Nous sommes à Cahuita au Costa Ríca. Sur le bord de la mer des Caraïbes, pas très loin du Panama. Au deuxième étage des Cabinas Jenny.
Un luxe. En plus de la chambre de bain privée, et de l'eau chaude, un vrai frigo et un vrai grille pain, un balcon privé au 2eme étage, devant la mer, des chaises, une table. La cerise sur le sonne-dée: une connection internet sans fil. Au boutre.
Ce qui fait qu'on a dû se le botter pour aller se promener sur la plage tellement on est bien.
Ce qai fait aussi que le suite du billet sur le grand lac Nicaragua va devoir attendre encore un peu. Èh!
L'extraordinaire, c'est que je pensais qu'on s'en allait au bout du monde, dans un endroit perdu. Et me voici en train d'écrire mon premier billet sur mon petit ordi de poche avec mon cure-dent. Re au boutre.
Vous allez m'excuser, parzemp! Ça fait une heure qu'on n'a plus de Pilsen et Hélène ne veut pas aller nous en chercher au dépanneur qui n'est pourtant qu'à deux coins de rue. Misère!
2008/05/12
La mer des Caraïbes
2008/05/10
Le feu et l'eau, la terre, après cela on fait de l'air
Si vous regardez attentivement une carte du Nicaragua, vous allez constater qu'il y a presque autant d'eau que de terre. Pas vraiment, mais vous voyez ce que je veux dire. Deux grands lacs. De véritables mers intérieures. Assez curieux, quand on sait que le pays est bordé de deux mers extérieures! La plus grande réserve d'eau douce en Amérique Centrale, parait'il. Ce fut le centre de nos activités au cours de nos derniers jours au pays.D'abord notre premier contact avec le lac à Granada. Une belle ville coloniale. Malgré toutes les différences, Elle ressemble à León. On y est resté presqu'une semaine, pour toutes sortes de raisons. Ce qui m'a frappé surtout c'est le fait que ce soit ici qu'ait vécu le frère Bartoleme de Las Casas. Quand le Pape a voulu savoir si les êtres rencontrés dans les nouvelles terres d'Amérique étaient humains, il a institué une commission. Il y a eu un procès. Et c'est Las Casas qui défendait le point de vue qu'il s'agissait d'êtres humains. Un personnage important. Il habitait le couvent San Francisco, à Granada, rénove avec l'aide de l'Espagne et qui sert maintenant de musée.
La ville est magnifique. Je vous ai déjà assez montré de photos de villes coloniales. Mais tout de mème une autre. La cathédrale, vue du clocher de l'eglise de La Merced. En arrière plan, le lac.
A quelques kilomètres de la ville, une plage permet à la population de se rafraichir les dimanches après-midis. On y mange très bien.
Pour nous reposer de notre marche une ballade sur le lac pendant une heure pour faire le tour de quelques ¨isletas¨. De magnifiques résidences que les pauvres et les touristes visitent en chaloupe, en espérant voir de belles choses et, avec un peu de chance, apercevoir quelques singes hurleurs.
A une heure de Granada, une lagune dans un cratère. L'auberge ¨The Bearded Monkey¨ (c'est son vrai nom) a un chalet sur les bord de la ¨Laguna de Apoyo¨ ou on s'est retiré pendant toute une journée pour se baigner pour la première fois de notre voyage. On y a fait du kayak, et la planche itou. Je crois que j'étais le plus vieux bearded monkey dans les parages, la clientèle étant composée surtout de jeunes routardes.
Un peu surprenant de se baigner dans une cuvette. D'habitude un lac ouvre des horizons. Pas ici. Mais le cratère est suffisament grand pour ne pas trop exciter la claustrophobie, quand même.
A quelques heures de bus et de
traversier de Granada, l'ile d'Ometepe et ses deux volcans. ¨Conceptón a vraiment une forme conique. La fumée sort continuellement, comme on peut le voir sur la photo prise du traversier. J'ai dû prendre 50 photos. Celle-ci est ma meilleure. Mais attendez de voir celles de Hélène.
On s'est installé dans une belle petite auberge. Tout près d'une plage de sable, plus souvent fréquentée par les animaux domestiques que les touristes, sur semaine.
Omotepe est assez spéciale. Très peu d'autos. Les communications sont difficiles. Le bétail circule assez librement. Quelques fois les vaches sont accompagnées d'un ou deux cowboys. Au retour d'une promenade au Mirador del Diabolo, Hélène a refuse de jouer une partie de ¨chicken¨ avec un petit troupeau. J'ai bien rigolé. Je n'ai pas pu résister à la tentation de vous montrer cette petite tranche de vie de routardEs.
