h30/6h45, on est sorti se faire un peu le mollet, en remontant dans la pente de ski, histoire de s'exercer pour la randonnee de 18 km du lendemain. Magnifique spectacle, le soleil couchant sur un lointain pic tout blanc/rose. La monte est difficile, cependant. L'altitude nous rend le souffle court. De retour a la station de ski, on couche dans ce qu'on appelle ici une hutte, apres un bon souper indien, vers 8h30, l'heure habituelle du repas du soir pour les Indiens. Une structure en bois qui a la forme d'une tente, avec une toilette mais pas d'eau chaude. Un petit baton d'encens rend l'atmosphere un peu plus acceptable, car la cuvette semble avoir des fuites qui suintent sur le plancher. Mais on dort tres bien, il fait frais, contrairement a Laxmanjhula. On doit se couvrir de l'edredon.
Le taxi nous reprend le lendemain matin pour la randonnee vers la Valley of Flowers a 6h. On est sur le sentier a 7h30, sans avoir rien pris pour dejeuner. Le projet: se rendre a Gangotri, apres 14 km de sentier, et ensuite se rendre a la Valley of Flowers (3 500 m d'altitude) et revenir coucher a Gangotri (8 km aller-retour). Donc une grosse journee pour des "trekeur-euse" amateur-e. La ville au debut du sentier est en fait un lieu d'accueil pour les pelerins Sihks. Le temple venere est a 6 km plus loin, apres Gangotri (5 200 m) mais pas dans la meme direction que la Valley of Flowers. On commence donc par passer une serie de "shops" qui vendent toutes sortes de bebelles pour pelerins, dont des batons de marche, que j'ai eu le malheur de ne pas acheter.
On passe rapidement et on s'engage dans le sentier. Je pensais que ca serait un peu comme les sentiers chez nous, i.e. plutot tranquille, pas trop de monde. Mais pas du tout. Une vraie route de pelerinage avec des centaines, des milliers de personnes, de tout age et dans toutes sortes de conditions et avec toutes sortes de moyen de tansport: la majorite a pied, meme le tiers de ceux-ci nu-pied, plusieurs a dos de cheval (qui ressemblaient plus a des mulets qu'aux chevaux qu'on connait), certains dans des chaises sur le dos d'un porteur (surtout des petits enfants), ou encore, comme le gouverneur de l'Etat de l'Uttaranchal qui s'adonnait a visiter le coin en meme temps que nous, etendus sur une chaise longue portee par 4 nepalais (generalement reservees aux personnes agees et aux malades qui veulent se rendre au temple). On dirait le moyen-age!
La pente nous a semble tres raide. De 700 m a 2 800 sur 14 km ca l'air de rien comme ca, mais pas a pas, sur un sentier emboue (parce que la pluie nous a arrose pendant la moitie du chemi), ou l'odeur dominante n'est pas celle de la fleur mais bien celle de la pomme... de route -- c'est normal avec tous ces chevaux qui montent et qui descendent et qui ne se tassent pas du cote du precipice mais bien du cote de la falaise, justement celui que tu convoitais toi-meme, parce qu'en bas c'est tres loin -- rempli de monde, bref, pas a pas, c'est dur pour la jambe et chacune de ses parties. A partir du km 11 le souffle a commence a nous manquer. Ce qui nous a ralenti encore plus. Heureusement qu'il y avait des "shops" ou on pouvait s'acheter de l'eau, prendre un the, se reposer. Le spectacle des montages a travers les nuages nous encourageait itou. Surtout les gens qu'on rencontrait. Ils nous saluaient, nous questionnaient. Tres chaleureux. On etait probablement les seuls a ne pas etre Sihk dans la parade et on ne se sentait pas du tout menace. Au contraire. L'atmosphere est a la fete. On a marche a peu pres au meme rythme qu'un groupe de 4 ou 5 jeunes filles et un garcon. Ils nous parlaient, riaient, nous attendaient, et finalement nous encourageaient a monter. Des discussions theologiques en montant aussi.
Ce qui fait que rendu a Gangaria, il ne restait plus que 2 heures de clarte et plus une once d'energie pour continuer. On etait bien content de se debarasser de nos vetements mouilles a tordre, de manger une bonne soupe chaude et de se glisser sous la paillasse pour se rechauffer. Il fait tres froid. Pas de thermometre en vue, mais on avait l'impression que c'etait autour de 10 c. On a dormi comme des buches.
2003/09/13
Les sources du Gange
Dimanche matin le 14 septembre on part faire une tournee de 2 des 4 sources du Gange. Les rivieres Yamuna, qui coulle a Dlhi, Saraswati, la Alakanda qui coulle de la Valley of Flowers que nous allons visiter en premier, et la Bagirathi, qui nous verrons en dernier.