Mon temps d'Internet est terminé. La suite demain, si jamais je peux trouver un café Internet sur les plages. On part demain matin pour la côte Atlantiques du Costa Rica, histoire de se refaire un petit fond de bronzage avant de remonter vers le nord. On aurait l'air pas mal fou si on était aussi blème que tout le monde après 3 mois ¨dans l'sud¨!
2008/05/01
Le requin de Las Peñitas
A quelques kilomètres de León, un petit paradis sur le bord de la mer. Las Peñitas est un village de pecheurs d'abord et avant tout. Mais c'est aussi un site touristique extraordinaire. On se l'imagine assez facilement quand on apprend qu'il y a une plage extraordinaire de 20 kilomètres de long. En plus une bonne partie de cette plage est en fait un barachois: d'un côté le Pacifique et la plage de sable;
de l'autre une lagune dans laquelle se jettent quelques rivières bordées de palétuviers. Une zone protégée: le Parc Juan Venado. Des oiseaux migrateurs de toutes sortes, du chevreuil, des iguanes, des ratons-laveurs.
On devait rester une journée parce que les plages du Pacifique sont tellement pas pacifiques, justement, à cause des vagues et des courants, qu'on n'aime pas tellement s'y baigner. Parfait pour le surf, pas agréable pour se laisser macérer tranquillement. On y a passé trois jours. Je ne vous parle que des pêcheurs, aujourd' hui, parce qu'il nous a été donné de voir quelque chose que je n'avais jamais vu: l'arrivée des pêcheurs et la préparation du poisson sur la plage. Le jour où on y était une barque contenait trois raies et un requin ¨Hammer Head¨. (Je ne connais pas le nom en Français.)
Le barachois protège les rivières et la forêt de mangrove et permet aussi aux pêcheurs de ranger leurs barques en toute sécurité des frasques du Pacifique. A la marée basse, la rivière se déverse dans la mer et à la marée haute la mer entre dans la lagune. Un courant assez fort, comme on peut voir avec cette photo:Au bas de la photo, la terre ferme, en haut, l'ile et le Parque Juan Venado, à droite le Pacifique, á gauche la lagune, le village, notre hotel et, un peu plus vers le haut, la rivière et la forêt de palétuviers. Face à l'embouchure de la rivière, notre auberge, La Barca de Oro. (Aucun rapport avec Nelligan.) A gauche le village.
La pêche s'organise autour de la marée. Pour sortir et entrer dans la lagune, il faut franchir le barachois (environ 30 cm d'eau à marée basse), sauter les vagues qui déferlent.Au moment où on s'est rendu sur la plage, la marée n'était pas encore assez haute pour que le passage se fasse facilement. Les barques devaient être poussées. Le nettoyage et la vente du poisson se fait donc sur la plage et les pieds dans l'eau. L'eau, les vautours et les frégates se chargent de faire le ménage.
La deuxième barque à arriver contenait un requin
et trois raies.Le dépeçage se fait donc rapidement, in situ. Une fois l'aileron du requin coupé, une course folle commence.
On remonte le requin plus haut sur la plage pour travailler plus à l'aise.Je croyais que ce jeune homme cherchait à récupérer une partie succulente, comme le foie ou je ne sais trop quoi. Mais non. Le requin est une femelle en gestation. Et il voulait les petits.
Tout s'est fait tellement rapidement et j'étais tellement surpris que je n'ai pas réussi à les photographier, les petits, pas les pêcheurs. En plus, je ne savais pas si ces jeunes appréciaient faire l'objet de mon attention. Je n´avais pas encore eu le temps de leur demander si ¨puedo sacar una foto de ustedes¨! Alors je ne peux vous montrer que cette image prise de loin et agrandie au delà du raisonable. Par la suite, je me suis rendu compte qu'ils étaient très fiers de leurs prises et pas du tout mal à l'aise devant un photographe. Dix minutes plus tard le requin était prêt à passer à la cuisine ou au bar à sushi. Pour les raies, ce fut un peu plus long : beaucoup de cartilages et peu de chaire. En plus un peu trop ¨chewy¨, comme disait un surfeur de mon âge, pour faire du bon sushi.
Je vous laisse sur votre appétit, si vous attendiez des photos de crocodiles. Notre visite dans la mangrove ne nous a pas permis d'en photographier. Hélène est la seule à en avoir vu un, de toutes façcons. Un caïman, en fait. Et elle n'a pas eu le temps de sortir sont ¨big zoom¨ de son sac. Moi j'aurais eu le temps de dégainer mon petit Nikon, mais je n'ai rien vu. J'ai réussi à prendre un raton-laveur et des aigrettes blanches, mais vous connaissez déjà cela.
2008/04/30
Ça se fête
Passé l'après-midi les deux fesses bien au frais dans la Laguna de Apoyo, un cratère abandonné et reconverti en lac. Surprenant de se baigner dans un immese lac entouré d'une crète qui bloque l'horizon. Un peu épeurant, même. On a l'impression que les falaises vont s'écrouler sur nous. Mais l'eau était tellement fraiche et le vent tellement agréable qu'on n'a pas pu empêcher le soleil de nous toaster royalement. Pas autant qu'aux Philippines, parzemp. Mais on n'est plus tout à fait des ¨visages pales¨ qui donnent l'impression de mener une campagne de financement avec leurs ¨cannes blanches¨.
Demain un billet sur Las Peñitas et la pêche au requin.
2008/04/29
León culturel: La Gallera
Nos amis de Via Via organisent toutes sortes de tours pour faire connaitre la vie culturelle Nicaraguayenne. C'est ainsi qu'on s'est fait embarquer dans la Gallera. Gallera? Le mot le dit. Et selon mon interpretation, il vient de Gallo qui veut dire coq et guerra qui veut dire ce que ca veut dire. On a donc payé pour passer un beau dimanche apres-midi a observer comment on s'amuse au Nicaragua. Vous pouvez comprendre qu'on n'était pas tres chaud a l'idée d'assister a des combats de coqs. Mais la biére, le rhum et le lunch étaient inclus et tout le monde de Via Via, y compris deux charmantes jeunes québécoises, nous disaient que ca valait vraiment la peine. Alors on a sauté dans la boite du pickup et on est parti voir de vrais combats de coq.
Rendu sur place on a eu droit a une formation pour nous expliquer comment se déroulent les combats, les paris, l'entrainement. Mais seulement apres un toast rituel en plein milieu de l'arene avec un excellent rhum local appellé Caballito.Les grosses Toña d'un litre sont apparues sur les tables, des tacos. Le parté est pogné. Et la visite des lieux s'est faite avant le début des combats.
Quelque-uns des protagonistes. Remarquez que les cretes sont coupées, que les jambes sont ''plumés'', pour éviter les blessures inutiles, nous a-t-on dit.
Le propriétaire de l'arene nous a montré comment on préparait les coqs. Vers trois heures vingt,
Hélene a pu, voir les gants de boxe qu'on utilise pour couvrir les ergots durant les combats d'entrainement pour éviter les blessures. L'apres-midi avancait. De plus en plus de monde pompette. Un monsieur voulait tellement nous donner la main, que le service d'ordre est intervenu pour le reconduire aux limites du terrain.
Tout commence par la pesée. Ensuite les propriétaires négocient entre eux pour fixer le montant de l'enjeu, la longueur des lames a fixer aux ergots. (Finis les gants protecteurs) Par la suite seulement les paris du public peuvent se faire. Mais cela semblait tellement compliqué que personne de la dizaine de touristes qu'avait mobilisés Via Via n'a osé s'y risquer.
L'arene. Notez que la biere Toña est un des principaux commanditaires de ce combat.
Le vrai combat
J'ai passé le restant des combats, assis au bord á deviser en buvant de la biére et du Caballito (un aguardiente local) et
Je ne retournerai pas voir de combat de coq. Helene non plus, j´en suis sur. Mais ca valait la peine de voir comment certains hommes du Nicaragua passent leurs dimanches apres-midi.
2008/04/28
León
Au Nicaragua il y a deux villes qui gagnent le coeur de tous les touristes: León et Granada. Nous avons passé quatre jours à Leon et je crois que nous serons encore plus longtemps à Granada. Je vais y passer mon anniversaire, alors qu'au début du voyage je croyais que nous serions rendus au Costa Rica à ce moment là. Que voulez-vous, on fait un voyage de paresseux. On ne bouge pas tant qu'un endroit est intéressant. On commence à se demande comment on va faire pour arriver à temps pour prendre notre vol de San José à la mi-mai. Probablement en ne visitant pas du tout le Costa Rica. Mais qui sait ce que nous réserve l'avenir!