On aurait pu y aller tout seul, comme des grands, mais ca nous demanderait beaucoup de travail d'organisation, de negociation. On a donc opter pour les services de Uttrakal Tours & Travel: une jeep, un guide, pour 7 jours. Il nous accompagne durant les randonnees itou. Meme je crois qu'il va porter le sac a dos. Nous on va se contenter de marcher. (La Valley of Flowers se trouve a 3 500 metres d'altitude. Je ne sais pas si pepere va etre capable de respirer a ces hauteurs. Il n'aura peut-etre eu pas assez de temps pour s'acclimater.) A la source de chacune de ces rivieres il y a des temples dont un special. Les pelerins profite du temps de l'annee ou cette region est accessible, de septembre a la fin d'octobre, pour faire le tour des 4 temples. Ce qui est assez long, compte tenu qu'il n'y a pas de route directe d'un lieu a l'autre. Il faut monter et descendre chaque vallee.
C'est ce que nous ferrons nous aussi pour deux de ces valles. Voici notre itineraire pour les 7 prochains jours. Comme lecture ce n'est pas tres palpitant. Monotone comme un horaire d'autobus. Mais ca peut vous permettre de nous retrouver sur une carte. (Si vous tapper le nom des villes dans le moteur de recherche de Maptel, vous verrez les cartes. Un peu longuet cependant.)
14 sept. Depart vers Joshimath (pres d'une station de ski!)
15 sept. Randonne Valley of Flowers (on couche a Ghangaria)
16 sept. Randonne retour a l'auto et route vers Rudraprayag
17 sept. Route vers Harsil (Vallee de la Alaknanda)
18 sept. Randonne vers Gaumukh
19 sept. Retour a Harsil
20 sept. Retour a Rishikesh
On y passera quelques jours histoire de se reposer de toutes ces randonnees dans un lieu connu ;0). On va en profiter pour vous donner des nouvelles parce que je ne sais pas si ce sera possible dans le Garhwal (c'est le nom de cette region des sources du Gange.)
Dimanche matin le 14 septembre on part faire une tournee de 2 des 4 sources du Gange. Les rivieres Yamuna, qui coulle a Dlhi, Saraswati, la Alakanda qui coulle de la Valley of Flowers que nous allons visiter en premier, et la Bagirathi, qui nous verrons en dernier.
On aurait pu y aller tout seul, comme des grands, mais ca nous demanderait beaucoup de travail d'organisation, de negociation. On a donc opter pour les services de Uttrakal Tours & Travel: une jeep, un guide, pour 7 jours. Il nous accompagne durant les randonnees itou. Meme je crois qu'il va porter le sac a dos. Nous on va se contenter de marcher. (La Valley of Flowers se trouve a 3 500 metres d'altitude. Je ne sais pas si pepere va etre capable de respirer a ces hauteurs. Il n'aura peut-etre eu pas assez de temps pour s'acclimater.) A la source de chacune de ces rivieres il y a des temples dont un special. Les pelerins profite du temps de l'annee ou cette region est accessible, de septembre a la fin d'octobre, pour faire le tour des 4 temples. Ce qui est assez long, compte tenu qu'il n'y a pas de route directe d'un lieu a l'autre. Il faut monter et descendre chaque vallee.
C'est ce que nous ferrons nous aussi pour deux de ces valles. Voici notre itineraire pour les 7 prochains jours. Comme lecture ce n'est pas tres palpitant. Monotone comme un horaire d'autobus. Mais ca peut vous permettre de nous retrouver sur une carte. (Si vous tapper le nom des villes dans le moteur de recherche de Maptel, vous verrez les cartes. Un peu longuet cependant.)
14 sept. Depart vers Joshimath (pres d'une station de ski!)
15 sept. Randonne Valley of Flowers (on couche a Ghangaria)
16 sept. Randonne retour a l'auto et route vers Rudraprayag
17 sept. Route vers Harsil (Vallee de la Alaknanda)
18 sept. Randonne vers Gaumukh
19 sept. Retour a Harsil
20 sept. Retour a Rishikesh
On y passera quelques jours histoire de se reposer de toutes ces randonnees dans un lieu connu ;0). On va en profiter pour vous donner des nouvelles parce que je ne sais pas si ce sera possible dans le Garhwal (c'est le nom de cette region des sources du Gange.)
2003/09/11
"Martin et Hannah" enfin libre.