León est une belle coloniale. Rivale de Granada depuis toujours on dit qu'elle est plus politiquement à gauche et Granada à droite. Ce serait à cause de les rivalités incessantes entre ces deux plus anciennes villes qui ont finalement fait en sorte que Managua est devenue la capitale du Nicaragua. En entrant on voit tout de suite l'importance de la gauche à Leon. Des murales, des monuments à tous les coins de rue de la plus ancienne partie de la ville. Il y a même un musée de la Révolution.
Comme presque partout en Amérique Centrale, la ville est organisée à partir du Parque Central. La cathédrale d'un bord, des édifices administratifs de l'autre. Celle-ci a un sérieux besoin d'être rafraichie.Même le volcan semble être situé dans l'axe principal de la ville qui passe tout juste à côté de la cathédrale.
Le restaurant El Sesto est situé juste à côté de la cathédrale. (C'est là qu'on sert la bière la plus froide en ville. La bouteille est juste en deça du point de congélation, le bock, lui est gelé comme une barre; ce qui fait qu'en versant le précieux liquide, la mousse se transforme en ¨slush¨ de bière! Excellent quand il fait 33 c. Remarquez qu'ici on ne se gêne pas avec les règles: on boit même de la bière ¨on the rocks¨.) Et la limonade salée!De l'autre côté de la cathédrale ces deux beaux bâtiments.
L'intérieur est intéressant à visiter. Peut-être la plus majestueuse des églises qu'on a vues en Amérique Centrale. Ce qui fait surtout sa renommée c'est qu'elle abrite le tombeau de Ruben Dario, protégé, comme il se doit par un superbe lion. En plein coeur de la nef, directement á côté de l'autel principal, là où chez nous on a surtout mis des moutons et des brebis. Tellement important le mec qu'on retrouve sa binette sur les coupures de 100 Cordoba. Avant que Nelligan se retrouve sur les trente sous!
Ruben Dario, ça ne vous dit probablement pas grand chose. Non ce n'est pas un saint, ni un militaire, ni un évesque. Un poète! Un des créateurs de la littérature hispanique moderne. Les hispanophones vous diront que c'est probablement un des premiers auteurs modernes du monde. Et il est Nicaraguéen. Fils de León, tambien. Alors il est omniprésent dans la ville. Surprenant pour nous. Aucun littérateur n' occupe autant de place dans la culture populaire. A deux coins de rue de la cathédrale on trouve un parc en honneur aux écrivains, (autre chose curieuse pour nous du Québec) avec un monument à Ruben Dario. Deux autres coins de rue et vous tombez sur le Musée Ruben Dario, dans sa résidence.
A quelque rue du Parc Central se trouvait notre auberge, le Via Via. Une belle batisse avec du personnel agréable. Un beau jardin, juste devant notre porte de chambre, un restaurant/bar aéré où circulaient des jeunes et des moins jeunes qui nous ont fait découvrir des beaux coins à visiter, comme la plage de Las Peñitas, dont je vous reparlerai et la Gallera, le mot le dit, les combats de coq, dont je vous reparlerai itou.
2008/04/18
¨Chicken Bus¨
Depuis deux jours on fait du ¨Chicken Bus¨. Des autobus scolaires, dirait-on! Pas n´importe quels, non plus. De vrais ¨Blue Birds¨ made in Québec. C´est un peu mon Bombardier à moi. Je ne peux en voir/prendre un sans une couple de petits pincements. Ils sont de chez-nous. Mais aussi, parce qu´un petit coroner futé a déclaré dangeureux les bus scolaires plus vieux de 10 ans. En sous main, il a racheté ces bus trop vieux pour nos routes et les a revendus en masse en Amérique Centrale. Il en reste encore quelques-uns de jaune, mais la plupart sont peints de couleurs encore plus flamboyantes. Et munis de bons systèmes de sons grincheux et remplis de belle musique ¨ranchéros¨.
Pas vu un seul poulet dans ces bus, malgré leur surnom. On a vu un petit chiot dans une boite, il y a trois semaines environ. Et aujourd´hui, en embarquant après un périple assez pénible pour traverser les frontières du Nicaragua, on est tombé sur un panier de crabes, assis sur le premier banc d´en avant. Bien vivants, on a pu les observer, pendant que les assistants du chauffeur emplissaient l´arrière du bus d´une quarantaine de poches de ciment, à livrer au village voisin. Il n´y a donc pas tant d´animaux de basses-cour que cela dans ces bus. Mais c´est vrai qu´ils sont lents, arrêtant partout le long de la route au gré de la volonté des passagers.
Ils sont souvent pleins a craqués. Mais ici, en s'en allant à la plage de Las Peñitas, on avait de la place pour pour nos sacs dans le porte bagage. En plus c' était tôt le matin et l'air qui entrait par les fenêtres ne semblait pas venir d'un sêchoir à cheveux, comme le dit si bien Hélène.
Y'a même des ¨chicken¨ qui se promènent en Mercedez.
2008/04/14
Santa Ana et la Casa Frolaz
Depuis vendredi on habite une merveilleuse maison, La Casa Frolaz.
La visite de Santa Ana ne nous a pris que quelques heures. Et cette ville de 100 000 habitants n´aurait pas dû nous retenir plus de deux nuits. (Rien de particulièrement intéressant. Une ville ordinaire, avec un parc central en décrépitude, une cathédrale en rénovation pour laquelle nous avons contribué une grosse piasse américaine, un parc rempli de monde qui cuvait leur brosse du samedi soir. Un peu déprimant.) Mais on est tombé sous le charme de cette maison. On s´y est même mis à cuisiner, tellement la cuisine est agréable.
Le propriétaire est un homme ¨charmant¨comme dirait notre ami Philippe. Un peu cynique, informé, très sympathique et toujours prêt à aider les voyageurs. Grand amateur d´art, sa maison est remplie de beaux objets: peintures, sculptures, meubles, même des pointes de flèches amérindiennes! Le jardin est magnifique: des avocatiers qui produisent des avocats qui ressemblent à des aubergines, tant par la couleur que la forme. Tellement gros que toute une section du jardin est condamnée: ce serait assez atroce d´en recevoir un par la tête. Des bananiers itou, mais pas encore ¨maduros¨. Des orangers. Des oranges vertes! Succulentes! Dulces, comme on dit ici. En cueillir cinq, les presser et les déguster! ¨Ça c´est exotique, hein Maurice¨!
Je vous ai mis le lien pour le site de l´auberge, mais ça ne rend pas du tout honneur à la maison. Pas très brillant. Je suis tellement en train de jouir de cet oasis de tranquillité que j´ai encore oublié de prendre des photos. J´en prends en rentrant tout à l´heure et je vous les colle demain.
Les voici, quelques jours plus tard:
2008/04/11
El Salvador ouest: la route Las Flores
Nous avons visité trois villes sur la route de Las Flores, depuis notre entrée au El Salvador, lundi passé: Ahuachápan (100 000 h), Apaneca (10 000) et Juayúa (20 000).
La route est magnifique, en montagne, la forêt et des dizaines de ¨Fincas¨ (fermes) où l´on cultive principalement le café. Un peu comme la route des Hérons à l´Ile-du-Prince-Edouard, ou la route du Chemin du Roy, chez-nous, les fleurs sont devenus le thème touristique de cette région. Partout au El Salvador les poteaux électriques sont peints aux couleurs du parti au pouvoir en bleu, blanc, rouge. Mais ici on les peint en fleurs. Chacun est différent. Joli, même si c´est un truc touristique. Voici un exemple pris au centre-ville de Anapeca.
Ce qui caractérise les villes hispanophones d´Amérique, ce sont les ¨Parque Central¨, comme on les nomme ici. Au Mexique ce sont les ¨Zocalos¨. Ceux des villes que nous avons vues au El Salvador sont bien agréables: des arbres, des bancs, des fleurs en plein centre de la ville. Tout le monde vient y flâner. Dans les plus petites villes c´est aussi le terrain de jeu des jeunes à la sortie de l´école. A Anapeca, on a assisté à la sortie des classes. Des petits et des grands du secondaire, qui s´amusaient tous aussi sérieusement les uns que les autres, avec un ballon. Voici trois photos des parcs des villes visitées.
2008/04/09
El Lago de Atitlan
A une heure environ de Antigua, un lac. Un grand lac. Quasiment un digne de Saint Jean. Mais ici, la mer n´est pas très loin, alors personne n´appelle cela ¨une mer intérieure¨. Je crois que íl s´agit d´un cratère, en fait, même si je n´en suis pas certain. Même pas pris le temps de vérifier dans le LP. Mais il y a tellement de volcans et de montagnes autour, que ca doit en être un. L´eau est aussi transparente que celle de la Baie Georgienne ou de la mer des caraïbes à Chemuyil. Mais on ne s´est pas baigné: plutôt frais. On est en altitude et c´est le début de la saison des pluies.