Mon premier livre libere, ce matin, au cyber cafe sous l'hotel Ishan a Laxmanjhula (pres de Rishikesh), province Uttar Pradesh. Vous pourrez le suivre, si jamais quelqu'un le trouve et decide d'en parler sur le site de Bookcrossing. Il porte le nu d'identification BCDI 678-981406. Il suffit d'ajouter ce nu, sans le BCDI, apres l'adresse url du site qui est http://www.bookcrossing.com/. Le lien en marge vous menera au site directement.
C'est un tres bon livre. Catherine Clement est une philosophe qui a publie beaucoup. Des romans en plus d'essais sur Claude Levy-Strauss et Lacan, entre autre. Ce roman-ci met en scene Heidegger et son epouse Elfride ainsi que sa maitresse Hannah Arendt. La rencontre/confrontation entre les deux femmes de la vie du philosophe allemand le plus connu du XXe siecle a lieu au moment ou celui-ci est presque senile. Les femmes parlent, se souviennent, s'interpellent, s'expliquent. C'est une forme non lineaire de narration qui permet d'entrevoir comment une chose aussi fantastique que les rapports amoureux entre le plus grand philosophe allemand du XXe, selon certains, devenu nazi, et son eleve juive, critique radicale du totalitarisme de surcroit, ait pu se produire. Plus fantastique encore: Hannah continue d'aimer, meme apres la guerre. C'est tres bien ecrit. Et ca permet d'entrevoir une explication.
En plus, Heidegger y apparait comme le veritable precurseur du open marriage, que Erickson (?) reprendra dans les annees 70.
Mais, comme disait Helene une fois qu'elle eut termine le livre hier soir, ca donne envie de lire Wittgenstein! Moins de placotage...
Curieux hasard, C. Clement a aussi ecrit un roman intitule Pour l'amour de l'Inde. Si quelqu'un le rencontre, pouvez-vous attendre que nous soyons de retour avant de le liberer.
Mon premier livre libere, ce matin, au cyber cafe sous l'hotel Ishan a Laxmanjhula (pres de Rishikesh), province Uttar Pradesh. Vous pourrez le suivre, si jamais quelqu'un le trouve et decide d'en parler sur le site de Bookcrossing. Il porte le nu d'identification BCDI 678-981406. Il suffit d'ajouter ce nu, sans le BCDI, apres l'adresse url du site qui est http://www.bookcrossing.com/. Le lien en marge vous menera au site directement.
C'est un tres bon livre. Catherine Clement est une philosophe qui a publie beaucoup. Des romans en plus d'essais sur Claude Levy-Strauss et Lacan, entre autre. Ce roman-ci met en scene Heidegger et son epouse Elfride ainsi que sa maitresse Hannah Arendt. La rencontre/confrontation entre les deux femmes de la vie du philosophe allemand le plus connu du XXe siecle a lieu au moment ou celui-ci est presque senile. Les femmes parlent, se souviennent, s'interpellent, s'expliquent. C'est une forme non lineaire de narration qui permet d'entrevoir comment une chose aussi fantastique que les rapports amoureux entre le plus grand philosophe allemand du XXe, selon certains, devenu nazi, et son eleve juive, critique radicale du totalitarisme de surcroit, ait pu se produire. Plus fantastique encore: Hannah continue d'aimer, meme apres la guerre. C'est tres bien ecrit. Et ca permet d'entrevoir une explication.
En plus, Heidegger y apparait comme le veritable precurseur du open marriage, que Erickson (?) reprendra dans les annees 70.
Mais, comme disait Helene une fois qu'elle eut termine le livre hier soir, ca donne envie de lire Wittgenstein! Moins de placotage...
Curieux hasard, C. Clement a aussi ecrit un roman intitule Pour l'amour de l'Inde. Si quelqu'un le rencontre, pouvez-vous attendre que nous soyons de retour avant de le liberer.
2003/09/10
Les rencontres
On n'a pas encore rencontre beaucoup de gens. Mais quelques personnes tout de meme.
Apres notre prmier soir a la ceremonie de l'Aarti on est alle souper au East-West Restaurant. En fait il s'agit d'un tout petit resto, presqu'a ciel ouvert. Deux tables. Un cuisinier-proprio-serveur-maitre-d'hotel. Tres sympathique. Robert Berube des Routes du monde nous avait signaler ce resto. C'est pour cela qu'on y est alle manger. Malheur, le soir qu'on y est il y a panne d'electricite. Eclairage a la bougie. Rue sombre. Mais un gros sourire et un poele a gaz qui fonctionne. On commande des pates, une des specialites de la maison. Le proprio est d'origine indo/italienne. Un tres bon repas. Au milieu de nos agapes, un jeune homme se presente pour commander un repas. Mr Prem le reconnait. Le jeune homme est tout surpris car il y deja deux ans qu'il est venu.