On a passé trois jours à San Marcos, un des nombreux petits villages autour. Pas à San Pedro, la place la plus achalandée, même si la vie est très agréable dans les lieux que fréquentent les touristes et les routards. Mais on voulait plus tranquille. La mère d´une amie de G. nous l´avait recommandé. Elle avait bien raison. Des petits restaurants, des hotels abordables. Des gens sympathiques. Une vie de village intéressante. On a tellement aimé cela qu´on a complètement oublié de prendre des photos. On en a pris du Lac, de San Pedro qu´on a visité le dimanche, je crois.
On s´est installé au Paco Real (Si vous voulez les rejoindre pour réserver, un petit courriel et je vous refile les coordonnées). Une belle chambre au deuxiéme, sous un toit de branches de palmiers. On se serait cru en Thailand, à Bali ou aux Philippines. Un jardin magnifique et, surtout, une cuisine fantastique. Encore là, on était tellement bien qu´on n´a pas pris de photos. Mainetenant je trouve cela un peu dommage. Mais si jamais vous passez par lá, Alain, le propriétaire et son épouse vont vous accueillir de facon ¨real¨.
Il y a beaucoup de Québécois d´installes autour du lac. On en a rencontré qui y sont depuis quinze ans. Ce qui fait qu´on n´a presque pas été surpris d´entendre, dimanche matin, en déjeunant sous la palapa, Harmonium rivaliser avec la musique sacrée diffusee de l´église catholique et avec le prèche évangéliste, également diffuse sur hautparleur. Je soupconne Alain d´avoir voulu nous faire un petit velours.
Bréfle, on a passé une très belle fin de semaine, avant de quitter le Guatemala pour le El Salvador.
2008/04/04
Des merles au Guatemala?
Depuis une semaine, à chaque matin je me réveille avec la musique des merles dans mes oreilles. Ce qui fait que j´ai toujours l´impression que c´est le printemps au Saguenay. D´autant plus troublant que c´est à peu près à ce temps-ci de l´année que ces charmantes petites bêtes arrivent chez-nous. Mais ce qui est frustrant, c´est que je n´arrive pas à les voir: les arbres sont en feuilles. Un appel à tous et particulièrement aux Lemieux: Est-ce possible qu´il y ait des merles au Guatemala?
2008/04/03
Antigua, une ville de volcans
Et pour terminer, une petite vidéo. Pas du National Geographic, mais ça donne quand même une petite idée.
2008/04/01
Flashback Tikal
Voici quelques photos de Tikal. L´ordre des photos n´est pas le bon. Je ne sais pas pourquoi, Blogger ne me permet pas de déplacer les photos. Celle de Hélène devait être la première. Le lever de soleil en deuxième et la foule de spectateurs devaient être suivie de quelques images de pyramides. J´ai mis une ligne pointillée pour indiquer le début. Excusez-là.
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Dans le parking du site de Tikal, une toute petite pyramide moderne, un New West à côté d´un vrai Ouesse. Alain et Nicole, deux Qu-b-cois sur leur retour de Panama vers Québec. On a pas eu le temps de le visiter. Notre bus partait. Mais cette rencontre m´a sorti complètement de Tikal pour me ramener à nos voyages au Mexique en campeur et le moment où on a décidé de ne pas passer au Guatemala.
2008/03/29
Un voyage sans c...
Finalement nos problèmes de visas sont réglés.
On a pu sortir du Honduras sans payer une nouvelle amende de $115 US, malgré le fait que j´avais dépacé le delai de cinq jours que l´officier de l´immigration salvadorienne m´avait imposé quelques jours avant Pâques. La sortie du Guatemala s´est faite sans problème non plus. Ca nous a pris trois jours de bus pour nous rendre à la frontière du Belize, mais là ce fut très facile.
Le représentant de l´immigration a estampillé nos passeports sans trop de question. Il nous a même dit qu´on n´avait pas à attendre trois jours avant de revenir au Guatemala. Une petite visite de 10 minutes au Belize était suffisante. Instantanément on a changé nos plans: plutôt que de nous rendre à San Ignacio, de l'autre côté de la frontière, on a payé les frais pour sortir du Guatemala, on est entré au Belize, fait le tour de la guérite, et payé les frais pour sortir du Belize et finalement se représenter à l´immigration du Guatemala, en espérant que le gars ne nous avait pas induits en erreur. Et cela a fonctionné.
La personne qui nous a accueillis a viré nos passeport sens dessus dessous, fait deux ou trois téléphones qui ne semblaient pas fonctionner et finalement accepté de nous estampiller des visas de 90 jours, après nous avoir demandé pourquoi on avait fait tout cela, pensant qu´on était, à bien y penser, assez innofensifs.
Le voyage a été agréable malgré tout. Les paysages sont merveilleux, surtout le dernier bout entre Flores et la frontiére du Belize. Toutes sortes de petites surprises ont rendu le voyage encore plus agréable, comme la découverte de Flores, une ville très belle, construite sur une presqu´ile avec toutes sortes de restaurants et de services pour les voyageurs. D´autres ont mis un peu de piquant dans nos déplacement et qu´on aurait aimé mieux ne pas avoir: l´attente du départ de notre bus pour la frontière du Belize pendant une heure et demie. Mais pas mal moins désagréable que la nouvelle d´une fusillade entre deux bandes de narco trafiquants qui a fait 11 morts à Rio Hondo, juste après notre passage. (Heureusement aucun des morts n´étaient des citoyens ordinaires pris entre deux feux.)
Notre retour à Flores avant hier a été une des journées les plus agréables depuis deux semaines. Tous nos problèmes étaient résolus et on pouvait enfin passer au plaisir du voyage. On a fêté cela en ne faisant rien d´autre que de préparer notre visite du site de Tikal. Merveilleux.
Ce matin on a ¨repris le collier¨: debout à 3h pour faire les 70 km pour nous rendre au site avant le lever du soleil et entendre les oiseaux et les singes hurleurs de la jungle du haut de la pyramide. Le bruit de la jungle était magnifique, même si le soleil s´est levé derrière les nuages. Impressionnant. Le plus impressionnant pour moi a été la rencontre d´un couple de retraités québécois. Rien de bien spécial, en soi. Ce qui les rend intéressant c´est le fait qu´ils soient sur la route depuis le mois de novembre en NEW-WEST!!! Oui, oui Robert et Christiane. On l´a vu. Il était parqué á l´entrée du site. Alain Bélanger et Nicole Miville se sont rendus jusqu´au Panama et sont maintenant sur le retour. Ils semblent faire un beau voyage. Et ils sont la preuve vivante que c´est possible de voyager en campeur en Amérique Centrale. Ils ont un blogue que je n´ai pas encore consulté, mais que je vais certainement explorer quand j´aurai un peu plus de temps libre: Deux New West en cavale.
Demain matin une run de 12 heures de bus pour nous rendre à Antigua, une ville coloniale que tout le monde nous recommande.
2008/03/24
Changement de programme
Finalement mon problème de visa est insoluble à l´intérieur de la zone Centro-américaine. Hélène a pu prolonger son visa jusqu´au huit avril. Pas question pour elle non plus de 90 jours. Mais rien à faire pour moi. J´ai deux sceaux dans mon passeport qui disent que je dois quiitter la zone avant Pâques. Malgré toutes nos démarches, y compris un téléphone à l´ambassade du Canada, il n´y a rien à faire. Avis à tous ceux qui veulent visiter un de ces quatre pays. Le visa n´est pas automatiquement de 90 jours: IL FAUT LE DEMANDER. Et c´est le mème pour les 4 pays. Pas question d´avoir un visa de 30 jours pour le Honduras et demander un autre de 30 jours pour le Guatemala. Il faut ABSOLUMENT quitter la zone centro-américaine pour pouvoir visiter les 3 autres pays. Pas mal plate quand on ne s´y attend pas.
Alors demain matin nous quittons le Honduras pour le Belize, via le Guatemala. C´est le point le plus près d´ici qui soit en dehors de la zone des 4 pays soit le Honduras, le Guatemala, le El Salvador et le Nicaragua.
Nous allons sortir du Honduras par la petite ville de Agua Caliente pour remonter le Guatemala jusqu´à Flores, au nord, tout près du site Maya de Tikal et de la frontière du Belize. Nous allons faire une saucette à San Ignacio au Belize, pour revenir au Guatemala avec de beaux visas de 90 jours tout neufs. Nous croyons que nous serons rendus au Belize jeudi prochain le 27 mars. Nous coucherons probablement 2 nuits avant de rejoindre le Belize, vu que nous ne voulons pas voyager de nuit.