La conversation se noue tranquillement. On apprend qu'il est de San Francisco, qu'il est en Inde depuis 11 mois deja. C'est donc un habitue de l'Inde. Il vient de s'installer dans un Ashram, mais il n'est pas certain d'y rester. "A bit grungy", dit-il. On pourrait dire "crotte" en francais. Vous connaissez sans doute la mode grunge d'il y a quelques annees. Dans les Ashram, on donne des cours, on initie a toutes sortes de truc spiritualo-yoguique. Je crois que toutes les tendances nouvel-age y sont probablement representees. Notre jeune homme est venu jusqu'ici pour rencontrer un maitre special de Yoga tantrique. Mes oreilles se dressent. Ma premiere rencontre avec le yoga dans les annes 70 passait justement par cette forme. Le fait que l'ascese religieuse s'atteigne par les positions eroticos-yoguiques me semblait fort sympathique. Mais le jeune homme est decu: son maitre semble avoir eu des demeles avec la justice. A la facon dont il en parlait, j'avais vraiment l'impression qu'il s'agissait de quelque chose d'un peu scabreux... Mais il n'etait pas du tou atterre. Il en riait. Je crois qu'il s'est adapte a l'Inde. Ici les gens rient assez facilement.
On le cuisine sur l'Inde. Il nous fait des suggestions pour Goa qu'il semble connaitre. Il a beaucoupa aime le Kerala, autre endroit qu'on avait envie de visiter. On prend des notes. Si on y va on s'en reparlera.
Nos pates sont terminees. On se quitte.
C'etait le premier portrait d'une rencontre. Periodiquement on va tenter d'en faire d'autres. Helene prepare un petit quelque chose sur le vendeur de pantalon theologien rencontre hier.
On n'a pas encore rencontre beaucoup de gens. Mais quelques personnes tout de meme.
Apres notre prmier soir a la ceremonie de l'Aarti on est alle souper au East-West Restaurant. En fait il s'agit d'un tout petit resto, presqu'a ciel ouvert. Deux tables. Un cuisinier-proprio-serveur-maitre-d'hotel. Tres sympathique. Robert Berube des Routes du monde nous avait signaler ce resto. C'est pour cela qu'on y est alle manger. Malheur, le soir qu'on y est il y a panne d'electricite. Eclairage a la bougie. Rue sombre. Mais un gros sourire et un poele a gaz qui fonctionne. On commande des pates, une des specialites de la maison. Le proprio est d'origine indo/italienne. Un tres bon repas. Au milieu de nos agapes, un jeune homme se presente pour commander un repas. Mr Prem le reconnait. Le jeune homme est tout surpris car il y deja deux ans qu'il est venu.
La conversation se noue tranquillement. On apprend qu'il est de San Francisco, qu'il est en Inde depuis 11 mois deja. C'est donc un habitue de l'Inde. Il vient de s'installer dans un Ashram, mais il n'est pas certain d'y rester. "A bit grungy", dit-il. On pourrait dire "crotte" en francais. Vous connaissez sans doute la mode grunge d'il y a quelques annees. Dans les Ashram, on donne des cours, on initie a toutes sortes de truc spiritualo-yoguique. Je crois que toutes les tendances nouvel-age y sont probablement representees. Notre jeune homme est venu jusqu'ici pour rencontrer un maitre special de Yoga tantrique. Mes oreilles se dressent. Ma premiere rencontre avec le yoga dans les annes 70 passait justement par cette forme. Le fait que l'ascese religieuse s'atteigne par les positions eroticos-yoguiques me semblait fort sympathique. Mais le jeune homme est decu: son maitre semble avoir eu des demeles avec la justice. A la facon dont il en parlait, j'avais vraiment l'impression qu'il s'agissait de quelque chose d'un peu scabreux... Mais il n'etait pas du tou atterre. Il en riait. Je crois qu'il s'est adapte a l'Inde. Ici les gens rient assez facilement.
On le cuisine sur l'Inde. Il nous fait des suggestions pour Goa qu'il semble connaitre. Il a beaucoupa aime le Kerala, autre endroit qu'on avait envie de visiter. On prend des notes. Si on y va on s'en reparlera.
Nos pates sont terminees. On se quitte.
C'etait le premier portrait d'une rencontre. Periodiquement on va tenter d'en faire d'autres. Helene prepare un petit quelque chose sur le vendeur de pantalon theologien rencontre hier.
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