Au retour de notre virèe au Belize nous comptons faire un arrèt à Tikal de quelques jours, histoire de voir le site. Pour nous rendre ensuite à Antigua et au lac Atitlan au Guatemala toujours. Le projet général étant de descendre tranquillement jusqu`au Costa Rica pour prendre notre vol de retour au pays, le 18 mai à San José de Costa Rica.
Une fin de stage un peu surprenante, mais en même temps on est bien content de prendre la route et voir défiler les paysages à nouveau.
2008/03/23
La pêche aux cailloux
2008/03/22
Vendredi saint à Santa Rosa de Copan
Il devait y avoir ici une vidéo de 2 minutes de la procession du vendredi saint. Après 45 minutes d´essai, il n´y avait toujours que le tiers du fichier de téléchargé. J´ai abandonné. Va falloir se contenter de quelques photos.
Comme il se doit, le temps était sombre en ce vendredi saint à Santa Rosa de Copan. Rien de miraculeux, cependant. Cela durait depuis 36 heures déjà. La foule était mince au départ mais les gens massés le long du parcours se sont joints tranquillement au cortège. Tout le monde est habillé de noir ou de blanc, sauf quelques touristes comme moi qui ont oublié que cette période de vacance est aussi la commémmoration d´une mort. En fait, une fois le tour de la partie historique de Santa Rosa terminé, il y avait plus de monde que ne pouvait en contenir la cathédrale.
Chose surprenante, tout est fermé. Pas de transport en commun non plus. Que deux ou trois restaurants d´ouverts. On a tout de même accepté de me servir une bière, même si c´est tout à fait illégal en ce jour sacré. Cependant j´ai dû accepter de la boire dans un verre de styromousse, sans avoir la bouteille, et tout cela pour éviter tout scandale. Ça m´a encore fait penser aux semaines saintes de mon enfance où la vente d´alcool était interdite le vendredi saint.
Après une autre tentative de téléchargement infructueuse, je renonce même à publier des photos. ¡Quizas mañana! Frustré, je cours vers l´Hotel Elvir pour sombrer dans la Salva-Vida.
2008/03/17
Gracias, comme dans Deo
Une ville tranquille. Pas vu une seule arme à feu, même devant les banques, alors qu´à Santa Rosa, même les camions de Pepsi ont des gardes armées et qu´à Copan Ruinas les vingt membres du club de ¨quads¨ se promenaient à toute allure dans les rues de la ville en faisant beugler leurs machines et portant fièrement leur 45 à la ceinture, tout juste à côté de leur cellulaire (ce qui me semble plutôt dangeureux: une petite distraction et c´est la catastrophe.) A Gracias, on a límpression d´être dans une ville de cowboys ou tous les guns ont rangés discrètement à la sacristie.
La capitale du district de Lempira est entourrée de montagnes, dont le mont Celaque, le point le plus haut du Honduras. Mais la ville elle-même est construite sur le plat. Ce qui fait que la circulation est beaucoup plus facile pour les piétons et les touque-touques. Y´a juste notre hotel, (oui on est retourné au mème restaurant, Hélène ayant remarqué que les chambres du troisiéme, adossées à la butte, avaient une belle vue sur la ville et les montagnes environnantes) qui est sur les hauteurs, adossé qu´il est à la colline aux limites de la ville. On s´y est promené tranquillement en arrivant vendredi après-midi et toute la journé samedi. Dimanche a été réservé à observer la procession du dimanche des rameaux.
Un campesino et sa fille, endimanchés pour le dimanche des rameaux.
Un fort, juste au dessus de nos têtes, à l´arrière de notre chambre. Plutôt un fortin. Deux petits canons, des meurtrières et des tourelles, comme dans les films d´Hollywood. Il a été construit durant la période de guerres civiles et constitue une des attractions touristiques de la ville actuelle. Samedi soir il servait de salle de réception pour une noce. Y´a pas grand chose de mieux qui puisse arriver à un fortin. Son intérêt majeur réside dans le fait qu´il est entouré d´un parc accessible à ¨la gente¨. Un coup d´oeil magnifique sur les couchers de soleil, derrière le mont Celaque. Et les jeunes amoureux s´y retrouvent pour assister au spectacle et faire ce que font tous les amoureux.
Il y a aussi le Musée de la Casa Galiano, une merveilleuse maison coloniale, avec un grand jardin botanique et des explications intéressantes sur la région, sur la population autochtone, les Lencas, leurs mythes, leur artisanat. Mais c´est surtout la qua